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 Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ

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Sô Sesshû
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Jeu 22 Mai - 4:14

>18 Yayoi (Mars) 733 > Nakasu

Il est toujours important de porter une attention particulière au vent, surtout lorsqu’il est calme.  Un sage héron ressent la brise, tente de la comprendre afin de mieux voler.    Un sage héron apprécie certes le moment de calme, mais lorsque le vent n’ose plus souffler, il est parfois difficile pour celui-ci de bien prendre son envol.  Il se faut parfois de chercher la brise afin de mieux voler et c’est exactement ce que notre héron cherche à faire.   Les rumeurs savent trouver leur chemin dans les creux de l’oreille de celui qui sait y porter attention et celle en provenance de Furashu possède une importance particulière pour notre héron.   Un jeune vent, nouveau et fougueux souffle en provenance de ce territoire, un vent que nombreux n’aurait su prédire.  Certes notre protagoniste y a porter grandement attention depuis les quelques dernières années s’il souhaite pouvoir continuer à voler paisiblement tel un héron.  Certains diront qu’il tente de voler haut!    Cependant, celui-ci ne fait que de l’ombre sur ce qu’il désire protéger plus que tout.  Son ombre n’est point celle du prédateur, mais celle du protecteur.   Celui-ci écoute les murmures qui font leur chemin jusqu’à lui et réplique à certains afin de leur rappeler qu’il est toujours présent.  Il lance parfois l’appel lui-même, cherchant le vent afin de mieux voler.   C’est d’ailleurs ce qu’il a fait il y a de cela quelques semaines en envoyant un messager à Furashu.   Celui-ci avait demandé audience avec le jeune seigneur Hayashi afin de discuter de l’avenir de leur clan. Certes, nous sommes en ce moment dans une ère de paix.  Toutefois, il ne faut point oublier que la paix est sans doute le meilleur moment afin de sécuriser les relations, car peu d’homme sont très rationnel lorsque leur vie est en danger.

Le voilà donc en ce jour de printemps, dans une maison de thé à Nakasu, un petit village en bordure du territoire du clan Hayashi.   Un endroit neutre, dont les habitants voient parfois autant leur allégeance au clan Hayashi qu’au clan Ryûzogi.  Il s’agit ici d’un village simple et paisible, un endroit parfait pour une discussion demandant un maximum de neutralité.  Il aurait  sans aucun doute été plus simple pour Sô d’inviter le seigneur Hayashi dans son domaine vu sa condition, mais ce dernier ne croit nullement que la perte de sa vue est un handicap, du moins cela ne devrait point l’empêcher de faire un tel voyage.  De plus, ce bref voyage était afin d'effectuer une rencontre de la plus haute importance. Maintenant que les routes maintenant s’étaient progressivement libéré des neiges hivernales avaient rendu cette rencontre possible. Il y a de cela quelques semaines, un message avait été envoyé par Sô, afin de faire une demande d'entretient avec le seigneur actuel de Furashu, Hayashi Masatô. Les relations entre les deux clans sont depuis nombreuses années aussi tendu que les cordes d'un Koto. Lorsque toucher avec finesse, les bonnes notes sont émissent, mais il y existe toujours le danger qu'elle se brise. Voilà aussi la raison pour la demande de cet entretien, vérifier la tension sur les cordes est toujours très important. Certes il s'agit ici d'un jeu fort dangereux, car tourner la clé peut ajouter autant de tension qu'elle peut en relâcher.


Le héron a donc fait le voyage jusqu'à ce village. Celui-ci, depuis quelques années, ne peut faire ce genre de voyage seul. Toutefois, il tente toujours de conserver son entourage au minimum requis pour chaque situation. Accompagné des trois de ses vassaux, celui-ci fut installé en mi-journée dans une pièce un peu plus isolée de l'établissement. Seul dans la pièce, le héron attendait patiemment l'homme qu'il avait invité. À l'extérieur, tout juste de l'autre côté du shôji, deux de ses vassaux qui l'avait accompagné était posté tandis que le troisième attendait à l'extérieur de l'établissement. Cela assurait que Hayashi Masatô puisse voir dès sont arrivé qu'il est déjà attendu à l'intérieur.   Il avait confiance en ces hommes, ce dernier a grandis et combattu à leur côté il y a de cela nombreuses années.

Être capable de faire confiance aux gens semble être en notre ère une chose si rare.  Il y existe nombreuses langues fourchus dans ce monde, nombreux êtres jouant le jeu des ombres.  Il est parfois difficile de savoir qui tentera de vous assassiner pour une raison ou une autre.  Notre protagoniste n’est pas sans ennemies et il est parfois difficile de faire confiance à certains êtres prétendant être ces alliés.  Il se doit néanmoins de démontrer une certaine confiance envers certaines personnes.  Il ne craint nullement les serviteurs de son domaine, car en eux il n’a sentis aucune mauvaise intention, du moins aucune envers lui.   Il y existe certaines rivalités entre eux, mais puisque sa maisonnée est telle une grande famille, ce genre de chose est tout à fait normal.  Il s’agit tout de même là des gens qui l’aide à passer à travers chaque jour et qui sans eux la vie de celui-ci serait sans doute plus compliquée.



Bref, le voilà donc assit patiemment en seiza, attendant le seigneur Hayashi qui ne devrait sans doute plus tarder. Un peu de repos en ce moment était grandement apprécier. Du thé lui avait été apporté et celui-ci le buvait tranquillement en portant une attention toute particulière au goût discret de celui-ci. Il s'agissait ici d'un thé régional, possédant un goût fort particulier qu'il ne retrouvait nulle part ailleurs.  Si par malheur le seigneur Hayashi ne pouvait se présenter en ce jour, notre protagoniste aurait tout de même su bénéficier de son voyage.  Le thé de cette maison est des plus formidables, il devrait en rapporter avec lui.   Il le buvait tranquillement tout en écoutant les murmures de la maison.  Non loin de lui, sans doute une ou deux pièces plus loin, il pouvait entendre les murmures d’un prétentieux marchand qui se croyait en toute confiance avec une jolie demoiselle qui l’accompagnait.  Et s’il savait que notre cher héron pouvait entendre ses paroles ?   Dans une autre il s’agissait de quelques amis voyageant les terres d’Ôyashima, faisant des plans pour leurs prochaines aventures.  Ils sont libres comme l’air et ne savent jamais ce que demain leur réserve… ce qui n’est pas nécessairement un privilège pour tout être de ce monde.  Nombreux ont des obligations, posséder un titre et du pouvoir ne signifie pas nécessairement une liberté total des actions.  

Il écouta toujours les rumeurs de l’endroit, le craquement des planches sous les pas des gens qui circulaient dans la maison, le chant des oiseaux à l’extérieur.  Il pouvait ressentir sur son visage la chaleur du soleil qui passait à travers une fenêtre.   Il était déjà passé mi-journée, le soleil était à présent à son déclin.   Quelques heures de lumière restaient avant que la lune ne se lève et que les chants nocturnes prennent leur place.   Les bruits ambiants étaient fort intéressants, cependant les rumeurs annoncèrent l’arrivé d’Hayashi.   Il pouvait entre les pas du jeune homme à travers la maison, les échanges entre les divers individus présents.  Alors qu’il entendit le shôji s’ouvrir, Sô savaiy que la personne qui allait entrer serait Hayashi Masatô.  Il écouta donc le bois du shôji frotter alors que celui-ci s’ouvrit et se referma avant de prendre la parole

«Konba’ha… Hayashi-sama…» prononça-t-il calmement.

D’un gracieux geste de la main, il invita Hayashi à prendre place non loin avant de servir une seconde tasse de thé.   Bien qu’il s’agisse ici d’un seigneur d’un clan rival, Sô n’allait point oublier les bonnes manières et la bonne éducation.   Une éducation que, selon les murmures, Hayashi n’a point reçue.   Il ‘ajouta rien, il attendait tout simplement que le seigneur Hayashi se joigne à lui.  Il n’était nullement nécessaire de discuter des choses importantes dans l’immédiat, le voyage avait été aussi long pour lui.

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Dernière édition par Sô Sesshû le Lun 9 Fév - 3:12, édité 1 fois
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Hayashi Masatô
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Sam 24 Mai - 20:18

Masatô avait toujours détesté les réunions importantes et les rencontres formelles. Trop de politesse feinte, trop de paroles inutiles, trop de termes pompeux, trop de fausse sympathie. Ainsi, quand un messager s'était annoncé à l'entrée du domaine seigneurial, le jeune seigneur Hayashi s'était attendu à devoir entreprendre une fois de plus le voyage jusqu'à Fujin seul sait quelle grande ville. Cela aurait d'ailleurs pu être une missive de l'empereur pour manifester son''mécontentement'' concernant l'échec de la mission contre le clan Naîto à laquelle un jeune ninja peu expérimenté du clan Hayashi avait été contraint de prendre part. D'après ce qu'on avait rapporté à Masatô, l'empereur n'avait pas réellement apprécié le résultat et ne s'était pas gêné pour le faire comprendre aux seigneurs Akamatsu et Kamiizumi de manière quelque peu...brutale.
Cependant, à son étonnement, le messager portait un message du clan Ryûzoji dont l'objet était une demande d’audience dans le village nommé Nakasu. Il avait été quelque peu déçu en constatant que la demande ne venait pas du seigneur Kenshi mais d'un membre de son très proche entourage, Sô Sesshû. Après un temps d'hésitation sur la décision à prendre concernant cette entretien, le jeune seigneur avait décidé qu'il n'avait rien à perdre à accepter la rencontre.

Masatô était à présent sur le point d'entrer dans le modeste village de Nakasu. accompagné de ses trois...accompagnateurs. Il ne les connaissait pas particulièrement. Lorsqu'il avait annoncé à sa mère son proche départ, elle avait immédiatement exigé qu'il soit accompagné. Le jeune homme avait alors cédé et répondu qu'il prendrait les premiers venus. L'ancienne geisha ne l'entendait pas de cette oreille et lui avait donné les noms de deux hommes et d'une femme, un samouraï, un ninja et une kunoïchi. Bien décidé à ne pas mettre sa génitrice en colère, Masatô avait accepté sans poser de question et convoqué les trois concernés. C'est ainsi qu'il s'était mis en route après avoir envoyé balader un de ses conseillers qui passait par là et qui avait immédiatement décrété que le jeune seigneur ne pouvait y aller ainsi, rencontrer un membre du clan rival sans son conseil et dans un simple petit village, qui plus est.

« S'il avait voulu rencontrer le conseil du clan Hayashi, il aurait écris au conseil du clan Hayashi. Et puis, remarquez l'avantage ; Nakasu, c'est moins loin qu'Hariken. » Avait il lancé.

C'est donc ainsi qu'Hayashi Masatô entra dans le village de Nakasu avec son escorte. Dès qu'il eut franchi la première maison, le ninja et la kunoïchi disparurent de sa vue. Il savait qu'ils resteraient proche, prêts à intervenir en cas de besoin mais pour le moment, ils préféraient dissimuler leur présence.
Le jeune seigneur aimait les villages tel que celui de Nakasu ; les habitations modestes, les marchants, la population locale qui semblait vivre loin de tout problème. Cela lui rappelait tant les lieux où il avait grandi, entre les geishas et l'alcool, là où les langues se délient et les rires fusent. L'heure n'était pas à la nostalgie, il était plus que temps qu'il se rende au rendez-vous dans l'auberge convenue. Après avoir passé une dizaine de minutes à chercher, il perdit patience.

« C'est quand même incroyable ; je vis dans une immense cité, je ne me perds jamais et là, je suis incapable de trouver la seule auberge du village ? » Grogna-t-il.
« Hayashi-sama... » L'interpella le samouraï.

Ce dernier indiqua d'un signe de tête un bâtiment situé un peu plus loin, portant le nom de l'auberge qu'il recherchait.

« Personne n'a rien vuuuu... » Murmura le seigneur d'une voix chantante.

Arrivé devant l'auberge, il su qu'il était déjà attendu. Un homme devait l'entré s'inclina et, après que Masatô lui ait rendu son salut, l'inconnu l'invita à le suivre. La chaleur réconfortante de l'auberge le submergea dès qu'il y entra. Cela changeait de la froideur du dehors. Il détacha sa cape de voyage et la lança lestement sur son accompagnateur qui l'attrapa au vol.

« Pour aujourd'hui, en plus de ta fonction de samouraï, je te nomme porte-manteau. » Lâcha-t-il avec humour.

Il suivit ensuite l'homme du clan Ryûzoji qui les conduisit à l'entré du salle, gardée par deux autres inconnus. Il était temps. Masatô se tourna vers son samouraï et déclara, tant à son adresse qu'à celle des ninjas qui ne devaient pas être loin.

« Je m'entretiendrai seul avec Sô Sesshû. Le samouraï s'apprêtait à réagir mais le seigneur le coupa. Ça ira. Et, il ajouta sur le ton de la plaisanterie, si je me fais tuer, non seulement je n'aurai plus à supporter ces imbéciles de conseillers, mais en plus, ils auront enfin un sujet un minimum intéressant et utile à discuter ! »

Il fit coulisser le shôji et pénétra dans la salle. Le seul occupant de la pièce était assis en seiza, une tasse de thé fumante posée devant lui. Le jeune seigneur fit de nouveau coulisser la porte, inspira profondément et se retourna. Alors on disait vrai. Sô Sesshû s'était réellement arraché les yeux. Il s’efforça de ne pas fixer l'endroit où ces derniers auraient dû se trouver et s'approcha du chef de guerre, un peu mal à l'aise. Bien qu'il soit d'un grade théoriquement plus élevé que son vis-à-vis, il se sentait comme un enfant face à son sensei. Sô Sesshuû avait vu la guerre, Masatô était né à la fin de cette dernière. Sô Sesshu avait vu la mort, l'avait infligé, l'avait évité. Masatô avait grandis dans un bordel, avait vu l'amour, la drague, l'alcool. Sô Sesshû s'était arraché ses propres yeux pour son seigneur. Masatô...était le demi-descendant de celui dont la mort avait conduit le chef de guerre à commettre un tel acte.
Il s'en approcha et s'assit sur le tatami, posant sa naginata au sol. Il espérant ne pas en avoir besoin. Même aveugle, la réputation du Ryûzoji n'était pas des moindre. Masatô sourit faiblement et leva la main au niveau de son épaule dans un signe de salut.

«  - Yaa, Sesshu-sa-Hum...Il se racla bruyamment la gorge, agitant maladroitement sa main qu'il crispa ensuite sur ses cuisses à côté de sa congénère avant de s'incliner légèrement. Konbawa, Sô-sama. »

Évidemment. Il l'avait sentit venir qu'il allait faire une gaffe. Sans doute était-ce dû au lieu qui aurait mis n'importe qui à l'aise, contrairement au palais impériale où l'on se s'entait oppressé au point de s'exprimer comme les plus âgés des habitants de Furashu. Le jeune seigneur tenta de sourire amicalement avant de se rappeler que son vis-à-vis ne pouvait pas le voir. Il baissa les yeux et posa son regard sur la tasse de thé que Sesshû venait de lui servir.

« - Ah, ariga-hum...Dômo arigatô gozaimasu, Sô-sama. »

Il tendit la main droite et prit délicatement le récipient fumant, admirant les dessins sur la poterie. Il respira l'agréable odeur qui émanait du breuvage avant de boire une gorgée. Le goût, moins fort que celui du thé qu'on préparait dans sa maisonnée, était bien particulier. Il n'avait jamais bût un thé qui eut ce goût à Furashu. Peut être penserait il à en acheter à un marchant local avant de regagner son palais...et ses conseillers qui allaient littéralement l’assaillir dès qu'il serait rentré, exigeant  une réunion immédiate, dusse-t-il regagner sa chambre à cinq heure du matin. Il soupira. Peut être devrait il songer à tenir un peu plus tête au conseil de Furashu. Cependant, Masatô sourit à cette pensée, jamais il ne pourrait tenir tête à sa chère mère, c'était bien là sa plus grande faiblesse. Enfin. Pour répondre aux attentes des membres de son conseil, autant fallait il qu'il y ait quelque chose à dire.

« -Et bien...J'ai reçu votre message. Je suis venu. Je me doute que ce n'est pas uniquement pour déguster ce thé si particulier. Ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie. Euhum...c'est agréable comme village ici...ça doit être vraiment très beau au printemps, une fois qu'il n'y a plus de neige du tout. »

Il soupira discrètement avant de murmurer presque imperceptiblement ;

« On devrait écrire des livres sur comment se comporter dans ce genre de situation. »

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pour se dire qu'on aurait dû faire autrement."
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Sô Sesshû
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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Sam 31 Mai - 4:28

Nombreuses rumeurs étaient arrivées aux oreilles de notre héron en provenance de Furashu à propos du jeune et fougueux être qui était de nos jours à la tête du clan Hayashi. Il avait entendu tant de chose à propos de ce jeune homme dont l’éducation n’était point celle des plus orthodoxes pour un seigneur de clan. Notre protagoniste ne savait à quoi véritablement s’attendre de celui-ci. Nombreux décrivaient presque celui-ci comme étant une bête sauvage a qui l’ont a donné le pouvoir de régner sur un clan. Cependant, Sô savait que les rumeurs ne rendent pas toujours justice à une personne et les rumeurs en provenance de la langue fourchue du serpent apportent souvent le mensonge. Il a entendu certes les rumeurs, certes celui-ci a porté une certaine attention, mais étant un homme d’une certaine sagesse Sô sait qu’il ne faut point juger un être que par la parole d’un autre. N’ayant jamais fait la rencontre du seigneur Hayashi, Sô étaient certes heureux de voir que celui-ci avait répondu à l’appel qui lui avait été lancé. Il s’agissait ici d’une bonne occasion afin de mieux connaître un personnage dont il avait tant entendu parler.

Toujours assis en seiza, notre protagoniste attendit paisiblement que son invité prenne place non loin de sa personne. Il écoutait attentivement le son de ses mouvements, portait une certaine attention au mouvement de l’air dans la pièce. Sans même avoir à voir Hayashi Masatô, notre protagoniste pouvait ce peindre un portrait relatif dans son esprit. Il écouta celui-ci balbutier quelques paroles un peu maladroites, chose qui amusait certes Sô qui répondit à celui-ci avec un léger sourire. Il était évident qu’il s’agissait ici d’un jeune homme sans véritable expériences dans ce genre de rencontre. Son rôle lui avait incontestablement poussé à avoir divers entretient à propos des politiques, toutefois il est fort probable que ce dernier avait eu seulement l’habitude de ce genre d’entretient avec des membres très local, des gens qu’il croisait sur une base régulière. Cela est bien différent lorsqu’il s’agit ici d’un parfait étranger.

Enfin, notre protagoniste n’était pas ici pour corriger le seigneur Hayashi sur ses manières qui étaient un peu malhabiles. Le jeune oiseau qui se trouvait en ce moment devant lui ne tentait nullement de manquer de respect au vieux héron qu’est Sô Sesshû. De plus, bien que notre protagoniste fût plus âgé que celui-ci, son statut social était moins élevé. Bien qu’il fût un homme respecté bien au-delà d’Hariken, Sô n’était que maitre de son domaine et non d’un peuple. La petite maladresse d’Hayashi n’allait point faire en sorte que Sô allait lui manquer de respect par la suite.

Après avoir écouté les divers balbutiements de celui-ci, après avoir essuyé le rebord de sa tasse, il posa celle-ci gracieusement sur la table qui se trouvait en proximité À travers la petite fenêtre à sa droite une légère brise rafraichissante entra alors dans la pièce. Le soleil avait fait son chemin à l’extérieur et bientôt en cette soirée le chant des criquets se fera bientôt entendre. La journée fut chaude et lourde pour un jour de printemps, la brise fraiche qu’apportera la nuit est réconfortante. Cependant, puisque les criquets ne chantent point en ce moment Sô offrit donc une réplique afin que les mots d’Hayashi ne soient pas qu’un simple monologue.

«Konbawa Hayashi-dono… j’espère que le voyage fut des plus agréable…»

La voix douce et chaleureuse de Sô se faisait entendre dans la pièce. Le ton de celui-ci possédait une certaine légèreté malgré la voix grave de celui-ci, se rapprochant presque d’un doux murmure. Écoutant la respiration de son interlocuteur et ayant porté une certaine attention à la locution de ses mots, Sô pouvait facilement devenir que le jeune être devant lui était un peu nerveux. Lui souriant alors légèrement sous la lumière qui décédait peu à peu, Sô reprit la parole.

«Bien qu’il soit certes agréable de prendre le thé avez-vous, Hayashi-dono, il y a plusieurs choses dont j’aimerais discuter avec vous… cependant Hayashi-dono, je crois que prendre le thé avant de discuté vous fera le plus grand bien après votre voyage… votre souffle me semble irrégulier»

Certes celui-ci savait que le souffle irrégulier d’Hayashi n’était pas que dû au voyage. Il s’agissait là d’un jeune homme encore vigoureux. Il s’agissait ici que d’une observation en ce qui concerne la nervosité apparente de celui-ci… mais de lui dire directement qu’il semble nerveux semblait un peu discourtois. Sô aurait sans doute paru des plus prétentieux en faisant une telle remarque et un être prétentieux n’est point une chose qu’il est ! Il se versa un peu plus de thé, s’arrêtant un peu avant que le liquide déborde de la tasse. Apportant la tasse à ses lèvres, il respira la délicate et discrète fragrance de celui-ci avant de faire couler le délicieux liquide tiède dans sa gorge.

Celui-ci savait qu’il était préférable de discuter de chose plus sérieuse et importante une fois que son invité sera un peu plus alaise en sa présence. Par ailleurs, avec la lumière du jour qui laissait place à la lune, le pauvre jeune homme devait sans doute avoir de plus en plus de difficulté à percevoir notre protagoniste. Certes pour Sô, l’obscurité est une réalité de tous les jours. Jour ou nuit, il est plongé dans les ténèbres, ne pouvant que voir avec ses autres sens. Toutefois, la décision de demander une lampe n’est pas la sienne à prendre. Reposant la tasse à nouveau sur la table et portant toujours une certaine attention au battement de cœur d’Hayashi. Celui-ci semblait être un peu plus confortable. Sô n’avait pas répliqué à la remarquer murmuré d’Hayashi, mais celui-ci devait sans doute se douter que notre protagoniste l’avait entendu.

«Nakasu est un endroit formidable en effet… j’y ai fait souvent passage par le passé sans jamais m’y être arrêté…» Dit-il doucement.

Un fait un peu trivial certes. Il souhaiterait parfois être en mesure d’admirer les couleurs du monde et des endroits qu’il n’a jamais pris le temps d’observer. Toutefois, lors de son dernier passage en ce village, les temps étaient plus sombres… l’image qu’il aurait eu de l’endroit n’aurait su rendre justice à Nakasu en ce jour. Il est sans doute fortement préférable que ce dernier possède qu’une image spirituelle de l’endroit qu’il peint en son esprit avec les parfums et mélodies.

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Hayashi Masatô
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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Dim 1 Juin - 10:33

Heureusement pour le jeune seigneur, Sesshû ne sembla pas s'offenser de ses manières...malhabiles. D'un autre côté, il n'aurait plus manqué que cela ; leurs clans respectifs étaient déjà en mauvais rapports depuis...depuis...vraiment très longtemps et Masatô s'en serait voulu d'être la cause de l'aggravation des relations instables en ces jours non moins instables.
Le Héron d'Hariken sembla au contraire sourire légèrement de son inexpérience ce qui permis au jeune homme se détendre. S'appuyant sur ses mains, il fit glisser ses jambes vers l'avant. Il plia la droite au sol, le talon contre la naissance de sa cuisse gauche et replia la jambe gauche contre son torse, lui permettant ainsi de poser son bras sur son genoux. Il n'y avait pas à dire, la position en seiza lui donnait des crampes et il semblait que la discussion allait durer un petit moment.

« Le voyage était bien sympathique, j'espère qu'il en a été de même pour vous. » Réponditt Masatô. «  Ça fait du bien de sortir de la ville de temps en temps et de marcher, faire un trajet autre que chambre-salle du conseil, salle à manger-jardin, tour du jardin dans un sens-tour du jardin dans l'autre sens, palais-caserne, caserne-palais...Enfin, vous voyez ce que je veux dire. » Il étendit ses bras et s'étira. « Et puis je suis las des conseillers et de leurs discussions inutiles ; blablabla l'économie, blablabla l'empereur, blablabla le clan Sakuma a fait ci, le clan Ryûzoji a fait ça...enfin, vous voyez de quoi je veux parler, les paroles en l'air qui ne mènent à rien. »

''Enfin, non, il voit pas, il est aveugle'' Pensa-t-il, gardant cependant cette remarque pour lui, ces mots étant presque sûr d'offenser le Héron.

Masatô porta de nouveau sa tasse de thé à ses lèvres et savoura une nouvelle fois le goût du liquide. S'il avait l'occasion de revenir ici, il faudrait qu'il pense à s'arrêter de nouveau dans cette maison de thé. Il pendrait également le temps de visiter le village et ses alentours, il devait y avoir tant à voir.

« Nakasu semble si paisible... » Remarqua Hayashi. « Les habitants de ce village semblent vivre en toute sérénité, loin des conflits de ce monde. Ils entretiennent une harmonie rare de nos jours. Et malgré que deux allégeances contraires se côtoient, les habitants semblent se vouer confiance et amitié les uns envers les autres... » Il marqua une pause. « Il faudrait que j’amène ma mère ici, cela lui plairait certainement. »

La pièce devenant de plus en plus sombre, Masatô faillit demander son avis à Sô au sujet de demander une lampe avant de se rappeler que...le chef de guerre n'avait sûrement même pas conscience que la lumière du jour devenait bien faible. Il se contorsionna moyennement pour avoir le visage du côté du shôji.

« Yosh ! Euh...Samouraï-porte-manteau-san ! » Appela-t-il en direction de la porte. Le shôji coulissa, laissant apparaître le samouraï avec qui il avait fait le voyage. « Tu nous fais apporter une lampe, s'il te plaît ? » Le guerrier acquiesça et referma la porte.

« Ne le prenez pas mal, Sô-sama, mais je préfère discuter dans une pièce éclairée. » Expliqua-t-il avec un sourire.

En vérité, le jeune seigneur avait un peu de mal avec les pièces sombres mais se garderait bien de le signaler à son interlocuteur, il avait sa dignité. Les feux brûlaient constamment dans les bordels où il avait passé son enfance, la pénombre n'avait donc pas fait partie de ses nuits avant une quinzaine d'années.
On frappa à la porte et le shôji coulissa à nouveau, permettant au samouraï d'entrer et de poser la lampe au sol. Il ressortit aussi vite qu'il était entré et referma la porte, sans laisser le temps au jeune seigneur de le remercier.

« Ba...Merci Porte-manteau-san ! » Le remercia Masatô à travers la porte. « J'aurai peut être dû lui redemander son nom, il ne doit pas beaucoup aimer que je l'appelle comme ça...Ce n'est pourtant pas une insulte, c'est pratique les porte-manteau... »

Le jeune seigneur avait encore du mal avec les relations sociales de son entourage en tant que seigneur. C'était d'un compliqué aussi ! Comment était il censé retenir les noms de tout le monde ? Enfin, peut importe, il réglerait ce problème plus tard. Pour le moment, c'était avec le chef de guerre du clan Ryûzoji qu'il devait traiter.

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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Sam 7 Juin - 1:49

Bien que notre cher héron aveugle ne puisse point le voir, celui-ci pouvait entendre et ressentir à travers ses autres sens la tombée de la nuit qui s’approchait peu à peu. Bien qu’il fût à l’intérieur de l’établissement, notre protagoniste pouvait ressentir une brise fraîche en provenance de l’extérieur alors que l’air frottait ses joues. Le chat nocturne ce faisait entendre entre les silences que créaient les deux hommes se trouvant dans la pièce. Assit en seiza, Sô demeurait fort calme et posé lors de cet entretien, chose qui ne pouvait pas être immédiatement dit à propos du jeune seigneur Hayashi. Certes ce dernier avec le temps semblait avoir trouvé son rythme intérieur et s’harmoniser peu à peu avec le moment présent. Le manque de la vision fit en sorte que Sô portait une attention particulière aux divers bruits des mouvements de l’homme en face de lui. Qu’il s’agissait du glissement du tissu de ses vêtements ou de sa respiration, cela lui permettait d’en connaître un peu plus à propos de l’homme qu’il avait en face de lui. Il avait tant entendu parler du jeune seigneur, mais il ne s’était jamais entretenu avec ce dernier. Il faut dire que depuis la guerre, les relations avec le clan Hayashi furent des plus tendus.

Bien qu’à première vue un être ne connaissant point les deux hommes auraient pu sans doute croire qu’il s’agissait d’une rencontre entre de vieux amis partageant le thé, il s’agissait ici en réalité d’une des plus importantes rencontre entre les deux clans depuis nombreuses années. Un entretient léger et courtois est ce que notre héron préfère. Ce dernier a toujours dit que les meilleures relations se faisaient autour d’une tasse de thé. Certes certains diront que l’homme zen cherchait qu’une excuse afin de boire du thé, mais bon l’opinion qu’ont les autres sur ses méthodes a peu de poids sur l’esprit de Sô. Tel le héron dans la marre, il ne doit point laisser le saut des grenouilles autour de lui retirer sa paix intérieur.

Il écoutait les paroles du jeune seigneur Hayashi. Celui-ci lui racontât, bien que de façon très brève, que le voyage jusqu’au village de Nakasu s’était bien dérouler. Celui-ci offrit aussi à notre héron aveugle sa première impression sur les habitants du village, sur la vie qu’il menait dans l’harmonie. Le seigneur Hayashi avait une façon des plus particulières de s’exprimer. Légère, maladroite par moment, une façon si commune du peuple, une façon dont il est difficile de croire qu’il s’agit du seigneur Hayashi. Il s’agissait aux oreilles de Sô ici d’une approche des plus rafraichissantes. Sô sourirait doucement. Le jeune seigneur Hayashi fit une remarque un peu maladroite sur la vue, mais notre protagoniste ne fut point offensé par celle-ci, à vrai dire cela l’avait un peu amusé. Il est sans doute parfois facile d’oublier que le héron de Ryûzogi est un aveugle.

Notre protagoniste demeura silencieux, buvant un peu de thé par moment tout en écoutant les paroles de son interlocuteur. À écouter le jeune seigneur Hayashi, notre protagoniste se dit qu’il avait sans doute compris pourquoi Sô lui avait demandé de le rencontrer ici et non dans l’une des deux grandes citée. Nakasu est l’exemple parfait de l’harmonie qui peut exister entre les deux clans, ici les gens possèdent allégeance autant envers le clan Hayashi que Ryûzogi. La paix entre les deux peuples était possible et afin de connaître l’harmonie, il fallait que les deux parties travaillent ensembles.

Bien que par le passé Sô ait tué sur le champ de bataille nombreux hommes du clan Hayashi, malgré les rivalités avec le clan, le temps lui avait apporté la sagesse. En ce jour il accepte le chemin qu’il a pris, ce chemin qui a forgé le guerrier qu’il est devenu, voir l’homme qu’il est aujourd’hui. À travers la souffrance et le sacrifice il a su connaître la paix qui peut exister en chaque être. La réputation en tant que Bushi de Sô n’est plus à faire, il est le héron qui apporte la tempête sur le champ de bataille, un guerrier redoutable, mais il est aussi un homme possédant la capacité d’avoir l’harmonie entre le corps et l’esprit… ce qui fait de lui un homme autant admirable que redoutable. En face de lui, visible pour le seigneur Hayashi, i Ame-no-Murakumo-no-Tsurugi et Heikou no tan’tou étaient déposées. Des armes qui avaient fait couler le sang de nombreux hommes du clan Hayashi, des lames qui possédaient le parfum de la mort. Les lames de celle-ci faisaient toutefois face à Sô afin de démontrer qu’elles n’étaient pas là dans le bût blesser ou tuer le seigneur Hayashi. Il n’était pas ici pour déclarer la guerre, loin de lui cette idée.

Lorsqu’ éventuellement le jeune seigneur eut fini son monologue et Sô put prendre la parole à son tour. L’homme déposa d’abord sa tasse sur la petite table devant lui et écouta un peu le bruit de la flamme de la lampe avant de s’adresser au jeune seigneur Hayashi.

«Nakasu est en effet un endroit magnifique… bien que je ne peux voir le visage, il m’est possible de ressentir son énergie… je suppose que vous vous doutez un peu du pourquoi ce village fut l’endroit où je souhaitais vous rencontrer…» Il fit alors une pause et reprit doucement «Nakasu est ce que je souhaite pour le clan Hayashi et Ryûzoji… comme nos deux clans, le village fut au centre du conflit a connu la guerre et la mort, mais avec le temps ce village a fleurit à nouveau, les blessures furent chose du passé…»

Le dernier passage de Sô à Nakasu était lors d’un des moments les plus sombres de la guerre entre les deux clans. Il est étonnant de voir à quel point ce village a su survivre malgré la guerre, à quel point il était possible de ressentir l’harmonie et la paix dans un endroit qui avait jadis si ténébreux et malheureux. Si les habitants de Nakasu avaient été capable de mettre derrière eux les malheurs du passé, il n’y a pas de raison pour que les deux clans ne soient pas capable d’en faire autant.

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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Dim 15 Juin - 18:21

Le silence retomba dans la pièce. Le jeune seigneur Hayashi fixa le chef de guerre du clan Ryûzoji sans un mot, se répétant lentement les paroles de son interlocuteur dans sa tête. Il les analysait, les décortiquait, cherchait un sens caché. Avant même d'entreprendre son voyage vers Nakasu, il s'était douté du motif de la rencontre. Au fond, cela avait été une évidence ; de quoi d'autre aurait il pu s'agir.
Le regard du jeune homme se fit sérieux. Il inspira puis expira profondément avant de reposer sa tasse à sa place originel. Il n'était pas certain de savoir comment réagir à l'instant présent. L'heure n'était plus à la plaisanterie. Il n'était pas devant ses conseillers, au sein de son palais à Furashu. Il faisait face à une personnalité importante du clan Ryûzoji, le clan rival qui plus est, dans une simple maison de thé au sein d'un petit village. Une parole de travers était si vite arrivée.
Le seigneur du clan Hayashi était jeune, inexpérimenté et n'avait jamais fait face ce genre de situation. Pourtant, il y avait là une sérieuse décision à prendre. Les relations plus que délicates entre les deux clans pouvaient basculer par la force de quelques mots. Ce ne serait pas le héron qui les prononcerait, l'Hayashi en était certain. Sesshû avait sûrement déjà vu trop de guerres, de sang, d'innocents massacrés pour se risquer à faire une fausse manœuvre.
Fermant les yeux, Masatô soupira.

« Croyez-vous vraiment en ce que vous dites, Sô-sama ? » Demanda-t-il.

La balle était lancée. Il avait pris son chemin. Rouvrant les yeux, il poursuivit.

« Comme vous l'avez si bien dit, Nakasu, où nous sommes présentement, a connu la guerre, le sang, les morts, la violence, plongée au cœur de conflits qui ne regardaient pas ses habitants. Aujourd'hui, deux allégeances y vivent en paix mais n'est ce pas parce que les habitants de ce village ont tout fait pour oublier les armes ? Je n'ai croisé que très peu d'hommes armés depuis que j'ai passé les premières maisons. De plus, cette paix ressort aussi probablement du l'éloignement de ce village des principales citées de nos clans, là où l'armée se trouve, là où l'on enseigne la haine. »

Masatô avançait en terrain miné, il le savait. Mais à ses yeux, il n'y avait pas d'autre solution.

« Les racines de cette haine sont trop profondes pour être coupées ou même rongées. C'en est presque héréditaire. Ceux qui naissent au sein du clan Hayashi reçoivent l'enseignement de l'histoire et la personnalité qui fait notre réputation n'oublie pas le début des conflits qui date d'un peu plus de  cinq cent quatre vingt ans, lorsque les membres du clan Sasaki, nos ancêtres communs, se séparèrent, formant deux clans, l'un dominant, Ryûzoji, l'autre vassal, Hayashi. Cette relation de domination, aussi ancienne soit elle, n'est pas pour plaire à notre personnalité. »

Ce n'était plus Masatô le bâtard qui parlait, c'était le seigneur Hayashi, celui qui avait la responsabilité d'un peuple sur les bras. Et même si avoir tant de responsabilité ne lui plaisait aucunement, il était temps pour lui d'assumer son rôle. Cela ne le réjouissait pas d'être obligé d'évoquer les conflits les plus anciens mais c'était sur cela que chaque membre du clan basait sa considération pour les étrangers au clan et cela, le jeune seigneur ne pouvait l'omettre.

« La guerre qui a suivit l'inversement du rapport de domination, il y a trois cent soixante ans, n'a pu être que temporairement calmée que par l'invasion du clan Sakuma, trente ans plus tard et même lors de la domination de ce même clan pendant les quatre vingt années qui ont suivis n'a pas suffit à éteindre les braises ardentes de nos haines. Il en est de même lors de la domination par le clan Shiba. Et si les dix ans de la grande guerre ont quelque peu calmé nos guerriers respectifs, ces derniers n'ont pas oublié les cent ans de domination qui ont suivit la défaite du clan qui est aujourd'hui nommé Mogami. »

Le jeune seigneur n'essayait pas de donner un cours d'histoire Oyashimaïenne au chef de guerre, il essayait seulement de lui montrer que leurs clans respectifs n'avaient jamais réussit à aboutir à une entente mutuelle.

« De plus, même si je le voulais, même si je réussissais à convaincre un tant soit peu les membres du clan d'accepter une possible entente, je doute que votre seigneur fasse de même. Autant il vous admire, autant il vous jalouse. Je doute que vous puissiez le convaincre d'accepter une entente et jusqu'à preuve du contraire, c'est encore lui qui tient les rênes du clan Ryûzoji. Votre initiative est très honorable, je ne le nie pas. J'ai même une sorte d'affection pour votre seigneur mais cela ne change rien à ce qu'il ressent envers mon clan et il en est de même en ce qui concerne ce que ressent mon clan envers Ryûzoji Kenshi. Ce dernier a commis l'acte irréparable d’assassiner le fils héritier de l'ancien seigneur Hayashi. Autant je me fiche de ce demi-frère inconnu, autant vous savez ce qui fait la réputation de mon peuple ; Hayashi ne pardonne jamais. »

C'est ainsi qu'il acheva son monologue. La brise nocturne entra par la fenêtre et fit voleter un instant la chevelure des deux protagonistes qui se faisaient face. La balle était désormais dans le camps de Sô Sesshu.

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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Sam 21 Juin - 17:21

Le silence s’était à nouveau installé dans la pièce suite aux paroles de notre protagoniste. Devant lui le jeune seigneur Hayashi avait écouté attentivement la proposition de notre vieux héron aveugle. Malgré l’atmosphère détendue de l’endroit, il s’agissait à présent d’une conversation des plus importantes. Notre protagoniste aurait sans doute pu aborder ce sujet en passant par quatre chemin différent, l’approche utilisé face aux circonstances actuel semblait la plus appropriée. Il aurait pu facilement être poétique, d’aborder l’avenir à travers une métaphore, mais en ce moment Sô préférait une approche plus commune. Cela n’avait rien à voir avec son interlocuteur, il s’agissait tout simplement de la façon dont celui-ci avait choisi d’aborder le sujet. Pour une telle discussion, aux yeux de nombreux, il aurait sans doute été plus approprié d’avoir cet entretien dans une des deux cités, mais Sô croyait Nakasu comme l’endroit idéal afin de démontrer ce que l’avenir peut réserver au deux clans. Il s’agissait ici sans doute d’une vision un peu utopique d’un avenir, voir même impossible, mais il sait que très bien que l’avenir ne peut être différent du présent si on pense de la même façon que l’on pensait hier.

Brisant le silence, le jeune seigneur Hayashi s’adressa à notre protagoniste. Il questionnait la possibilité de réaliser ce rêve qui semble un peu fou. Notre protagoniste ne pouvait point lui reprocher cela, n’importe quel homme saint d’esprit questionnerait le héron à ce sujet. S’il y croit vraiment ? Est-ce que Sô croit en la véritablement possibilité d’un avenir meilleur entre les deux clans ? Il a vu la guerre, il a vu le sang couler dans les deux camps. La plus grande tempête ne pourrait jamais effacer le passé, cela il le sait trop bien. Autour d’eux Nakasu était pourtant l’exemple de ce que l’avenir peut réserver aux deux clans. Certes ce village est bien loin des deux cités, l’influences réel des clans est beaucoup moins présent en ce lieu éloigner du reste du monde.

La guerre est inscrite dans la mémoire de chaque homme, elle fut écrite par les deux clans dans leur histoire. L’histoire entre les deux clans est enseignée aux générations futures, mais est-ce que les pages et les mots sont justes ? Le clan Ryûzoji démontre à travers leur histoire le clan Hayashi comme étant aussi infects qu’un Tengu, une image similaire du clan Ryûzoji est sans doute disponible au sein des écrits du clan Hayashi. L’histoire n’est souvent qu’une question de perception et non une vérité absolue. Sô est aussi coupable que n’importe quel homme dans cette histoire, il a vu le clan Hayashi comme étant un ennemi, mais la paix et la réflexion ont changé un peu sa vision des choses. Le jeune seigneur Hayashi semblait bien au courant de l’histoire commune entres les deux clans. Notre protagoniste écoutait attentivement la leçon d’histoire, malgré le fait qu’il ne s’agissait pas ici de nouvelles connaissances pour Sô.

Il avait combattu le clan Hayashi, ses mains avaient été souillées par le sang de chaque homme qu’il a tué. Pour un homme tel que notre protagoniste il n’y existe aucune rédemption et cela malgré son sacrifice. Il affichait en ce moment un visage sobre, mais point sombre. Sur son visage il pouvait sentir la légère chaleur discrète de la lampe. Les mots du jeune être devant lui étaient ceux d’un homme possédant une certaine sagesse et non d’une bête de foire. Nombreux avait peint un portrait des plus ridicules du seigneur Hayashi, mais Sô savait que les rumeurs à propos de ce dernier étaient fausses et le moment présent le prouvait. En écoutant le jeune homme, notre protagoniste entra un peu dans ses propres souvenirs de la guerre. Il s’agissait de là d’un conflit qu’il avait connue toute sa vie, d’un conflit qui l’avait forgé. Nakasu avait un des villages à travers Sô avait passé. Son dernier passage en ce village avait été des plus sombres. La guerre et les flammes avaient ravagé les champs, le parfum de la mort et de la misère avait jadis su être plus fort que celui des fleurs et de la mer.

L’absence de la vue fait en sorte que la seule mémoire des visages des gens est telle qu’il les a vues durant la guerre. Malgré que la rivière du temps à su passer sous le pont de la vie, il possède le vif souvenir de nombreux visages malheureux. La misère et la mort est sa dernière véritable image du monde, une image qu’il ne souhaite pas pour qui que ce soit. La génération qui sera présente après sa mort, il souhaite pour eux un avenir meilleur. Une fois le silence ayant retombé suite au monologue du seigneur Hayashi, notre protagoniste leva son visage en direction du jeune homme. Il demeura en silence durant un instant. Les dernières paroles du jeune homme devant lui étaient à propos de la mort de son demi-frère, une mort qui avait coûté la vue de Sô.

«Il s’agit certes d’un rêve sans doute un peu fou… cela Hayashi-sama je vous l’accorde… les racines de l’histoire, je les ai moi-même souillés avec le sang d’hommes dont l’allégeance étaient envers votre famille… » dit-il doucement avant de poursuivre «La mort de votre demi-frère, bien qu’il s’agit d’un inconnu pour vous fut tout de même une tragédie… »

Notre protagoniste retourna momentanément dans un état de silence. Il s’apprêta à prendre la tasse de thé tiède qui se trouvait devant lui, mais il s’arrêta avant de reprendre la parole.

«Rêver de la paix est pour moi la seule façon de voir le monde où chaque visage n’est pas malheureux… où les rires des enfants sont réels… il s’agit sans doute d’une rêve qui peut sembler sans doute égoïste… cependant je crois que la lumière entre les nuages n’est que possible lorsque les hommes penserons différemment… et afin de penser différemment il faut avoir un regard nouveau sur le monde… pour certains la seule façon de voir le monde différemment est de ne plus le voir…»

Laissant sa tasse sur la petite table, il porta son attention durant un instant sur le silence qui commençait à habiter l’établissement. Il avait dû faire le sacrifice de ses yeux après la mort du demi-frère du jeune seigneur Hayashi afin de mieux comprendre le monde.



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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Jeu 3 Juil - 14:18

Masatô leva les yeux au ciel quand le héron mentionna la mort de son demi-frère comme étant une tragédie.

« Ouais, une tragédie, si ça avait pu apprendre à certain à réfléchir avant de parler, ça aurait au moins pu servir à quelque chose... » Ironisa-t-il.

Puis son vis à vis lui expliqua la raison de son rêve. Masatô prit sa décision ; il était temps de jouer cartes sur table.

« Je comprends votre point de vu, Sô-sama. J'ai grandit dans ce que certains appellent ''La maison du rêve'', entre les femmes qui font rêver les hommes avec leurs corps ou avec du sake. Je sais que les gens ont besoin de rêver...sinon, on serait tous morts suicidés – ce qui ne serait pas plus mal puisqu'il n'y aurait plus personne pour causer des problèmes. J'ai moi même passé des journées et des nuits à rêver dans la douce chaleur du bordel mais le problème, c'est que désormais, c'est dans le palais seigneurial de Furashu que je passe mes journées et mes nuits et que, dans ma position, je n'ai pas vraiment la possibilité de passer mon temps à rêver. D'abord parce que je me prendrais les murs, et ensuite parce qu'il faut que quelqu'un s'occupe de la cité. Surtout qu'en ce moment, il n'y a pas que la cité qui pose problème d'après le rapport que m'a fait un ninja revenant de la mission confiée par l'empereur qui consistait à aller chercher le miroir de machin à l'autre bout du pays – en plus, paraît que l'empereur était pas content qu'on ne lui ait pas ramené et qu'il a piqué une crise. Il avait qu'à aller le chercher lui même...Bref. »


Il inspira profondément.

« Je ne suis pas idiot, Sô-sama. Des choses sont en train de se passer. Pour le moment il y en a très peu que je puisse comprendre et aucune que je puisse contrôler. Mais je comprends déjà qu'il y aura un camps à choisir et je ne suis pas certain que vous soyez celui qui décidera de la direction que prendra votre clan. Dans le monde actuel, il n'est plus temps de suivre ceux dont les motivations nous paraissent justes mais ceux qui sauront éviter que le sang du peuple des clans ne viennent repeindre les plaines et les montagnes d'Oyashima comme les estampes des jours anciens qui recouvrent les murs de nos maisons. Il est temps de faire des compromis mais, il rit faiblement, je doute que cela soit possible. Il marqua un temps d'arrêt. A moins, peut être, que tous le monde se crève les yeux, c'est une possibilité...Quoique les serpents sont presque aveugles et se battent quand même... »

Il souffla longuement. Même son habituelle capacité à l'humour noir semblait l'avoir délaissé. Il se saisit de sa tasse de thé – bon sang, c'est de sake qu'il aurait besoin en ce moment - et l'avala d'un trait avant de poursuivre.

« Vous êtes sans le moindre doute très sage, Sô-sama, mais le monde ne possède ni votre sagesse, ni vos rêves. Je pense que les habitants de ces terres ont déjà cessé de croire en leurs rêves et attendent gentiment l'étincelle qui allumera le feu pour sortir les armes et entretenir ce feu.»

Il soupira. Le seigneur Hayashi détestait les paroles qu'il prononçait et pourtant, elles lui semblaient être la stricte réalité. Mais Sô semblait vouloir croire à la paix et Masatô se sentait déjà contraint de devoir se préparer à la guerre. Ils ne tomberaient jamais d'accord. Si le seigneur Ryûzoji avait été là, la discussion aurait tourné autrement, le jeune seigneur Hayashi étant presque certain que son homologue ne partage pas les rêves du héron en face de lui.

« D'un certain côté, vous auriez peut être dû amener votre seigneur ici, avec nous, pour discuter de ce genre de sujet parce que je doute qu'il croie beaucoup à la paix...D'un autre côté, si Kenshi-sama était venu, j'ai bien peur de devoir admettre qu'il n'y aurait certainement plus d'auberge à l'heure qu'il est... »

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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Jeu 10 Juil - 14:15

Ce cher héron se faisait sans doute un peu trop d’espoir en ce qui concerne l’avenir du monde. La paix entre les deux clans était une idée un peu folle et cela lui-même vous l’avouera, cependant il sait que rien ne changera si personne ne prend nullement un pas dans une direction différente. Certains diront que c’est la tournée des deux clans, qu’en ce jour et pour tous les autres jours où les hommes auront une langue pour parler et une arme pour tuer, le clan Hayashi et le clan Ryûzoji seront en guerre. D’autres, comme Sô, dirons qu’ils font tous les deux partis de la même pièce. Bien qu’ils sont chacun de leur côté, l’un ne peut exister dans l’autre. Le monde est aveugle, encore plus que le héron lui-même. Ils voient la lumière et l’obscurité, mais ne semble point être capable de faire la différence et de voir ce qui habite entre les deux.

Écoutant le monologue du jeune seigneur Hayashi, notre protagoniste commença à se questionner sur l’opinion qu’il s’était fait de celui-ci et sur les rumeurs qu’il avait entendu. Il ne s’agissait pas là d’un simple jeune homme que nombreux qualifierait sans doute comme étant un pauvre sauvage dans des habits de soie… non il s’agissait là d’un homme possédant un potentiel extraordinaire. Autant Sô respectait son propre seigneur, autant il avait su trouver un respect pour le seigneur Hayashi. Certes son approche du sujet est un peu moins poétique et gracieuse que ce qui se trouve habituellement chez les gens possédant un certain statut social, mais il s’avait s’exprimer.

Notre protagoniste portait une attention particulière sur chaque parole prononcé par le jeune seigneur qui se trouvait en face de lui. Il écoutait son histoire et sa façon de voir les choses. L’éducation du jeune seigneur Hayashi ne fut pas celle des plus traditionnels, mais cela le héron le savait déjà. Il y a de cela de nombreuses lunes, Sô avait entendu les rumeurs concernant l’éducation d’Hayashi Masatô, le jeune seigneur né dans une maison de plaisirs. Vivre et grandir dans un tel univers créé image assez particulière de ce qu’est le monde, mais cela ne représente pas la réalité. La réalité est bien plus sombre. La vie n’est pas que fête, alcool et plaisirs, la vie est aussi mort, chagrin et souffrance. Toutefois, malgré le côté sombre de la vie il y existe parmi les nuages gris une lueur d’espoir et de bonheur, une lumière que les gens ayant été plongés dans l’obscurité depuis trop longtemps semble avoir oublié, voir même craindre.

L’homme en face du héron avait connu deux univers complètement différent, la vie dans un rêve et celle entre les murs d’un palais. En écoutant ce dernier, Sô se demandait si le jeune homme devant lui avait véritablement vu le monde. En tant que haut placé au sein de son clan, le chef de guerre sait à quel point la parole de l’entourage peut influencer la façon de penser des hommes, même les plus puissants. Le jeune seigneur Hayashi avait certes reçus une certaine éducation en ce qui concerne l’histoire de sa famille et de son clan, il avait reçu là l’éducation que les vieux hommes ayant connu la guerre souhaite enseigner au clan. Notre protagoniste pouvait les comprendre, il avait lui-même connu la guerre et aurait sans doute suivis un chemin similaire à ces hommes si son parcours aurait été un peu différent.

Le visage de Sô demeurait calme et posé tout au long du monologue de son interlocuteur, à vrai dire le héron n’avait nullement bougé. Cependant, bien que son corps n’ait point bougé, son esprit à tant qu’à lui voyagé. Il avait songé à toutes ses décisions, non seulement à l’impact sur sa vie, mais sur celle du monde. Il s’agissait d’une triste de vie pour la plus grande partie et il tentait de se convaincre que la plupart de ses choix avait été pour le bien de plusieurs et non seulement d’une personne. Toutefois il interrompu ses songes afin d’offrir une réplique à son interlocuteur.

«J’apprécie votre estime de ma sagesse Hayashi-sama et votre appréciation de mon rêve… bien qu’un peu impossible.» murmura-t-il doucement. «Vous dites vrai, avec des gens différents en ce lieu, cette conversation aurait pris une autre voie… Je ne remets pas en doute votre parole lorsque vous dite que mon seigneur Ryûzoji possède sans doute une vision du monde bien différente de la mienne et que sa présence pour discuter une telle chose aurait sans doute été requise…»

Il fit alors une pause, bougeant pour la première fois depuis le début du monologue du seigneur Hayashi. Il prit une gorgé de thé qui était devenu froid. Le goût jadis si doux du thé était devenu un peu amer. Sur le visage de Sô il était possible de voir qu’il n’appréciait plus autant le thé que lors de la première gorgée, en même temps, cela signifiait aussi que les deux hommes avaient discuter depuis fort bien longtemps. Conservant sa tasse sur lui dans ses mains et prêt de ses genoux, il poursuivit sa réplique.

«Un homme peut planter la graine, mais ne peut forcer l’arbre à pousser… il peut certes l’aider, mais malgré tout, il ne possède aucun contrôle sur la forme que l’arbre va prendre…»

Sans doute un peu poétique, il s’agissait toutefois d’une excellente métaphore pour la situation actuelle et le rêve de Sô. Le sage héron savait qu’il ne pouvait contrôler l’avenir, mais il peut toutefois tenter de planter une idée d’un monde meilleur.

«Vous m’avez complimenté sur la sagesse Hayashi-sama… mais de nous deux, vous êtes celui qui possède le plus de potentiel… vos décisions et opinion possèdent un impact que vous ne pouvez sans doute pas encore voir… le chemin à prendre et libre à vous, vous pouvez consultez les guides, mais nul autre que vous choisit où vos pieds se poserons ensuite…»

Déposant sa tasse de thé sur la table en face de lui, il demeura en silence durant un moment, laissant le temps au jeune seigneur Hayashi de songer aux paroles dites par le chef de guerre du clan rival.

«Il se fait tard, Hayashi-sama… je crois qu’il serait mieux de continuer notre discussion une fois le matin venu…» ajouta-t-il avec un léger sourire sur ses lèvres avant de s’incliner légèrement devant le jeune seigneur. La nuit portera sans doute conseil aux deux hommes…



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MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Sam 26 Juil - 19:02

Le héron répondit calmement à son monologue, reconnaissant que la présence de Kenshi aurait été nécessaire à cet instant. Il déclara également qu'il appréciait que le jeune seigneur considérait son rêve de paix. Masatô ne prit pas la peine de répondre et se contenta de l'observer prendre une gorgée de thé. Il ne manqua pas la réaction du chef de guerre quand au goût que le breuvage avait prit en refroidissant. L'Hayashi devait reconnaître que l'amertume lui était restée sur la langue après avoir vidé sa tasse d'un trait. Il écouta la métaphore de Sô mais n'eut pas le temps d'y réfléchir que celui-ci poursuivait. La réplique qu'il prononça interpella Masatô. Lui, posséder du potentiel ? C'était bien la première fois qu'on lui disait ça - en dehors de sa mère mais cela ne comptait pas-.
Il hésitait encore sur sa réponse lorsque le chef de guerre lui recommanda de prendre congé en s'inclinant. Soupirant Masatô fit de même. Il était vrai que la soirée était déjà bien avancée.

- Vous avez raison, dit il en s'inclinant à son tour. Reposez vous bien.

Il récupéra sa Naginata au sol et se leva. Cependant, il prit le temps de répondre à la dernière phrase de son interlocuteur.

- Je peux très bien voir que mes décisions et mon opinion ont un impacte, Sô-sama. Et c'est justement pour cela que je ne peux prendre de décision avec vous ce soir. J'ai un peuple qui me fait confiance. Et je n'ai pas l'intention de le décevoir.

Sur ces mots, il se retourna. Alors qu'il allait franchir la porte, il reprit la parole ;

- Une dernière chose ; si l'homme peut aider un arbre à pousser, il ne peut rien faire contre les vents qui l’assiégeront pour le faire tomber. Si la paix est un arbre, nos peuples sont les vents et votre seigneur...est le typhon.

Il quitta la pièce sans autre parole.

Masatô avait retrouvé son samouraï qui lui avait remit son manteau et l'avait guidé vers une auberge. La kunoïchi les accompagnant s'était chargée de réserver les chambres pour la nuit.
Le seigneur pénétra dans la sienne après que ses trois accompagnateurs lui aient souhaité un bon repos et qu'il ait fait de même. Il ferma la porte et se dirigeât vers le futon qui avait déjà été déplié. S'y asseyant, il décida de réfléchir. Pourquoi, par Fujin, avait il accepté cette entrevue ?
Durant un instant, Masatô songea même à avertir ses accompagnateurs qu'il leur faudrait partir demain, avant l'aube. Cela aurait été une manière d'éviter une nouvelle confrontation avec le héron de Ryûzoji.
Il détestait l'admettre mais le jeune seigneur pensait effectivement à fuir. Il se sentait malgré lui comme un petit animal prit au piège. Pourtant, le chef de guerre ne dégageait pas la moindre once d'agressivité. Mais le seigneur Hayashi ne savait plus à qui se fier. Jamais il n'avait autant détesté ses responsabilités que ce soir là. Soudain, le bâtard du vent se leva brusquement et se mit à faire les cent pas énergiquement dans l'espace que lui offrait la pièce.
Oui, il maudissait ses responsabilité ce soir même. Et puis, au nom de Fujin, qu'est ce qu'ils allaient encore bien pouvoir se dire le lendemain ?! Continuer de refaire le monde en buvant du thé - thé délicieux en passant...mais ce n'était pas le sujet ! - et se regarder fixement, l'Hayashi essayant de comprendre son aîné qui avait plus de répartie qu'une femme enceinte ? Oui, bon, ce n'était pas la meilleure des comparaisons mais ce type avait réponse à tout aussi ! Et Masatô se sentait constamment en tord ! Il savait qu'il ne pourrait pas lui tenir tête une fois de plus. Il se sentait surpassé et détestait ça.
Il se laissa retomber sur son futon en soupirant à en fendre l'âme. Le bras appuyé sur sa jambe, il appuya son front contre sa paume ouverte, soupirant de nouveau. Fuir, non effectuer un repli stratégique, c'était risquer de s'attirer la colère de Sô mais rester à discuter avec ce dernier, c'était risquer de prendre une décision un peu trop...décisive justement. Il y avait à Furashu tout un clan qui lui faisait confiance, qui comptait sur lui. Et s'il prenait la mauvaise décision, tous en pâtiraient. Devait il partir avant l'aube et laisser au héron une excuse prétendant une affaire urgente à régler au palais seigneurial? Ou tout simplement lui faire face le lendemain en abrégeant, quitte à passer pour agressif ?
Il souffla une nouvelle fois et se laissa basculer en arrière pour finir allongé sur son futon, les bras en croix.

- Plafond, plafond, donne moi la réponse...fredonna-t-il. Bon sang, je me mets à parler au plafond moi.

Il rit faiblement, soupira, ferma les yeux.

- Qu'est ce que je fous là...lâcha-t-il.

Il resta ainsi plusieurs minutes dans la chambre silencieuse, seulement éclairée par la lumière de la lune et celles du dehors. Devait il se résoudre à demander leurs avis à ses ninjas et son samouraï ? Non, il ne voulait pas leur imposer cette responsabilité. C'était à lui de prendre la décision.

Ils partiraient avant l'aube, qui à entrer dans les mauvaises grâces du héron. Soupirant pour la énième fois, Masatô redressa et appela la kunoichi.

- Akiko-san ! Peux-tu venir ?

La kunoichi entrouvrit discrètement la porte.

- Saurais-tu me trouver de quoi écrire un message, s'il te plaît ? Ainsi qu'une lampe.

La brune au cheveux courts acquiesça et referma le panneau. Elle revint quelques minutes plus tard avec le nécessaire qu'elle posa devant son seigneur. Ce dernier la remercia. Elle s'inclina et sortit de la chambre, refermant derrière elle. Masatô allait partir mais ne comptait pas laisser le héron sans explication. Se saisissant du pinceau, il le trempa dans l'encre et se mit à l'ouvrage.

Sô-sama,
Veuillez pardonner mon départ si soudain, croyez bien que vous avez gagné tout mon respect durant cette soirée. Cependant, je crains que même avec toute la volonté qui m'habite, je ne saurais me permettre de vous écouter parler de vos rêves à nouveau en sachant que je ne peux les accomplir, aussi prometteurs soient-ils. Comme je vous l'ai signalé avant de vous quitter ce soir, le clan Hayashi m'accorde une confiance que je ne me permettrais jamais de trahir. Sans doute ai-je simplement peur de les décevoir. Ainsi, je ne peux prendre en votre seule présence une décision aussi importante, surtout en des temps aussi instables.
Je suis certain que nous nous reverrons et j'en serai heureux. J'espère toutefois que ce ne sera pas en tant qu'ennemi. Je vous apprécie, Sô-sama. Mais je tiens encore plus au bonheur et à la sérénité du clan Hayashi

Avec tout mon respect,

Hayashi Masatô
Seigneur du clan Hayashi



Il relu son message et décida que cela irait...avant de se souvenir d'une chose.

- Ah merde, reconnu Masatô. Il est aveugle, il pourra pas lire...Bon, tant pis, ajouta-t-il rapidement, il demandera à ses potes qui l'accompagnent !

Le lendemain, avant même le lever du soleil, Masatô et ses gardes étaient à la sortie du village. Le seigneur faisait face à sa kunoïchi.

- Voici une mission, Akiko. Attends à la maison de thé d'hier et remet ce message à Sô quand il viendra. Tu n'as pas d'explication à donner, sauf s'il te demande de qui est cette lettre. Quand tu la lui auras donnée, rejoins nous sur le chemin.

La kunoichï acquiesça et accepta la lettre. Masatô la remercia et, tandis qu'elle disparaissait dans l'ombre de la nuit mourante, le bâtard du vent et son samouraï s'en retournèrent à Furashu, suivit dans l'ombre par le second ninja.

_______________________________

"L'ennuie, c'est que si on meurt, on ne sera plus vivants
pour se dire qu'on aurait dû faire autrement."
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Sô Sesshû
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Jisei no Ôyashima
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Surnom: Moujin' sagi 盲人サギ ou サギの嵐 Sagi no arashi, Aosaginohi 青鷺火
Clan: Ryûzoji


MessageSujet: Re: Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ   Lun 9 Fév - 3:11

Le héron avait chanté et avait laissé derrière lui afin d’être emportée par le vent jusqu’aux oreilles de qui souhaitera bien entendre sa chanson. Derrière la porte, il avait délaissé le seigneur du clan Hayashi sans véritablement connaitre l’impact que pourrait avoir ses mots dans un avenir prochain. Il l’avait délaissé afin de le laisser pondérer à la question qui avait été soulevé. En ce jeune homme, il avait su y lire le potentiel d’un grand seigneur, cependant ce dernier avait tant à apprendre. Le chemin vers la sagesse et l’illumination n’est point une route facile à entreprendre et parfois, ce qui apporte un homme sur cette route provient de là où on ne l’aurait cru possible. Parfois, il ne s’agit que d’une question, dont la réponse devient la quête, parfois il suffit d’une action afin de pousser un homme à prendre une autre direction. Dans certains cas, il s’agit un peu des deux… mais à chacun son chemin. Il ne faut point se fier au visage de l’homme en harmonie pour ce faire une opinion de la route à venir, car derrière le visage paisible de cet homme s’y trouve un passé.

L’harmonie ne peut qu’être atteinte, non seulement par le sacrifice de soi, mais en acceptant que ce qui est, ce qui fut et éliminer le doute dans ce qui sera. Le maître héron sait qu’il ne possède aucun contrôle sur ce qui sera, car bientôt sa personne ne sera plus qu’un souvenir. Progressivement, celui-ci devient une relique du passé. Il est un vétéran de la guerre, de temps anciens et pour un avenir prospère, les gens tel que lui doivent apprendre à céder leur place.

Les pieds de l’homme touchaient le parquet avec légèretés alors qu’il avançait tranquillement dans l’établissement qu’il avait précédemment su dessiner dans son esprit. Il se laissait toutefois guidé par les pas d’un de ses accompagnateur jusqu’à sa chambre pour la soirée. Pas à pas, il progressait derrière les pas nettement plus lourds de l’homme qui se trouvait devant lui. Le héron avait appris à démontrer grâce dans ses mouvements, même les plus habituels, il avait appris avec le temps à vivre en union avec le monde qui l’entourait, devenir qu’un avec l’univers. Chaque mouvement était exécuté avec finesse et précision, nulle perte d’énergie inutile. Il avait appris à danser avec le vent et suivre la rivière. Un tel éveil n’avait pas été possible lors de jours anciens. Bien que l’homme qu’il fut existé toujours, il a su telle une fleur à travers les saisons, se transformer. Le voilà à l’été de sa vie, mais bientôt le parfum chaleureux de cette saison laissera place au vent frais d’automne. Bientôt, il ne sera qu’une fleur à l’aube de son déclin… mais si seulement il a su transmettre sa sagesse à une fleur plus jeune, au printemps de sa vie, l’automne sera alors une saison à travers laquelle il pourra vivre avec un sourire en attendant son hiver.

«Vous voilà arrive à votre chambre Sô-dono…
-Merci cher ami, allez-vous reposer…» Répliqua-t-il avec un léger sourire.

Le visage de notre protagoniste pouvait être difficilement perçu à travers les ténèbres, la flamme de la lanterne ne semblait point vouloir offrir lumière pour ceux qui en avait de besoin. Bien entendu un homme ne possédant point le don de la vue apprend à créer sa propre lumière dans son monde perpétuellement plongé dans les ténèbres. Sans la lumière en soi, le soleil lui-même ne peut briller suffisamment fort afin d’éclairer la route.

Suivant ses paroles, le héron ouvrit le shôji avant de le refermer derrière lui après en avoir traversé le seuil. Nul guide pour lui dire où tout se trouvait dans la pièce, il ne fit que quelques pas en avant puis il se mit à genoux. Le visage tranquille, il se mit alors à songer à ce qui allait l’attendre à son retour. Les parfums de l’établissement possédaient quelques similarités avec les odeurs de son domicile, cependant le village chantait une mélodie bien différente de celle de la cité. Sous la douce mélodie de la prospérité, il pouvait toujours y entendre le vieux couplet du malheur et de la guerre qui avait su marquer l’histoire. Il pouvait toujours sentir le parfum de la mort et du sang malgré les fleurs qui avaient su recouvrir les champs où de nombreux braves êtres avaient tombés. Le vieux héron porta alors ses mains à son visage… et le parfum de jours ancien ne fit que s’amplifier… jamais le temps ne pourra laver les tâches du passé… mais si les fleurs avaient su repousser là où la mort avait su projeter son ombre, peut-être qu’il y avait toujours de l’espoir.

Cette nuit-là, le héron trouva difficilement le sommeil. Bien qu’il s’agisse de vestiges du passé, il pouvait ce soir entendre derrière le chant des criquets dans la nuit chaude le gallot des chevaux de guerres. Il espérait ne jamais devoir entendre ce chant funèbre et espérait que le jeune seigneur Hayashi allait prendre son offre en considération. En ce qui concernait le seigneur Ryûzoji… il ne pouvait qu’espérer être en mesure de convaincre son jeune seigneur que la paix avec le clan Hayashi est la seule façon d’assurer la prospérité.

Le lever fut avec le chant du coq. La chaleur du soleil caressa le visage du héron alors que son escorte fit venir de l’aide local afin d’assister notre protagoniste dans sa routine matinal. Bien qu’il fût en mesure de faire de nombreuses choses par lui-même, un peu d’aide était toujours bienvenu. Une jeune femme possédant le doux parfum du jasmin aidait ce matin notre charmant ténébreux en lui peignant tranquillement sa longue crinière. Assit en seiza, il avait entamé avec celle-ci une conversation des plus légères, en apprenant un peu plus sur la vie actuelle au village. Toutefois, cette conversation fut interrompue par une voix familière.
«Sô-sama, un message pour vous nous est parvenus
-Entrez afin de m’en faire la lecture»

Le shôji glissa alors, mais ne s’était pas immédiatement refermé. L’homme ne savait point s’il devait poursuivre en la présence de la jeune femme.

«Je vous remercie pour votre temps et votre aide, s’il vous plaît, accordez nous un moment»

Sans rien ajouté de plus, affichant un délicat sourire, la jeune femme se leva alors tout en croisant l’homme à la sortie avant de refermer derrière elle le shôji.

«Il s’agit d’un message du seigneur Hayashi
-Je vois… prenez place afin de m’en faire la lecture»

L’homme s’installa donc en face de Sô et lui fit la lecture de la lettre du jeune seigneur Hayashi. Le visage du héron devint alors un peu plus sérieux alors qu’il remplaçait progressivement la voix du lecteur par celle du seigneur lui-même.

«Je vois…» Dit-il avant d’afficher un petit sourire «Il s’agit là d’un homme bien, je suis heureux de l’avoir rencontré, les rumeurs ne lui rendaient nullement justice… a-t-il déjà quitté le village ?
-Hai
-D’accord… dans ce cas, simplement lui retourner le message suivant. Le vieux héron est heureux d’apprendre que sa chanson fut entendu par l’oreille d’un sage et respecte les choix de celui-ci, mais espère tout de même que celui-ci tentera de se remémorer le refrain et le chantera à son tour dans un avenir prochain»

Un messager fut alors envoyé, les paroles de Sô toujours aussi cryptique que poétique l’interprétation des paroles n’est que correcte lorsqu’elles trouvent leur chemin dans la bonne oreille.

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Rokudenashi-fū to arashi [Ft. Hayashi Masatô] -TERMINÉ

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