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 L'écrivain et l'autre (En cours)

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MessageSujet: L'écrivain et l'autre (En cours)   Dim 25 Jan - 23:07


Senken Ko

 
"Et je sus que plus jamais je ne percevrais quelque chose d'aussi beau"


 
✗ Nom : Senken
✗ Prénom : Ko
✗ Âge : 20
✗ Titre : Ninja
✗ Clan : Osaki
✗Armes: Double katana allegés
✗Plus grande peur: Mourir

 



  
Mon Corps
10- 20 lignes

/!\ Il est conseillé de lire la partie histoire en premier /!\

Il me semble nécessaire d'ajouter une note sur mon apparence physique. Que ce soit pour que le lecteur puisse mieux visualiser mes récits, c'est dans un réel soucis de réalisme que j'en viens de me détailler. Que le lecteur averti garde en mémoire que cette description est subjective est biaisée par le jugement que je porte sur ma propre personne -bien que j'essaie de le rendre aussi objectif que possible-.

Tout d’abord, il est bon de dire que je suis de taille légèrement supérieure à la moyenne. Je ne saurais préciser celle ci mais il me semble que je dominais de par ma taille la plupart de mes interlocuteurs. D'un autre côté, je suis sûrement en dessous du poids moyen, ma relative maigreur étant dissimulée par mes vêtements amples. J'ai quand même observé une hausse de masse musculaire depuis mon entraînement, même si celle ci reste dérisoire. Aucun problème de proportion à reporter: il me semble que mon corps, même s'il n'épouse pas les canons de beauté de notre époque, me semble tout de même attirant. N'y voyez pas là l'expression d'une quelconque vanité, me vanter est l'un des exercices les plus difficiles à mes yeux.

Pour commencer, je détaillerai mon visage.  Mes yeux sont plus en amandes que la plupart de mes concitoyens. Mes iris sont vertes, d'un vert que je comparerais avec celui d'un gazon frais. Je conçois que cette comparaison n'est pas avantageuse, mais la couleur de l'herbe fraîche me semble la plus vraisemblable et je ne me lancerais pas dans des descriptions pompeuses. J'ai des traits plutôt fin, peut être à outrance. Mon nez est discret, ma bouche fine et peu expressive, mon menton fin et fragile. Mais cheveux tombent sur mon front en mèches fine et régulières. Ce sont donc mes traits fins et la couleur anormale de mes cheveux qui me démarque du reste de mes camarades.

Note : J'ajouterai que depuis ma possession de la part d'Emi, hors du changement de la couleur de mes cheveux -due ou non à cette même cause- que mes canines ont poussées et que mes ongles ont aussi grandis et sont devenus plus rigides. il semblerait que ma vue, mon ouïe et mon odorat se soient développés au dessus des capacité ordinaires d'un humain.


  
Mon Esprit
10- 20 lignes

/!\ Il est conseillé de lire la partie histoire en premier /!\


Il me semble qu'est venu le moment où je dois ajouter une note sur mon caractère. Cet ouvrage n'étant là que pour retracer ma vie, je l'écris pour le lecteur désireux de me comprendre, ceux voulant juste connaitre mon histoire peuvent passer leurs chemin.

Tout d'abord, je m'efforcerais de lister certains de mes points forts. Je commencerai par la curiosité, bien que celle-ci soit aussi considérée comme une défaut par bien des gens. J'avouerai qu'elle ma bien desservie par le passé, mais cet événement mis à part, j'estimerais qu'elle est plutôt un atout. J'espère que vous n'y verrez pas une marque de vantardise, mais j'y ajouterais l'intelligence. Peut-être est-ce parce que j'ai passé ma jeunesse à apprendre, mais il semblerait que la vitesse à laquelle j'apprends est plus élevée que la moyenne. Pour continuer, je tiens à citer le sens de l'observation. Bien que fortement lié à la curiosité, l'ajouter dans la liste était nécessaire. Cela me poste certains problèmes, notamment lorsque je commences trop a analyser ce que je vois, ce qui me pousse assez souvent à être méfiant envers tout ce que je croise. Peut-être que cette tendance à la méfiance est aussi un dérivé de ce qui s'est passé dans la vallée des peurs.

Maintenant, mes points faibles, ou défauts. J'ai dû raccourcir cette liste qui aurait été vraiment trop longue si j'avais voulu être exhaustif. Je ne citerais donc que mes principaux défauts. Tout d'abord, mon manque d'expérience en relations humaines. Bien qu'ayant rencontré un nombre incalculable de gens lors de mes années de vie nomades, je n'ai jamais réussi à me faire de véritables amis. Je ressens encore cette lacune lorsque j'essaye de me sociabiliser, mon manque de pratique en tant qu'enfant me laissant sans moyen de continuer une conversation après les politesses habituelles. Comme dit précédemment, je me dois de mentionner la curiosité ici aussi. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, le chapitre 4 de mon histoire étant une preuve assez bonne des mauvais côtés de ma curiosité. J'ajouterais aussi que je manque réellement de présence. Même si lorsque je me mets à parler et à conter une histoire la plupart des gens m'écoutent, lorsque je reste silencieux, c'est à peine si les gens font attention à moi. Je ne sais si citer cela comme un défaut est valable pour un ninja, mais cela me semble être un réel problème dans la vie de tout les jours. Dans la même veine, je suis plutôt effacé. Cela vient sûrement du fait que je sois la plupart du temps en discussion avec Emi, mais je parle peu, ce qui mène les gens à penser que je ne sais pas imposer mes idées.

Et dernièrement, je compte aussi ajouter une partie sur Emi pendant qu'elle n'est pas là. La liste de ses qualités étant bien trop longue, je n'en citerais que quelques unes, prenez ceci comme une note de bas de page, quelques détails mineurs.

Tout d'abord, je ne peux que louer l'étendue de ses connaissances. Plus que nulle autre personne que j'ai rencontrée à ce jour, ses connaissances touchent tout les aspect du monde commun, et même plus. Des noms des plantes au bord de la route jusqu'au nom du seigneur local, ses connaissances sont aussi vastes que cette terre. Je ne parlerais pas de ses capacités de réflexion tant elles sont effarante. J'avouerai aussi qu'elle est quasiment dénuée d’orgueil et ne demande jamais rien, patiente, elle se contente d'attendre son heure. Elle n'est pas trop bavarde, juste assez pour être à l'exacte limite entre l'ennui et le trop plein de discussion. Elle sait aussi prendre de bonnes décisions. Même si cela arrive très peu souvent, je me remets à ses conseils en certaines occasions, et son jugement est très souvent meilleur que le mien.

   
Mon Bushido



Préface
«L'homme écrit pour se
Rappeler qu'il fut un jour
L'enfant qu'il n'est plus
»




C'est aujourd'hui que je commence ma biographie. J'ai décidé de coucher mon histoire sur papier pour en garder une trace ou la léguer si le besoin s'en fait sentir. Je consignerais le plus de détails et d'informations dans ces volumes sans essayer d'être exhaustif, mais plutôt de développer les aspects qui pourraient intéresser le lecteur. Une autre des diverses raisons qui me font écrire mon histoire en ce moment est le pas que je m'apprête à faire dans une poignée de jour. En effet, je devrais rejoindre le clan Osaki. Me renseignant sur ce clan, j'ai vite découvert que leurs méthodes étaient décriées par certains et même qualifiées de mauvaises par d'autre. Rejoindre un clan composé de personnes considérées comme mauvaises par l'opinion publique ne me dérange pas, le mal étant tout aussi dur à faire que le bien, je serais sans aucun doute soumis aux mêmes genre d'épreuve. Les hommes bons tuent comme les mauvais, et ayant déjà tué quelqu'un j'estime pouvoir recommencer si la situation le demandait. A la suite de ce prologue, je reviendrais sur divers instants de ma vie auxquels j'ajouterais des haïkus de ma propre composition. Mais avant de commencer à narrer mon histoire, revenir rapidement sur celle de mes parents me semble indispensable.
Chapitre 1:
«Les lames s'entrechoquent
Mais le samouraï s'en va,
La geisha sourit
»


Je ne pourrais rapporter ici que ce qui m'a été raconté, cette partie ne sera donc qu'une mise à plat des bribes d'informations que j'ai reçu de mes parents. Mon père, Akihiko état un soldat lors de la Grande Guerre. Il n'avait que 20 ans au début de celle-ci. Il n'était pas le meilleur des samouraïs, mais savait se servir de son épée suffisamment bien pour avoir survécu pendant huit ans. En l'an 711, il quitta l'armée après une carrière régulière, sans faits martiaux légendaires, mais avec une lente mais satisfaisante montée en grade due à son mérite et son efficacité à la tâche. En tant que déserteur, il fut obligé de changer son prénom et le diminua en un simple Aki. C'était donc un samouraï fort de huit ans d'expérience de guerre qui quitta celle-ci, laissant sa tenue de combat et autres possessions derrière lui, ne prenant que ses gages amassés pendant ces longues années et son sabre. Il retrouva une geisha dont il était tombé amoureux, Iyo et demanda sa main. Elle accepta et tout deux partirent sur les routes en quête d'une autre vie loin des guerres où fonder une famille et vivre sereinement. C'est après deux ans de voyages que je naquis. Mon père ayant acheté un bœuf pour tirer ce qui ressemblait à une calèche si l'on peut considérer comme tel un chariot de deux mètres sur deux dont le sol était couvert de paille pour pouvoir dormir à l'intérieur et un toit pour s'abriter de la pluie en cas de besoin. Ma mère failli mourir des suites de l'accouchement mais fini par s'en remettre après deux semaines de convalescence.
Chapitre 2:
«L'enfant change vite
Sous le cerisier fleuri,
La route continue
»


Je n'ai que peu de souvenirs de mes premières années, comme tout les enfants. Seules des bribes de mémoire fugaces demeurent sur les étagères de ma mémoire. La guerre étant finie, mes parents et moi purent continuer à errer à travers les territoires de différents clans. Pendant ce temps, il m'apprit à lire et à écrire. A en croire ce qu'ils mon raconté et ce dont je me souviens, c'est avec certaines facilités que j'arrivais à tracer mes caractères et déchiffrer sur écrit sur du papier par mon père. Le bœuf qui tirait la maison mourut l'année de mes cinq ans et il fallu en acheter un autre. Comme il était mort de vieillesse, je me souviens que nous l'avions découpé et que nous avions pu en tirer quelques morceaux de qualités. La viande était raidie à cause du labeur et des muscle, mais elle restait incroyablement délicieuse. C'est avec une pointe de honte que je confesse au lecteur que le souvenir de ce repas est un des souvenirs, si ce n'est le souvenir le plus clair qui me reste de mes cinq premières années. Cette première partie de ma vie fut la plus calme car étant sur la route, mon monde se bornait aux alentours de notre caravane et à mes deux parents. Il arrivait que nous croisions des voyageurs sur la route, mais ceux-ci restait très peu souvent avec nous plus d'une journée. Je prenais plaisir à recueillir les témoignages de certains d'entre eux. Un des voyageurs que nous avons croisé était un samouraï errant de ville en ville à la recherche d'adversaires à défier. Il voulu défier mon père qui finit par accepter au bout d'un moment. Il me sembla alors que mon père était au final plus doué à l'épée que ce que j'avais pu entendre de sa part. Je me rends compte à présent que c'était sûrement de la modestie, humble qui il l'était, ce n'est pas étonnant. Ma mère s'était assise à côté de moi et caressait mes cheveux alors que nous regardions le combat. Cela se passa vite, en quelques coups le samouraï errant se retrouva sans épée et un genou à terre. Par la suite, il m'expliqua que mon père avait su attaquer très précisément, et non pas en force.
Chapitre 3:
«Les feuilles tombent,
Le caractère se forge
Mais le vide s'installe.
»


Une paire d'années plus tard, lors de mes huit ans, mon père accepta enfin de m'enseigner les bases du combat à l'épée. A cause de mon jeune âge, je ne maniais qu'une épée de bois, car une réelle épée aurait été bien trop lourde. D'ailleurs, l'épée que j'utilise à ce jour est plus légère qu'une épée normale, n'étant pas un grand épéiste, je comble mes lacunes comme je le peux. Il ne m'appris rien de plus que la manière de tenir un sabre correctement, avoir une garde propre et les différents points sensibles. Il avait quitté l'armée car il était dégoûté de la violence et aujourd'hui encore je ne souviens pas l'avoir vu violent d'aucune manière. C'est d'ailleurs dans la lignée cette éducation la plus exempte de violence possible qu'il me légua sa manière de voir le monde. Si les gens se catégorisaient comme bon ou mauvais, soit une seule face d'une pièce, nous cherchions à être la tranche. A la croisée des deux, observatrices des piles ou faces du destin qui ne tombent que sur une seule face, occasionnellement actrice mais très peu souvent finalité. L'expérience de la vie me mena à modifier cet enseignement à ma sauce, mais je vous laisse vous reporter à la partie correspondante  pour en savoir plus. Hors de l'usage d'un sabre, la continuation de l'apprentissage de l'écriture me prenait tout mon temps. Mon père m'ayant introduit à l'art du haïku et à l'écriture d'histoires, j'utilisais les témoignages amassés lors des précédentes années comme course d'inspiration et je vendais certains d'entre eux à des habitants des villages que nous traversions. Je gardais les meilleurs dans une petite boite en laque achetée grâce à cet argent que je dissimulais sous une planche de la maison qui pouvait se retirer. Sur les centaines d' haïkus que je pu écrire durant les 8 ans d'errance à travers le pays qui suivirent mes débuts d'écrivain, je n'en ai gardé qu'une petite dizaine. En parallèle des enseignements qu'il me dispensait, il m'enseigna aussi à jouer au go ainsi que les divers usages à respecter selon les situations. Sans fierté et orgueil déplacé, j'ose préciser que mon niveau en tant que joueur de go est plutôt élevé. Seule l'ombre de la solitude commençait à me peser. Les villages dans lesquels nous passions regorgeait d'enfants de mon âge jouant les uns avec les autres. J'avouerai que l'absence d'amis de mon age commença a me peser rapidement, mon univers s'arrêtant à mes parents. Chaque fois que nous arrivions dans un village, j'essayais de me sociabiliser avec eux, mais je finissais vite par être assis en tailler avec un groupe d'enfant attentif à mes histoires. Dès que je leurs disais que je venais de très loin, tous insistaient pour que je leurs racontent des fables ou même que je leurs parle de rencontres que j'avais fait auparavant. Ils semblaient tous envieux de mon mode de vie mais j'aurais tout aussi aimé être à leurs places. C’est aussi à ce moment que je découvris ma facilité à capter l’intérêt des gens lorsque je parlais -j'appris plus tard que cela s'appelait l'éloquence-. En effet, lorsque je me mettais à conter des histoires ou discuter, les gens se mettaient à boire mes paroles, ou du moins à prêter une oreille intéressée a mes propos.
Chapitre 4:
«Les yokaïs s'agitent
L'enfant dévale la pente
Le renard observe.
»


C'est la première fois que je conte cette partie de ma vie que je passe aisément sous silence. C'était l'année de mes 15 ans, en hiver. Nous étions sur les terres du clan Osaki et nous nous installions sur le coin de  la route pour la nuit. Comme à mon habitude, j'errais dans la végétation environnante à la recherche de quoi que ce soit digne d’intérêt. Mon père m'avait ordonné -et je pèse mes mots- de ne pas m'aventurer trop loin et surtout de ne pas partir vers le Nord. Je dois avouer que cet interdit, chose à laquelle j'étais très peu souvent confronté m'a fortement influencé pour mon escapade nocturne: je choisissais directement d'aller vers l'endroit défendu par mon père, ce qui se révéla être une des pires -ou la pire- décisions de ma vie. Je n'ai que peu de souvenir de la manière dont j'arrivais en ce lieu, mais la suite des événements reste gravé dans ma mémoire. Plus j'avançais, plus la nature était pervertie. Cela ne se sentait pas au début, mais au fil de ma marche irrégulière a travers les buissons et autres hautes herbes, l'atmosphère devenait de plus en plus pesante. Ici et là, des silhouettes fantomatiques traversaient mon champ de vision pour disparaître derrière un obstacle dès que j'essayais de la détailler. C'est alors que la situation s'envenima. Un branchage sur lequel je marchais craqua et tout s'anima. Des buissons, des arbres, du sol et dans les cieux, une dizaine de paires d'yeux luisants apparurent dans l'obscurité épaisse de cette nuit sans lune. Me mettant à courir aussi vite que mes maigres jambes m'autorisaient à le faire, je dévalais une pente, puis deux avant de traverser un ruisseau. Les éléments du décor se succédaient et je finis par me perdre. Les monstres avaient fini par perdre ma trace mais j'avais perdu mon chemin. M'adossant à un arbre proche, je pris une petite pause pour essayer de me calmer. Mes membres tremblaient, j'avais du mal à reprendre ma respiration. Plus que la peur suscitée par les monstres, c'était l'atmosphère du lieu qui m'effrayait. Me relevant en m'appuyant sur le tronc d'arbre, je commençais à errer dans la vallée en essayant vainement de retrouver mon chemin. Je ne saurais dire combien de temps ma marche dura mais je croisais encore deux fois des groupes de monstres -qui à la réflexion se révélèrent être des yokaïs. C'est alors qu'elle apparu. Blanche, majestueuse Mon souffle s'arrêta en la voyant, je savais déjà que je ne pourrais m'échapper cette fois-ci. C'était un yokaï renard, un kitsune. J'appris plus tard que le nombre de queue d'un yokaï de cet espèce représentait sa force, sa sagesse et son âge, mais à ce moment, ce ne fut qu'avec un brin de curiosité que je fixais les neufs queues de ce spécimen. Elle me demanda si je voulais sortir de cette vallée, retrouver mes parents, ma quiétude d'antan. N'étant pas en mesure d'articuler un mot ou une phrase, j'acquiescais alors qu'elle se rapprochait de moi. Elle me proposa un pacte par lequel je pourrais sortir de la forêt. La contrepartie me sembla dérisoire, il fallait que j’accueille son  esprit en moi. Elle me raconta plus tard que malgré ses neufs queues, son pouvoir c'était affaibli au cours des dix dernières années. Elle voulait revoir le monde extérieur encore une fois, sortir de cette vallée sans se faire tuer par le premier venu. Elle m'expliqua aussi que j'entendrais sa voix à travers mes pensées, que je lui répondrais par la voix de mon esprit, mais que sa présence s'arrêterait là. Mais pour moi qui était à deux doigts de m'évanouir, je ne relevais pas les termes précis du contrat, je me contentais d'accepter, trop désireux de sortir de cet enfer. C'est alors qu'elle scella cette promesse en accomplissant le plus grand prodige que mes yeux ait pu voir. Instantanément, elle se transforma en femme, d'une beauté qui restera imprimée dans mes yeux jusqu'à la fin de ma vie et à laquelle je n'arriverais jamais à rendre justice sous mon pinceau. Elle s'approcha de moi et m'embrassa. Le contact de nos lèvres me fit ressentir une vive douleur, mais l'instant précédent, mon être entier n'avait d'autre perception que sa personne. Sa voix, son odeur, la douceur de sa peau, son apparence, le léger goût de ses lèvres resteront sûrement une des choses les plus belles qui m'ait été autorisé de percevoir lors de ma courte existence. Instantanément elle disparu, me laissant seul à nouveau dans l'enfer que j'avais pénétré. La manière dont je sortis de la vallée resta pour moi un mystère et je n'arrives pas à trouver une explication satisfaisante. Le fait est qu'au lever du jour, je m'effondrais devant ma maison.
Chapitre 5:
«Inaction et paix
Sont à la surface mais c'est
La peur qui règne.
»


Je passais ensuite 5 jours à dormir. Lorsque je me réveillais, ma mère et mon père échangèrent un regard surpris. A les voir, rien ne laissant croire qu'ils espéraient que je me sorte un jour de mon coma. Les souvenirs de ce qui se passa ensuite sont quasiment inexistants et je pourrais seulement dire que je passais une année entière alité à la suite de cette nuit infernale. C'était très précisément un an, au jour près. Que ce soit la peur où la suite de la possession pour le yokaï, mes cheveux perdirent leurs coloration noire et se teintèrent d'un blanc immaculé à l'image de cette femme renard. J'avais été incapable de me dresser sur mes jambes qui s'effondraient sous mon poids. J'arrivais avec peine à manger normalement et écrire me faisait passer les quelques heures de conscience qui m'était autorisée par jour. La nuit était constellée de cauchemars et seul l'image du yokaï renard venait me réconforter. C'était d’ailleurs l'image qui me revenait le plus souvent, cette femme à la longue chevelure blanche. Je n'entendis d'ailleurs plus jamais parler d'elle avant cette même journée lors de laquelle je pu enfin me lever. Me sentir sur mes jambes était une expérience dont j'avais oublié les sensations, et fouler le sol me procura une vive joie. Le soir même, j'entendis une voix résonner dans ma tête, cette même voix qui avait sceller notre pacte un an plus tard. Voix horriblement séduisante qui fit bondir mon cœur lorsque je l'entendis. Des larmes coulèrent sur mes joues. J'en étais presque venu à idolâtrer cette image paradisiaque, ne pouvant idéaliser une vision qui était déjà parfaite. Elle m'expliqua calmement ce qui se passerait par la suite. Elle demeurerait à l'intérieur de mon esprit jusqu'à ma mort qui signerait aussi la sienne. Lorsque je lui demandais s'il y avait un moyen de la faire sortir de là, elle me répondit qu'une expulsion la ferait mourir. Une autre vague de larmes humidifia mes yeux. Ce n'était pas la perspective d'avoir un yokaï dans ma conscience qui me fit m'effondrer en larme, mais plutôt celle de ne plus jamais poser le regard sur cette femme qui était la chose la plus magnifique de mon univers. Ne pas pouvoir la détailler pour un faire des poèmes, ne pas pouvoir narrer sa beauté qu'à partir des frêles limites de ma mémoire. Ce fut la frustration la plus importante de mon existence.
Chapitre 6
«Le voyage s’arrête
Mais un nouveau début s'offre
C'est le printemps.
»


Comme je n'étais plus capable de faire de longues marches à cause de mes muscles maintenant disparus, mes parents décidèrent de fonder un réel foyer, avec une maison digne de ce nom. Revenus sur les terres des Osaki, mon père s'installa non loin de sa ville natale. Il me fallu deux mois pour pouvoir me remettre à marcher normalement et quatre mois supplémentaires pour pouvoir courir. A l'aube de mes 17 ans, j'étais redevenu maître de mes capacités physiques grâce à un entraînement que j'avais mis en place à l'aide d'Emi -c'était le prénom qu'on s'était mis d'accord pour lui donner-. Parallèlement, je cherchais un moyen de la faire sortir malgré ses protestations. Rien n'y faisait, je ne trouvais rien qui puisse lui permettre de revenir sans mourir. Mes parents ne me reconnaissaient plus: je passais mes journées dans la forêt à écrire ou à me remettre un forme. Je délaissais l'art du sabre pour une étude des mouvements plus poussée. Je ne saurais dire si c'était l'influence d'Emi sur moi où les fruits de mon exercice mais ma démarche se fit plus souple, à peine rigide. Chaque jour, je m'aventurais plus loin. Moi qui avait longtemps cherché a vivre sédentairement, j'y trouvais un ennui mortel au même temps que la mort de l'inspiration. Ma vie se résumait à ses balades dans les bois où j'écrivais et un entraînement sans objectif. En vérité, j'essayais de détourner mon attention de la peur sous-jacente qui m'habitait toujours. La peur que cette nuit se reproduise un jour. J'essayais aussi de fuir tout liens sociaux pour un temps. J'avais peur du contact avec ces personnes qui étaient devenues trop différente de moi. Peur que quelqu'un découvre la vérité, peur qu'on me tue pour ça. Je n'essayais pas de me faire d'amis qu'à partir de mes dix huit ans lorsque je croisais quelqu'un dans le bois. C'était la première fois que je croisais quelqu'un lors de mes balades. Elle s'appelait Iyo et fut la première femme avec laquelle j’eus une quelconque relation. Elle ne resta pas longtemps une relation amicale et je fini par articuler un simulacre de couple avec elle. J'avouerais n'avoir jamais nourri le moindre sentiment amoureux envers elle. Avoir un peu d'intimité était impossible, Emi étant constamment dans mes pensées. Il arrivait qu'elle tombe dans le mutisme quelques temps, de quelques jours à une poignée de semaine. Je ne saurais dire si pendant ces laps de temps elle ne se contentait de ne pas parler ou si sa part d'esprit était plongée dans un coma mais je ne me livrais à mes recherches pour la faire sortir que pendant ces périodes. J'espérais qu'elle ne découvrit pas que je continuais mon investigation, mais elle ne laissa plus jamais échapper une pensée à ce sujet.
Chapitre 7:
«L'hiver est là et
Une solution apparaît
D'autres sont requises.
»


Ce chapitre est le dernier de mon histoire que je remettrais à jour au fil de mon existence. L'absence d’événements enterra le peu d'inspiration qui me resta et je cherchais un moyen de refaire jaillir l'étincelle. Il me fallait de quoi m'inspirer, n'importe quoi. C'est après un temps de réflexion que je décidais de rejoindre les Osaki. Une année d’entraînement au sabre me remis sur les rails de la maîtrise et mon père me légua son sabre. J'avais longtemps réfléchi à la manière d'entrer dans ce clan, moi qui n'appartenait a personne de part ma naissance. Un plan m'était enfin venu que je me pressais de mettre à exécution: j'allais convaincre un membre déjà confirmé du clan de me faire entrer. C'était un stratège que je visais à aborder. Le convaincre d'accepter l'idée ne fut pas difficile, les personnes qui devaient lui demander ça devait être légions. Il apposa une condition, un test pour que je démontre ma valeur. Je devrais lui rapporter la preuve que j'avais ôté la vie du mari de sa fille. C'était une affaire personnelle qui n'avait rien à faire avec celles du clan, il estimait donc pouvoir me léguer cette tâche. J'acceptais sans poser des questions, mais j'appris bien vite que le mari de sa fille était un lâche qui déshonorait la famille. Je n'en fis pas grand cas car cela ne changerait rien à mon devoir: l'abattre. Emi me conseilla de trouver un moyen de cacher mes cheveux blancs facilement reconnaissables et détectables et je solutionnais le problème en portant une cagoule noire surmontée d'un masque de renard. Je commentais que le masque qui était censé la représenter ne lui faisait pas honneur et elle ne pu qu'être d'accord avec moi. Le meurtre fût rapide. A la sortie d'un bar à geïsha, je l'attendais au coin d'une rue. L'attirant dans une ruelle, je n'eus qu'a lui plonger ma lame dans le torse et récupérer un de ses effets personnels. A mon grand désarroi, tuer ne me permit pas d'avoir un regain d'inspiration. Le sentiment que j'avais ressenti en l'empalant était trop indescriptible pour que je puisse le coucher sur papier. Evidement, tuer pour la première fois me fit ressentir certaines émotions, mais elles étaient trop contradictoires pour être claires. Entre la joie de devenir un Osaki et l'étrange sensation de mon acier dans son torse mou, je ne savais quoi penser. Le lendemain, je déposais le collier sur la table du stratège et il me promit de me faire entrer dans son clan dans les deux semaines à venir. Une semaine est déjà passée, il ne reste plus que sept jours.


  
what about You ?

Nom/Pseudo? Ko suffira je pense
Âge ? 16
Comment avez vous connu le forum ?Kitaro m'a kidnappé
Qu'en pensez vous ? C'est joli, le contexte est bien, les membres sont cools, que demander de plus?
Pepsi ou Cola? Je suis neutre
Fréquence de présence ? Assez souvent j'espère

          

  
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Invité

Invité




MessageSujet: Re: L'écrivain et l'autre (En cours)   Dim 1 Fév - 22:44

Présentation terminée, code éclaté, à vous les studios!
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Akamatsu Seito
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| Seigneur |



Jisei no Ôyashima
Eveils: Gokai
Surnom: Saigo no Yoake
Clan: Akamatsu


MessageSujet: Re: L'écrivain et l'autre (En cours)   Lun 2 Fév - 14:01

Bienvenue Senken  Ko,

Je te prie de m'excuser pour mon retard.

Pour commencer, je dois dire qu'on se laisse facilement entrainer par ton style d'écriture. Tu as réussi, selon moi, ce que tu voulais faire, à savoir écrire comme-ci il s'agissait des mémoires de ton personnage. La première personne renforçant cet aspect évidemment, mais les nombreux détails (surtout son ressenti) y contribuent majoritairement. Je me dois de te féliciter. Tu écris, selon mon propre avis, très bien, surtout pour une personne de ton âge!

Concernant maintenant ton personnage: Il est extrêmement bien détaillé tant sur le plan physique, que mental et son histoire l'est d'autant plus. Le concept même du personnage avec un Yokai scellé, d'une certaine façon, en lui est sans doute extrêmement intéressant à exploiter (surtout dans le clan Osaki), mais il est tout aussi extrêmement difficile à manier, tant les références sur le sujet sont déjà nombreuses dans le monde du manga. Hors... Ton Yokai est un renard à neuf queue. Tu précises toi même que le nombre de queue est représentatif de sa force, sa sagesse et son âge. Tu écris de plus que ses "canines ont poussées", que ses "ongles ont aussi grandis et sont devenus plus rigides", que sa vue, son ouïe et son odorat "se soient développés au dessus des capacité ordinaires d'un humain". Enfin "l'étendue de ses connaissances touchent tous les aspects du monde commun, et même plus". Tant bien même ton démon est une femelle et qu'il se manifeste auprès de toi par l’apparence d'une jeune femme ou tout du moins par sa voix, tant bien même tu ajoutes que ses pouvoirs se sont affaiblis durant ses dix dernières années (qu'en sera-t-il toutefois si elle retrouvait ses pouvoirs d'antan ?), ton personnage semble être un surhomme, selon ta description, dont la comparaison avec un manga fort bien connu ne peut être évité, donnant moins de crédibilité à ton personnage.

J'aimerais que tu changes ces différents points auxquels je ne peux pas malheureusement pas adhérer. Tu peux communiquer avec moi par message privé ou autre, si tu souhaites avoir plus de détails ou préciser certains points.

Pour finir, juste une question : Si je comprends bien, ton personnage est né hors du clan et n'en fait pas encore parti (il lui reste une semaine). Peut-on en déduire qu'il ne vénérait pas Susanoo jusque là et par conséquent, n'a pas atteint l'éveil et obtenu ses pouvoirs ?

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Sô Sesshû
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Surnom: Moujin' sagi 盲人サギ ou サギの嵐 Sagi no arashi, Aosaginohi 青鷺火
Clan: Ryûzoji


MessageSujet: Re: L'écrivain et l'autre (En cours)   Sam 28 Fév - 6:34



RAPPEL


 Est-ce qu'il y a du nouveau à ce sujet depuis que Seito à répondu? Si tu a communiqué avec Seito par MP afin de régler c'est parfait. Merci de nous prévenir.

Le kyūbi ou kitsune est souvent mentionné dans la culture populaire japonaise qui dans le folklore est toujours une femmes, mais c'est sympa d'avoir précisé dans ta fiche. Il faut faire attention à ne pas être un surhomme, car bien qu'il y existe un peu de fantaisie qui est permise, à cela il faut y ajouter une touche de réalisme.

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L'écrivain et l'autre (En cours)

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