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  « Quand la pluie viendra...»

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Akamatsu Seito
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| Seigneur |



Jisei no Ôyashima
Eveils: Gokai
Surnom: Saigo no Yoake
Clan: Akamatsu


MessageSujet: « Quand la pluie viendra...»   Dim 6 Avr - 2:03


Le ciel s’était assombri.  La pluie était devenue averse. Il était pourtant rare qu’il pleuve en cette région d’Ôyashima, protégée, par la splendeur de la majestueuse cité d'Asahi. Le tonnerre gronda pourtant une nouvelle fois, dissimulant le cri des hommes.

Un jeune guerrier de dix-huit ans se tenait là. Son corps  semblait épuisé pour son jeune âge. Bien qu’aucune entaille n’apparaisse  sur sa chair, son armure étincelante auparavant ne l’était plus, brisée à plusieurs endroits. Son souffle était saccadé. Il tenait faiblement sur ses jambes crispées. Son visage trempé, grimaçant de douleur et de colère, dévisageait désormais l’homme qui lui faisait face.  

D’une trentaine d’année. Fort et grand. Son armure se limitait à un simple plastron et des jambières d’acier. Dans sa main droite, une claymore titanesque, une arme rare en ce pays, qu’il manipulait avec une grande aisance. Ses muscles étaient saillants, ses cheveux longs ébènes et ses yeux verts émeraudes. Il se dégageait de lui un charisme naturel, que ne ternissait pas la balafre transverse à son fin visage, encrée depuis longtemps semblait-il.


« Eh bien, le rang de chef de guerre ne vous réussit  pas dans la famille. »


Seito serra les dents.  Tout ceci n’avait été qu’un piège, minutieusement préparé, dans lequel il avait lamentablement sombré. L’appel de la 8eme division. La demande de renfort. La réquisition de son intervention. Maintenant il se retrouvait là, isolé, au bord de cette falaise, face au plus terrifiant des mercenaires : Kazuichirô, le déicide.

Il n’était pas ce genre d’hérétique blasphémant l’existence des dieux. Au contraire, il y croyait plus que quiconque, parce que son seul désir était de les anéantir. Eux qui jouaient avec le destin des Hommes. Il avait cependant compris bien assez tôt, qu’il ne pourrait pas les affronter chez eux, au royaume des cieux. Alors il s’était promis de les combatte sur terre, en exterminant toutes leurs réincarnations.


« C'est donc tout ce dont est capable un dieu ? Terriblement décevant. »

Au sol, les corps de quatre hommes jonchaient le sol. Mais de l’autre côté, combien de guerriers étaient tombés ? Les deux divisions d’Asahi, seules, n’étaient pas préparées à une telle bataille, si peu conventionnelle. Sans commandement, elles se feraient massacrées inexorablement. Une nouvelle débâcle.

« La Grande Guerre est peut être terminée, mais la vraie guerre commence maintenant ! »

Kazuichirô, celui qui ne tranche qu’une fois, avait fait une exception à sa digne légende. Akamatsu Seito était un joyau, bien trop rare, dont la destruction devait être pleinement savourée. Mais le temps de l’amusement touchait à sa fin.

« Quand tu seras devant nos créateurs, transmets leurs un message de ma part : Adieu ! »

Il esquissa un fin sourire. L’expression l’amusait. Un éclair frappa. L’attaque fut fulgurante. C'était fini de lui… C’est à cet instant qu’elle intervint. La lumière dans les ténèbres. Devenant son bouclier, elle para l’assaut foudroyant d’abord avec son katana, puis avec sa propre chair. La lame gigantesque lui entailla profondément l’épaule.

« SEITO ! »

A semi-conscient, dans une dernière lueur d’espoir et un regain de force, il fendit de son katana, effleurant la jugulaire de  sa divine protectrice, transperçant avec rage la poitrine droite de Kazuichirô. Celui-ci recula, titubant son épée extirpée à la main. Au bord du précipice, une main sur sa poitrine, il découvrit avec stupéfaction le sang, qui se déversait sur son armure, au rythme des trombes d’eau. Son propre sang.  Il posa son regard perdu sur les deux descendants d’Amaterasu, puis parut résigné. Plongeant sa tête en arrière, il contempla les cieux, d’un sourire narquois, teinté de sang.  Narguant les dieux une dernière fois, il  bascula lentement et fier vers la rivière déchainée en contre-bas.

« Adieu. » C’était assurément une expression qui l’amusait grandement.

Les deux survivants se contemplaient l’un l’autre, tacite.  Seito fut obnubilé par cette plaie béante dans l’épaule droite de sa sauveuse. Bien que sa puissance et sa résistance dépasse l’entendement pour son jeune âge et son rang, ses pouvoirs n’étaient pas suffisamment éveillés pour qu’une blessure d’une telle ampleur se referme  parfaitement. Elle conserverait à jamais le stigmate de son erreur à lui et lui, une blessure de l’âme plus profonde encore.


« Tu as désobéi aux ordres... »

Ce furent ses seuls mots prononcés. Murmures à peine audibles. Lasse et fatigué, il s’effondra, le cri de son nom lui parvint comme un écho lointain. Il sentit la pluie se déversait sur son visage épuisé et la chaleur d’un corps l’étreignant avec force.



« Je déteste la pluie. Elle me rappelle sans cesse cette journée. Cet instant. »

Appuyé sur un des  remparts de la passerelle sud. Seito Akamatsu, âgé de 25 ans, paré de ses vêtements seigneuriaux, observait la cours en contre bas, où les soldats s’exerçaient sous une pluie battante.

« Je dois m’absenter pour un certain temps. Je pars dès demain pour le Nord. Ordre impérial. »

Anticipant la réaction de son interlocutrice, il poursuivit, entre deux cris de guerre marquant le rythme de l’entrainement.

« Tu ne m’accompagneras pas cette fois. J’ai besoin de toi ici. Je te confie la régence en mon absence. »

Sa confiance, elle l’avait acquise depuis bien longtemps. Elle qui était son amie d’enfance, sa plus chère confidente, la sœur, qu'il n'avait jamais eu. Elle, dont il admirait la beauté et l’esprit, la puissance de son corps et la force de son caractère. Elle, dont le lien transcendait tous les autres. Elle à qui il devait la vie : La Générale du clan Akamatsu,  Isaki Hashimoto.

« Il est probable qu’une délégation du clan Uesugi arrive dans les prochains jours, reçois les comme il se doit. Je compte sur toi, Isaki. »

Son ton devint plus nostalgique à son nom. Il sourit.

« Le temps où nous étions à leur place, me parait si lointain… »

Il prit un temps, semblant s’attarder sur un homme en particulier. Celui qui dirigeait la séance en cette matinée lugubre.

« Le capitaine Hashimori. »

De nouveau un silence.

« J'aimerais lui confier la mission du démon du village d'Hashira. Qu’en penses-tu ? »

Il plongea alors son regard dans le sien, embrassant leur passé tourmenté, leur présent illusoire et leur avenir incertain.
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Hashimoto Isaki
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| Chef de Guerre |



Jisei no Ôyashima
Eveils: Sankai
Surnom: Mesuraion Amaterasu 雌ライオン天照
Clan: Akamatsu


MessageSujet: Re: « Quand la pluie viendra...»   Mer 2 Juil - 18:44

Les yeux fermés, le vent s'engouffrant dans sa longue chevelure ébène, Isaki ne cessait de se remémorer cette scène. Elle pouvait encore sentir la pluie déferlait sur elle tels des milliers de lame, la douleur insupportable dans son épaule, et la rage au fond d'elle. La rage et le désespoir qu'elle ressentait lorsqu'elle vit son ami de toujours, Seito Akamatsu isolé au bord de cette falaise face à Kazuichirô le déicide, le plus terrifiant des mercenaires..

Elle ne pouvait le laisser. Elle ne pouvait se résoudre à l'abandonné, le regarder mourir dans ses bras quitte à donner sa vie pour sauver la sienne. La simple idée d'un monde sans Seito à ses cotés lui semblait insupportable, inconcevable. Elle se rappela ce moment fatidique, elle s'était élancée entre son ami et son assaillant, sentant la lame de Kazuichirô s'enfoncer dans sa peau, laissant place à une plaie béante ensanglanté. Elle sentit la lame de Seito effleuré son cou et se loger dans la poitrine de Kazuichirô. Elle vit alors le corps du déicide tomber dans le vide.


« Tu as désobéi aux ordres... » fut les seules paroles de Seito, elle ne s'attendait pas un merci, ni à de quelconques remerciements, elle n'en attendait pas moins de sa part. C'est vrai elle avait désobéi au ordres. A cette époque, elle n'était qu'un simple soldat, et avait risqué sa vie pour le sauver. Elle serra Seito dans ses bras, comme si elle ne voulait pas le laisser partir, pas le laisser partir loin d'elle. Isaki rouvrit les yeux , et posa son regard vairon ,ébène et pourpre sur l'entrainement des soldats.

" je pense qu'il conviendra à la mission.."

Isaki savait que le Capitaine Hashimori n'était pas très souvent sérieux, et qu'il tentait en vain de la séduire bien qu'elle était son supérieur, ce qui l'agaçait énormément. Le capitaine n'était pas du genre à s'ouvrir facilement, d'ailleurs Isaki n'avait jamais su quels étaient les raisons qui avait poussés Tsugu à se battre sous la bannière des Akamatsu. Cependant elle ne doutais pas moins de son potentiel. Hashimoro Tsugu  était connu pour être un excellent combattant et manieur d'armes.

Elle porta son regard sur le capitaine entraînant ses troupes. Elle pouvait voir la concentration et la détermination dans son regard. Cependant, outre le fait que le capitaine Hashimori serait envoyé en mission dans le village d' Hashira, une chose piqua la curiosité de la jeune femme. Elle se tourna vers Seito et plongea son regard vairon dans le sien, l'arrachant à ses pensées.


" Puis- je savoir ce que tu vas faire dans le nord? "

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"Il est dans la nature de tout homme d'aimer l'honneur , mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs. L'honneur que les hommes confèrent n'est pas le véritable honneur." -Meng-Tseu
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Akamatsu Seito
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| Seigneur |



Jisei no Ôyashima
Eveils: Gokai
Surnom: Saigo no Yoake
Clan: Akamatsu


MessageSujet: Re: « Quand la pluie viendra...»   Mer 28 Jan - 18:15

Son esprit ne prêtait plus attention aux hommes, ni à cette pluie plus pressante, qui obligeait leur commandant à élever la voix pour se faire entendre. Il détourna lentement son regard d'eux, pour le plonger dans celui de celle qui, jadis, lui avait  sauvé la vie. C'est ainsi qu'ils se comprenaient. Un sourire candide apparut sur son visage seigneurial, le même qu'il arborait avec elle plus jeune quand il croyait l'impressionner par quelques exploits juvéniles.

«Comme d'habitude, tu sais bien… Jouer les héros ! »

Cette familiarité, il n’y avait qu’avec elle qui se la permettait et bien évidemment dans la plus stricte intimité. C'était sa bouffée d'oxygène. En réalité, si elle lui avait bel et bien permis d'échapper à une mort certaine ce jour-là, elle préservait  son âme d'une déchéance plus terrible encore à chaque instant de sa vie.

« Je ferai attention. Promis. »

Son ton était devenu plus sérieux. Il savait qu'elle s'inquiétait. Elle l'avait sans doute cru et une fois de plus, il n’avait pas tenu parole.

_______________________________________________________________

Combien de temps s'était écoulé ? Il ne pouvait pourtant pas s'en échapper... La terreur éprouvée face à cet homme gigantesque. La souffrance lacérant sa chair. Cette lame étincelante maudite pour les dieux. L'éclat de son pendentif, dernier souvenir de son père, tombé à terre. Le sang... Son propre sang. Encore et toujours son sang, s'écoulant rapidement sur le sol immaculé. Terreur, souffrance, obscurité...

Il ouvrit les yeux avec difficulté. Son dos reposait sur une table dure et froide dans cette immense pièce blanche, où son corps était toujours endolori, ses paupières lourdes, son esprit vaseux, ses bras et ses jambes sanglés. Des hommes tout de blancs vêtus se précipitaient et s'agitaient autour de lui. On eut dit qu'ils dansaient. Sans doute les effets de quelques anesthésiants qu'on lui avait administré. Il crut distinguer des instruments d'argent et des récipients de verre, aux formes différentes. Même dans son état, Seito compris: Ils étaient en train de lui faire subir des examens et des prélèvements rigoureusement minutieux. C'était donc cela. Cette homme gigantesque était d’avantage intéressé par la magie qui avait contraint le pouvoir même d’une déesse (Leur déesse, celle-là même qui lui avait permis d’accéder au rang d’immortel) que l’état de santé du régent actuel de la plus grande puissance militaire du pays. Il émit un son, peut être une plainte et il sombra de nouveaux dans les ténèbres, où il crut distinguer une voix désormais familière, lui chuchoter à l’oreille : « Longue et Eternelle, Akamatsu Seito…»


De nouveau la lumière, naturelle cette fois. Il se sentait toujours asthénique, mais moins douloureux. Il sentait des bandages serrés recouvrir sa poitrine, mais ses mouvements n’étaient plus entravés par des sangles. La pièce était magnifiquement bien décorée, de rouge et d’or. Les draps moelleux et chauds qui le couvraient l’apaisaient. Il reconnut le lieu : Sa chambre. Il était revenu parmi les siens, dans sa cité. Il bascula la tête sur le côté pour regarder l’unique personne présente, qui elle, ne dansait pas.


« Depuis combien de temps es-tu là ? »

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