Veuillez vous connecter pour entrer dans le nouveau monde des Samurais !



 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 [RP ouvert aux Mogami] Il suffit d'une étincelle pour rallumer le Feu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité

Invité




MessageSujet: [RP ouvert aux Mogami] Il suffit d'une étincelle pour rallumer le Feu   Sam 14 Juin - 16:17

Combien de jours s'étaient écoulés depuis ? Il avait quitté les siens depuis maintenant une semaine environ, demandé par l'Empereur lui même, le voilà qu'il s'était embarqué dans une quête en compagnie d'un autre Seigneur, ce chien de Daîdoji... Cette mission si spéciale était à leur portée, quelle ne le serait pas d'ailleurs ? Un Mogami décidé et fonçant sur son objectif est comme un Feu dévorant tout sur son passage, marchant sur les corps sans vie de ses victimes, baignant dans le sang coulé de ses ennemis. Nulle pitié, nulle grâce pour ceux qui se mettront sur son chemin. Voilà ce qu'est un combattant du clan Mogami. Et lui, il en était le Seigneur, respecté de tous, celui qui avait su mener son peuple à la liberté.

Pourtant, ce qui fut ne fut point prévu par le Seigneur Mogami... Une victoire éclatante, non sans dégâts, mais une victoire complète... Cela il aurait pu le crier haut et fort avant même d'être parti, mais pourtant il se retrouva coincé là bas. Un compagnon d'arme ponctuel, trop de confiance peut être, et voilà qu'il avait fini par se faire coincer par un Daîdoji. Ah non, pas en combat singulier, non ces hommes sont bien trop lâches pour ça... Non, un piège perfide, sans honneur, sans courage ! Tenter de l'enterrer vivant... Comme si le feu du volcan pouvait s'éteindre en le couvrant. C'est mal connaître le Mogami, c'est mal connaître ceux que l'on surnomme parfois les maudits de Kazan, non ce Feu fera même fondre la plus dure des pierres.

Jinpachi était pourtant mal en point, quelques blessures, pas suffisamment pour engager une crainte sur ses chances de survie bien entendu, mais suffisantes pour lui infliger une fatigue à la fin du combat assez pesante pour ne pas pouvoir réagir à cette perfidie. Quand il se réveilla, rageur, il n'avait qu'un seul nom en tête, cela aurait pu être celui de sa nièce, mais non, il s'agissait de cette moitié d'homme, ce Nobuyoshi. Etrangement ses blessures avaient été pansées, soignées... Combien de temps était-il resté endormi ? Il se mit alors à se frayer un passage parmi les décombres, parmi cette terre étouffante, ces pierres lourdes et gênantes, un passage vers cette lumière qu'il voyait, signe de sortie de ce tombeau qui n'était pas le sien.

La voie dégagée, il ne put que s'arrêter un instant, se remémorant chaque détail, chaque combat, chacun de ses hommes qui étaient tombés. A coté se tenait sa nièce, allongée, gisant sur le sol avec le peu de vie qui lui restait. S'approchant alors, il rechercha son pouls et à sa grande joie, il se rendit compte qu'il n'était pas le seul survivant de ce piège. Sans grande précaution, il attrapa le corps frêle de sa nièce et le porta tout en marchant vers la sortie de cet enfer.

Que pouvait-il se passer à Kazan ? Comment ses hommes se comportaient en son absence ? Ses pas le guidèrent au bout de plusieurs longues minutes à l'extérieur, retrouvant enfin une végétation moins hostile, ainsi que sa monture qui l'attendait patiemment, probablement bien fatiguée et assoiffée.


- Encore un dernier effort ma belle...

Il déposa le corps de sa nièce sur l'avant de la monture, près de son cou, puis flatta l'animal d'une caresse sur sa joue. Combien de fois l'avait-elle sortie de situation difficile ? Une chance que ce traitre n'ait pas pensé à abattre cette jument. Il grimpa à son tour sur le dos de celle qui supportait le plus le Seigneur Mogami, puis d'un léger coup de talon dans les flancs, il indiqua à l'animal de prendre la route.

Le chemin allait être long, il se rendit alors en premier lieu vers la première rivière qu'il put trouver afin de faire paître sa monture quelques instant et lui offrir la possibilité de se décrasser et se désaltérer. C'est à cette première halte qu'il prit soin d'elle. Comment définir cette relation d'ailleurs ? Une jeune effrontée qui n'avait plus que lui comme famille. Une fille qu'il avait du mal à voir grandir, mais possédant tout le courage et la volonté d'un Mogami. Quelques écorchures sur les bras, sur le visage, elle ne semblait pas blessée grièvement. Déchirant un pan de son linge, il nettoya brièvement ces blessures légères, puis reprit le chemin qui les conduirait jusqu'à Kazan. L'Empereur attendra, il l'avait envoyé tout droit dans un piège, et puis ils devaient le croire mort à cette heure, un avantage qu'il ne manquera pas de préserver pour un futur effet de surprise.

Les heures passaient, le soleil continuait sa route dans le ciel, approchant du coucher, puis un autre jour encore... Au total, il leur fallut deux jours entiers, une halte dans un abri de fortune pour la nuit avant de voir au loin ce qu'était leur fierté. Le silence n'avait pas quitté ces moments en deux jours, mais il voyait bien que sa tête de mule de nièce revenait peu à peu à ses esprits. Elle parlera bien assez pour deux lorsqu'elle se réveillera alors autant profiter un peu encore du silence et de ces instants de calme. L'allure de sa monture fut moins rapide pour le coup, comme pour profiter de ces instants. Ils revenaient à la "maison". Leur arrivée d'ailleurs devait certainement s'annoncer dès lors que les guets purent les apercevoir au loin. Il était reconnaissable avec son armure, ses couleurs, sa monture, ils ne pouvaient se tromper sur le visiteur qui allait bientôt franchir les portes de son village.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité




MessageSujet: Re: [RP ouvert aux Mogami] Il suffit d'une étincelle pour rallumer le Feu   Lun 30 Juin - 15:18

Combien de temps avait-elle tenu éveillée ? Des flashs survenaient, où elle se voyait, elle et son oncle inconscient, basculer dans le vide. Elle se souvenait d’une douleur… de douleurs… Son corps entier était une douleur. Son nez avait arrêté de saigner, mais elle sentait encore cette sensation, plutôt étrange, d’avoir le nez bouché, mais de pouvoir quand même respirer. Et après ? Elle avait pansé comme elle pouvait les blessures de son oncle évanoui, avant de sombrer dans l’inconscience à son tour.
Une inconscience peuplée de scénario, de créatures venimeuses et de visages… Un visage revenait. Celui de cet avorton de seigneur du Nord. Seigneur… pfff tu parles. Seigneur des couards. Elle ne l’oublierait jamais ce visage. Celui de cet homme qui avait tenté, le plus impunément du monde, de mettre un terme à l’existence des derniers survivants de la famille Mogami.
Mais il ne s’en sortirait pas comme ça. Elle comptait bien le retrouver et lui demander des comptes. Une fois qu’elle serait rétablie et formée. Une fois que sa condition le lui permettrait.

Pour l’heure c’était surtout de soins dont elle avait besoin.

Kikue se sentit de plus en plus souvent bougée, trimballée mais avec une certaine douceur, un pas régulier, un bruit particulier… Ses yeux s’ouvrirent à demi avant de se refermer presque aussitôt. Il était trop tôt. Son corps n’était pas habitué aux traitements qui lui avait été infligé, plus ou moins volontairement. Et de toute façon, elle ne risquait rien. Elle sentait la présence… sa présence. Celle de son oncle. Donc il s’en était sorti, et devait être suffisamment remis pour la sortir à son tour de ce pétrin. Le mot est faible.

Qu’allait-il penser ? Qu’allait-il lui dire sur le fait qu’elle soit entré arbitrairement avec eux dans ce dédale de grotte agrémenté de créatures dont les crocs faisaient la taille d’un homme, et de guerriers sortis de nul part aux pouvoirs étranges. Il avait toujours voulu la protéger, parfois un peu trop à son goût mais le fait est qu’on ne lui demandait pas spécialement son avis.

Puis de nouveau un trou noir. Quand elle revint peu à peu à elle, elle entendit des cris, des bruits de sabots, des grincements… des odeurs de marché et de sueurs, mêlée à une autre…. Beaucoup plus forte. Les sensations revinrent petit à petit… sa position n’était pas des plus confortables à vrai dire. La tête en bas, le sang lui montait au cerveau, un peu trop à son goût. Sa respiration était difficile aussi… elle déduit qu’elle était installée à la manière d’un sac de riz, sur le garrot d’un cheval à en juger par le balancement régulier. Il faut avouer que le bruit de sabots frappant le sol d’un pas franc et dur donnait une petite indication.
Les yeux ouverts, mais encore trop faible, ou flemmarde, pour se redresser, Kikue se contenta de tourner la tête vers leur destination. Elle reconnut avec soulagement les battants familiers de la porte de sa ville natale : Kazan, le volcan. Cette excursion n’avait pas été spécialement longue, mais si Kikue était enchantée à l’idée de mettre un peu de piment dans sa monotonie routinière, elle était loin d’imaginer que cela se finirait dans un tel scénario. Enterrée vivante.
Si cela ne l’avait pas spécialement rassurée sur le moment, ça n’avait pas ébranlé d’un pouce ses ambitions. Au contraire. Si elle avait eu l’entrainement adéquat, Daidoji Nobuyoshi, rien que le nom du vieil homme lui donnait des nausées, n’aurait certainement pas eu l’occasion qui s’était offerte à lui de faire disparaître les derniers représentants du nom. Ils avaient frôlés la mort.
Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale.

La Mort. C’était une chose à laquelle elle n’avait jamais vraiment pensé. Certes, la faucheuse avait déjà emporté ses deux parents, et viendrait pour elle un jour, comme elle viendrait pour son oncle. Mais la perspective de mourir ne l’avait jamais effleurée. Maintenant qu’elle avait manqué de se faire ensevelir vivante… Kikue était obligée d’y penser. Avec la voie qu’elle choisissait, elle pourrait partir à tout moment et ne jamais plus revoir ces terres. Cette fois elle était revenue. Mais qui sait si la prochaine fois elle aurait le temps de revoir cette palissade.

Ragaillardie par des idées vengeresses, elle parvint à se redresser et se laissa doucement glisser au sol. Vacillante malgré son regain de force, elle agrippa les crins de la jument avant d’attraper une rêne, plus pour se donner la force physique de continuer que pour réellement se tenir debout. La grotte était à deux journées à cheval de la ville. Cela faisait donc au moins deux jours qu’elle n’avait pas marché… ni mangé.

Fébrile, mais s’efforçant de tenir le coup, elle marcha à coté de la jument jusqu’au palais. Elle n’avait même pas jeté un regard à son oncle. A vrai dire, sa marche relevait plus de l’automate que de l’humain. Plus que quelques mètres… quelques pas avant de pouvoir combler le trou noir qui avait pris la place de son estomac.
Revenir en haut Aller en bas
 

[RP ouvert aux Mogami] Il suffit d'une étincelle pour rallumer le Feu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Elias | Il ne suffit pas d'exister, il faut vivre.
» Bal costumé d'All Hallows' Even. [OUVERT À TOUS]
» Demande de partenariat (ouvert aux invités)
» Le Partenariat est-il ouvert aux invités?
» A coeur ouvert => Pierrick !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HRP :: Corbeille-