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 Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]

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* KAMI *
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| NARRATEUR |




MessageSujet: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Ven 6 Fév - 17:10

Vous arrivez aux portes du village. A peine rentrés, deux apeurés referment derrières vous les grandes portes de bois, condamnant la seul issue possible, le village étant entouré de grands remparts solides.

Vous observez six maisons disposées  en arc de cercle, toutes  ont les volets et portes fermés. Au centre du village un tas de cadavres brûlant dégageant une forte odeur. Une vieille dame s’approche de vous, terrorisée et à bout de souffle.


« Je suis la doyenne de ce village. Un grand malheur s’est abattu sur nous et menace de se répandre dans le monde ! Notre chimiste travaillait en secret sur un moyen de reproduire l’état de Berserk du clan Mogami. Mais l’expérience a raté, rendant les villageois à l’état de bête sauvage, violente et sanguinaire. Nous n’avons pas eu le choix que de bruler ceux que nous avions neutralisé avec difficulté et d’enfermer les autres dans les maisons, dont ils ne tarderont pas à s’échapper. Le scientifique travaillait aussi sur un antidote, qui doit se trouver dans son laboratoire… Attention si l’un des villageois vous blessent vous serez vous aussi contaminez. Le laboratoire se trouve dans la maison... »

Soudain vous la voyiez convulsée, les yeux exorbités. Ses traits se raidissent et ses muscles se contractent, alors qu’elle tente de vous attaquer, vous n’avez d’autre choix que de l’abattre.

Votre quête commence maintenant…

Règles du jeu:
 


Dernière édition par * KAMI * le Mar 17 Mar - 0:32, édité 2 fois
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Heisei Soichiro
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Jisei no Ôyashima
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Clan: Mogami


MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Ven 6 Fév - 19:44



Cela faisait plusieurs jours que Soichiro avait été convoqué par son supérieur pour être envoyé sur une mission un peu étrange. Il devait se rendre dans un petit village pour y enquêter sur un individu qui avait été aperçu dans la région de Minami. Des rumeurs parlaient de la disparition de plusieurs membres du clan Mogami et donc, Soichiro était envoyé pour retrouver cet individu afin de l'interroger. Savoir si oui ou non, il était le coupable de ses disparitions. Dire que notre jeune homme aurait espéré des vacances, une semaine de tranquillité en bord de plage, avec quelques filles et un bon verre d'alcool serait mentir, mais bon, il n'avait pas le choix: les ordres sont les ordres. En chemin, il croisa plusieurs membres d'autres clans qui eux aussi se rendaient dans ce petit village pour différentes raisons. Soi' les avait écouté lors d'une escale dans une taverne et avait proposé de voyager ensemble, prétextant qu'un marchand aurait bien besoin de sécurité sur les routes. Dire que son excuse avait tenu la route, il n'aurait pas réussi à le dire, mais au moins: il ne voyageait pas seul.

Ils arrivèrent donc à destination et on leur ouvrit les portes. A peine entré, une odeur de calciné lui monta aux narines et une envie de vomir commençait à secouer ses entrailles. Des cadavres brulaient au milieu de la place. Les portes avaient rapidement été refermé, comme si quelqu'un craignait que l'on se sauve à peine arrivé. C'est alors qu'une vieille dame s'approcha de notre petit groupe composé de gens qui ne se connaissaient pas vraiment. La dame semblait fatiguée et affolée, ce qui fit reculer d'un pas Soichiro, juste par prudence. Il lança un regard aux autres, cherchant un mouvement suspect ou une quelconque réaction. La vieille se présenta alors comme étant la doyenne, elle enchaina en expliquant qu'un grand malheur avait touché le village. Une sorte de malédiction apparemment. Un homme, enfin un chimiste avait tenté de reproduire le pouvoir de son clan pour créer de nouveaux berzerkers. Soichiro en eut froid dans le dos: pourquoi voudrait-on sombrer dans une folie meurtrière juste pour gagner en force? C'était sa pire crainte: devenir fou et tuer les gens qu'il aimait. Certes, les gens à qui il tenait, n'étaient pas nombreux, on aurait certainement réussi à les compter sur les doigts d'une main. Quoique, il y aurait même eut des doigts en trop. Mais même si cela était illogique, surtout que c'était son don, sa force même, il craignait son pouvoir plus que la mort elle-même.

Les gens mourraient donc suite aux expériences ratés. La plupart avaient été brulé mais d'après la doyenne, d'autres personnes infectés étaient encore dans les maisons. Les infectés étaient donc comme des bêtes sauvages, voir plutôt comme enragées. Soi' n'aimait pas trop l'idée de se retrouver entouré par des villageois fous et assoiffés de sang. Il serra nerveusement le manche de sa dague cachée dans son kimono. Remuant ensuite les doigts de son autre main avant de la secouer pour s'assurer la parfaite mobilité de son bras, s'assurer que ses vêtements ne le dérangeraient pas. Plusieurs faits importants l'intéressèrent alors: un antidote était quelque part dans le village, le scientifique également. Avec un peu de chance, il pourrait soigner le chimiste et l'interroger, c'était sa mission de départ après tout. Mais surtout: si une personne infecté venait à le blesser, il serait également infecté. La doyenne convulsa alors et se jeta sur le premier du groupe étant le plus proche d'elle. D'un coup rapide, la vieille dame fut décapitée, sa tête roula sur le coté et son corps s'effondra lentement sur le sol en soulevant un petit nuage de poussière.

Soichiro poussa un soupire entre l'agacement et l'amusement. Tout ceci promettait d'être un sacré bordel tout compte fait. Il observa les maisons une à une: il y en avait six...

"J'imagine qu'il nous reste à aller débusquer ces pauvres gens malades pour trouver ce que l'on veut donc... Il haussa les épaules et se dirigea lentement vers la maison portant le numéro un. C'est alors qu'il se retourna vers les autres. Et donc, qui sera celui ou plutôt celle qui va y passer dans ce trou paumé? Qui va sombrer dans la folie, manger le foie encore chaud de quelqu'un d'autre ou lorgner sur une cervelle fraiche? Personnellement, j'ai déjà suffisamment de soucis mentaux pour ne pas ajouter ça à la liste..."

Un brun d'humour et d'ironie pour tenter de se donner du courage ou simplement pour détendre l'atmosphère. Il ignorait encore le nom des autres et encore plus leurs intentions dans tout ceci mais bon: ils étaient tous dans la même galère à présent. Restait à savoir qui était une tête brulée, un suicidaire ou encore celui qui se prendrait pour le chef ou le couard de l'équipe. Chacun aurait son rôle et lui ne comptait ni jouer le héros ni le suicidaire. Il se gratta sa tignasse blonde en observant la porte de la première maison. L'ouvrir lentement ou la défoncer à coup de pied?

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Kakuei Hasuki
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Jisei no Ôyashima
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Clan: Ôsaki


MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Lun 9 Fév - 14:45

À première vu on pourrait rapidement penser qu’il était humanitaire de la part de l’autorité impériale d’envoyer un détachement de plusieurs membres issus de clan différent afin de sauver un petit village rencontrer des soucis. Hasuki avait même songé a fait que l’Empereur était peut-être plus débonnaire et plus humain que le prestige et la grandeur de sa charge ne le laissait penser et s’en était vue surprise. C’est quand elle eut fini de lire son ordre de mission que, plus que les quelques villageois illettrés, cela devait plutôt être la vie du médecin (dont les compétences dépassaient apparemment la moyenne des autres membres de sa fonction) qui inquiétait la haute autorité. Pareille vision du monde seyait mieux à la pensée cynique d’Hasuki et elle était donc plus encline à penser en ce sens.

Une chance pour ces villageois qu’ils comptaient entre leurs murs un être à l’efficacité plus appréciée que le rebouteux moyen. Lesquelles sont mieux connus à lamper deux fois plus de gorgé d’alcool qu’ils en appliquaient sur les plaies de leurs patients.

Une délégation inter-clanique fut donc préparé afin d’enquêter et de remédier au problème sur place. Les clans faisant habituellement leurs petites guerres entres eux quand l’Empereur ne les regardait pas trop fixement, Hasuki n’était pas enthousiaste à l’idée de coopérer avec des ressortissants d’autres clans mais personne ne lui ayant demandé son avis, elle comptait bien faire comme si de rien n’était, ou presque.

Le chemin n’avait pas été très long car le village en question se situait dans Kita, ce qui était toujours ça de pris. Hasuki retrouva sur le chemin les autres membres du groupe. Il y avait une représentante du clan Uesugi qui, dû fait de son sexe et de son arme, ne devait pas être autre chose qu’une kunoichi ; la chef de guerre Hayashi Fûko, connue pour être aussi compétente en tant que guerrière qu’elle était gracieuse en tant que dame. Hasuki éprouvait pour elle une aversion naturelle typique des personnes que tout opposait. Elles avaient également été rejointes par un marchand qui déclara avoir besoin de protection (de protection féminine apparemment) mais que ça ne dérangeait pas trop d’allez dans un village contaminé par une force obscure et mis en quarantaine : Hasuki le trouvait aussi suspect qu’une fleur sur la lune.

Ils arrivèrent finalement au village de Shutsaï et pénétrèrent en son sein entourés des regards apeurés des hommes ayant refermé les portes derrières eux. C’était ça la règle du jeu quand on entrait dans ce genre de lieu contaminé : on en ressortait avec l’antidote, une explication ou pas du tout. Il régnait dans le village une odeur pestilentielle de mort et de brûlé –parce qu’on y brûlait des morts, et une demi-douzaine de masure s’offraient à leur regard. Hermétiquement fermées comme si chacune servait dorénavant de refuge pour les morts ou les mourants. Une impression qui n’était pas éloigné de la vérité comme Hasuki allait devoir s’en assurer.

Mise à part le bûcher funéraire, qui ne compte pas vraiment comme une, ni même plusieurs, personne, le village était désert. Seule une doyenne vint les voir afin de leur expliquer la situation. Malheureusement, le virus eut raison d’elle avant qu’elle ne leur dévoila l’emplacement du laboratoire et c’est l’écume aux lèvres qu’elle se jeta sur le groupe. Hasuki ayant déjà la main sur la poignée de son arme, elle dégaina son sabre court et trancha la tête de la vieille dame quasiment dans le même mouvement. Un exploit dont elle ne s’était jamais targué auparavant, surtout que le washisaki n’était pas prévu pour ce genre d’usage. Elle en était quitte pour avoir des élancements au poignet durant toute l’heure à suivre.

Leur mascotte blonde se dirigea vers la première maison et leur dit quelques mots, dont le teneur de certains achevèrent de convaincre Hasuki qu’il était aussi marchand qu’elle. S’abstenant de lui répondre et un brin irrité, et par son humour, et par le fait qu’il leur cachait à tous qu’il était aussi mandaté par son clan et là pour la même raison qu’elles, Hasuki le repoussa en grinçant des dents et en lui désignant l’espace à gauche de la porte ; à comprendre qu’il devait s’y poster. Hasuki se posta, elle à droite de ladite porte, son sabre court toujours à la main. De manière à pouvoir ouvrir la porte d’un coup de pied ou de coude tout ne se mettant pas juste devant cette dernière. S’il fallait qu’ils rentrent faire le ménage dans toutes les maisons afin d’empêcher la contamination de se répandre, autant faire sa proprement. Etant donné qu’elles venaient toutes d’un clan différent, personne n’était vraiment sensé donner d’ordre à personne, même si on pourrait penser que cet honneur revenait à Hayashi Fûko, Hasuki préférait quand même sa pensée sur la façon dont ils devraient s’y prendre pour opérer, observant dans ses paroles une marque de respect pour la chef de guerre, du fait de son rang beaucoup plus élevé que le sien :

« Si la contamination se fait par proximité ou par morsure des malades, autant ne prendre aucun risque. Une personne de chaque côté de la porte pour prendre les égarés à revers, attendons que les plus enragés sortent avant d’entrer dans les maisons. Dame Hayashi, au vu de votre arme je ne saurais que trop vous conseiller de rester à distance de la porte une fois que je l’aurais ouverte. »

Si les malades étaient aussi enragés que les berserkers du clan Mogami, les combats risquaient d’êtres rudes. Ils fallaient qu’ils procèdent avec méthode et restent vigoureux pour ne pas se faire emporter par la vague meurtrière des malades. Hasuki espéraient que l’archère se servaient correctement de son arme car l’orpheline se trouvait juste à côté de la porte, dos à la masure de façon à attaquer de dos les bersekers qui verraient en premier lieu l’archère et la Chef de guerre dès qu’ils sortiraient.

« Faîtes moi signe quand tout le monde sera prêt et j’ouvre la porte. »



hrp:
 


Dernière édition par Kakuei Hasuki le Jeu 12 Fév - 10:23, édité 1 fois
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Hayashi Fûko
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| Chef de Guerre |



Jisei no Ôyashima
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Clan: Hayashi


MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Jeu 12 Fév - 9:57

Un village sous quarantaine ? Cela ne présageait rien de bon. Surtout quand ce dernier souffrait d’un mal aussi néfaste qu’obscure. Une requête avait été envoyée par l’empereur lui-même, aux différents clans du pays; leur demandant d’envoyer des hommes secourir ce petit patelin. Le clan Hayashi ne fût pas épargné par la requête en question. Fûko le savait, en observant ladite quête. Et elle ne voyait pas d’un très bon œil, cette mission de sauvetage. Que pouvait bien cacher ce mystérieux village, rongé par ce virus sorti tout droit du laboratoire du plus fou des savants ?
Relisant sans cesse ce bout de papier, elle se demandait ce qu’il serait bon de faire. Après les événements de ces derniers mois, Fûko ne voyait plus les événements que sous forme de complots ou de trahisons.

Virant à la paranoïa la jeune femme préférait garder la tête froide et attendre de posséder plus d’informations pour passer à l'action. Ce qui dérangeait la jeune chef de guerre dans cette mission, c’était d’envoyer ses hommes dans ce village, sans savoir de quoi il en retournait réellement. Fûko n’était pas dupe: ce village cachait quelque chose. Et envoyer un membre du clan, même de confiance, ne garantissait en rien que celui-ci lui rapporte des réponses à ses questions.

« On n’est jamais mieux servi que par soi-même » se dit la jeune femme. Fûko alla de ce pas, prévenir les conseillers de son départ.

« Dites à Masatô-San que sa grande sœur est partie et qu’elle sera de retour d’ici quelques jours ! »

Sur ces mots elle ce dirigea vers l’entrée du palais. Le voyage jusqu’à la région du Minami fut long, mais tranquille. La jeune femme n'eut aucune altercation sur le chemin. Ce n’est qu’en arrivant à sa destination finale, qu’elle aperçut d’autres mandataires envoyés par différents clans. Fûko ne prêta pas attention au marchand demandant leur protection, et préféra se concentrer sur ses deux camarades de fortune. A première vue, leur équipe allait se constituer de deux femmes. Un ninja du clan Ôsaki et une kunoichi du clan Uesugi. Quant au marchand, la jeune chef de guerre n’était pas dupe, lui aussi devait être envoyé par son clan. Un marchand sans marchandises... N’était pas commun et bien original.

C’est ainsi que le voyage prit fin. Arrivés au village, Fûko et ses compagnons furent accueillis par une femme d’un âge certain; se disant être la doyenne du village, elle leur raconta ce qu’il s’était produit. Après son discours peu réjouissant, la jeune femme eu des sueurs froides. Créer des berzerkers ? Quelle idée effroyable. Mais elle n'eut pas le temps de céder à la panique que la vieille femme succomba au mal massacrant son village. En une fraction de seconde, la ninja du clan Ôsaki décapita la vile femme.

Alors nous ne pouvions plus faire marche arrière... Nous étions condamnés à nous entre-tuer, si nous ne trouvions pas d’antidote. Peu réjouissant ! Ce n’est qu’après le discours du marchand de pacotilles que la ninja prit les devants.

Elle se plaça sur un côté de la porte, de sorte qu’elle puisse ouvrir cette dernière sans nous gêner, dans l’éventualité que des hommes attaqueraient...

Conseillant à la chef de guerre de rester en retiré à cause de son arme, le jeune ninja attendit que quelqu’un lui donne l’ordre d’enfoncer la porte. Mais rester en retrait n’était pas dans les habitudes de Fûko. Cependant, valait mieux prévenir que guérir. Vue le peu d’informations dont disposait Fûko sur ce qu’il se tramait ici, elle préféra laisser les autres membres de l’équipe se mettre en première ligne. Cela lui permettrait d’analyser la situation sans se mettre en danger inutilement. Prenant du recul sans un mot, Fûko donna le signal:

"Ouvrez la porte !"
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Uesugi Murasaki
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| Capitaine |



Jisei no Ôyashima
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Clan: Uesugi


MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Sam 14 Fév - 0:42

Un jour nouveau s'annonçait et contrairement à tous ces autres jours qui se ressemblaient tant, la jeune Ringo craignait particulièrement celui qui arrivait. Elle avait une boule au ventre qui lui tordait l'âme depuis qu'elle avait appris la nouvelle... 
C'était la Dame Miyu en personne qui lui avait apporté la requête : un mal incontrôlable et encore inconnu venait de saisir tout un village et il en était décimé un peu plus chaque instant comme si le ciel en avait décidé ainsi et qu'il déchaînait sa colère sur ces pauvres êtres, qui s'amblaient pourtant, aux yeux de Ringo, si innocents.

Un peu plus tôt dans la journée, alors que Ringo discutait avec un ancien sur un banc, Miyu fit son apparition avec un visage figeait par la contrariété. Et sans qu'elle ne dise un mot, Ringo se leva rejoindre la Dame. Après une longue discussion elle accepta l'idée qui lui était imposée. Il n'était pas toujours facile d'ordonner à une jeune personne de faire une mission périlleuse. Et à vrai dire... Depuis quelques années, plus rien n'était sans danger.

Miyu avait ordonné à Ringo de se rendre dans un village du Nord, pour voir ce qu'il se tramait. Malgré son jeune âge, elle était capable de relever une mission de cette ampleur.
Une mission encore pleine de mystères et très certainement hasardeuse... Mais elle allait s'armer de courage pour mener à bien son devoir. La Dame devait en avoir l'intime conviction et c'était en parti pour cela qu'elle l'avait choisi, elle.
La Dame avait longuement parlé à Ringo pour qu'elle n'ait pas peur, qu'elle soit confiante. Elle ne serait pas seule, lui disait-elle. Il y aurait d'autres individus pour l'aider à mener à bien la requête, mais cela ne suffisait pas. Ringo était intérieurement tétanisée, pétrifiée. Elle n'avait pas pour habitude de faire dans le travail d'équipe, elle ne s'était jamais autant éloignée de ses terres, elle n'avait jamais fait de grandes missions : un seul faux pas et c'était tout le groupe qu'elle mettait en danger.

Mais la nuit s'annonça et Miyu abandonna Ringo pour se retirait dans sa chambre. Elle était désormais seule avec elle-même. La jeune fille ne ferma pas l'œil de la nuit. La pluie tomba avec fracas jusqu'au petit matin et aux premiers rayons du soleil, ses yeux brûlaient de sommeil. 
Elle devait partir dès l'aube pour gagner le village dont il était question. Alors malgré la peur et l'anxiété qui l'envahissaient. Elle enfila son vêtement, prit son arc, ses flèches et après un instant d'hésitation, une lame...
« Au cas où » soupira-t-elle.

Lorsqu'elle se trouva sur le pas de la porte, elle eut un moment de doute puis elle se décida à aller sur la sépulture de sa grand-mère. Elle voulait lui montrer le courage dont elle allait faire preuve, la peur dont allait faire abstraction. Mais aussi extérioriser la terreur et la crainte qui la paralysait.
Personne n'était à l'abri d'une tragédie...
Ringo posa un genou à terre avec fracas. Sa main gauche tenant fermement son arc et l'autre posait sur l'épitaphe. Elle porta à ses lèvres sa main droite, y déposa un baiser et la plaqua avec force dans la terre molle qui se vit marquer par une empreinte. Elle se releva lentement et commença à gagner l'extérieur du village. Elle lança un dernier regard derrière elle avec un sourire faussement serein puis elle s'éloigna vers l'horizon : un long voyage l'attendait.

Lorsqu'elle arriva aux grandes portes du village contaminé, elle rencontra les « alliés ». Deux femmes et un homme. L'une d'elles, Ringo en avait bien entendu parlait. Il s'agissait d'une chef de guerre du clan Hayashi. La simple vu de cette femme, à la poigne de fer, réussit à la rassurer.
Les deux autres... Elle avait tout juste réussi à cerner leurs clans, mais elle ne les avait jamais croisés.
Elle voulut tenter une approche, mais sa gorge était nouée. Aucun son ne pouvait sortir... Elle était fatiguée physiquement. Elle était intimidée, impressionnée. Et encore angoissée parce qui pouvait les attendre.
Ils pénétrèrent dans le village. Une odeur nauséabonde s'engouffra dans les narines de la jeune fille.
Un malaise s'empara d'elle. Elle tituba.
Il s'agissait d'une bien macabre vision : des cadavres brûlaient été empilés. D'autres ne l'étaient pas encore et se décomposaient sous l'air ambiant. Ce village puait la mort. Et elle était comme pris au piège. Ils l'étaient tous. Aucun retour n'était possible avant le dénouement de cette histoire putride. Son regard était absorbé par tous ces corps inertes...
Autour les maisons étaient closes, barricadées. Il n'y avait personne. Une atmosphère oppressante enveloppait le lieu :
Un village maudit, un village sans vie peuplé par des fantômes.

Puis comme en signe d'espoir, une vieille femme apparut. Ringo n'écouta pas vraiment ce qu'elle expliqua. 
Elle était perdue dans ses pensées, elle tentait de se calmer. La peur venait de faire place à la panique. Et alors que cette dernière se faisait chasser par la colère et la révolte, la jeune femme du Clan Ôsaki dégaina son sabre et trancha brutalement la tête de cette vieille femme. Une giclée de sang se jeta à leur pied et le corps tomba lourdement sur la terre battue.
Dans un sursaut, elle recula. Elle devait se ressaisir. Ne pas se laisser envahir par ses émotions. Elle devait avoir un mentale d'acier. Rester de marbre.
Et tandis que le groupe s'organisait, elle restait en retrait. La femme du clan Ôsaki se posta sur le côté droit de la porte. La chef de guerre se plaça un peu plus loin. Et l'homme se mit de l'autre côté.

Quant à elle, elle se plaça face à la porte à moins d'une dizaine de mètres. Elle avait besoin de recul à cause de la portée de ses flèches. Elle adopta alors une position adéquate et sentit une tension la parcourir. Son doigt était crispé sur la corde tendue de son arc. Elle eut un regard froid, figé en direction de la porte. Elle attendait attentivement.

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* KAMI *
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Sam 14 Fév - 17:54

Vous ouvrez donc la porte de la maison n°1.

L’intérieur est modeste. Il n’y a qu’une seule grande pièce, où se trouve en travers un grand lit, renversé sauvagement, de multiples morceaux de bois éparpillés sur le sol, des tableaux en lambeaux, ainsi qu’une imposante marmite enfoncée. Le reste du mobilier en état laisse deviner qu’il ne s’agit en rien d’un laboratoire de médecine, mais d’une simple demeure. Ce n’est pas dans celle-ci que vous trouverez l’antidote.

Soudain, vous voyez le lit être projeté brutalement, dans votre direction, se fracassant contre l’encadrement de la porte. Deux ombres passent alors au travers. Vous distinguez peut être trop tard les deux hommes : L’un paraissant avoir la quarantaine, massif et grand, l’autre est adolescent, de corpulence plus fine, mais plus vive. Ils ont tous les deux franchis l’ouverture, avide d’assouvir leur frustration de ne pas avoir eu de chair humaine entre les mains depuis un certain temps. Du coin de l’œil, il repère les deux individus postés de chaque côté. Le père se jette alors en hurlant sur Kakuei Hasuki et le fils, les mains encore couverte de sang, sur Heisei Soichiro.

Votre stratégie a-t-elle été pertinente ou avez-vous été pris de court ? Votre destin se joue maintenant…

* KAMI * a effectué 2 lancé(s) d'un Joker (Image non renseignée.) :
,

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Heisei Soichiro
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Dim 15 Fév - 20:43



Le petit groupe peu conventionnel se dirigea donc vers la première maison. La kunoichi du clan Ôsaki, celle qui faisait très garçon manqué, prit les devant et donna ses indications. Mettre l'archère et la chef de guerre en retrait et moi ainsi qu'elle-même devant. Apparemment, ces demoiselles n'étaient pas très convaincues que je sois un marchand. Quoi? Avoir laissé mon ânesse et mon chariot hors du village était si suspicieux que ça? Pourtant moi ça me paraissait logique, si je voulais faire mon travail de commerçant dans un village contaminé, il fallait déjà voir s'il y avait encore d'éventuels clients, éviter aussi de mettre mes marchandises en dangers. Et bon, mettre Farah, mon ânesse, en danger aurait été stupide de ma part. En effet: qui tirerait ensuite mon petit chariot si elle mourrait?

Bref, passons ces détails forts peu utile pour l'avancement de cette affaire. La kunoichi ouvrit la porte sur ordre de la chef de guerre alors que l'archère bandait son arc. Je poussais un soupire en me disant que j'aurai préféré tenter une autre approche. Tel que tenter de regarder par une fenêtre ou ouvrir doucement et discrètement la porte. Inutile de dire à des berzerkers qu'on est là et qu'on arrive avec nos gros souliers. Au premier regard, je vis l'intérieur d'une maison quelconque, si on oubli le lit renversé et des débris de bois qui jonchaient le sol. Déjà une chose était claire: ce n'était pas la bonne maison... Cela aurait été tellement facilement en même temps. C'est alors que le lit valdingua dans notre direction, j'eus juste le temps de reculer de l'embrasure de la porte pour ne pas être touché.

Deux hommes avancèrent alors vers nous. L'un devait être le père car il semblait avoir la quarantaine et l'autre, probablement le fils. Ou alors ils avaient été enfermé sans faire de différence, le but n'étant pas de réunir les familles mais d'isoler les malades. En peu de temps, ils étaient déjà sur nous, la force du jeune me surprit tout d'abord quand il se jeta sur moi. Ses mains souillées de sang s'agrippèrent à mon kimono, son poids et sa force me déstabilisèrent durant un instant. Je fis un pas de coté, m'appuyant contre le mut de la maison pour reprendre un tant soit peu mon équilibre. De ma main libre, je saisissais la gorge de cette chose. Oui cette chose, car elle n'avait plus rien d'humaine hormis son apparence. Son âme était déjà morte et seule la folie et la soif de sang animaient encore ce corps. Phénomène que j'avais vu plus d'une fois et qui m'effrayais. Non pas que j'avais peur du berzerker enfin du zombi, mais je craignais qu'un jour je me retrouve dans un état similaire, incapable de dissocier le bien du mal, incapable de faire la différence entre amis ou ennemis... Juste vouloir tuer encore et encore jusqu'à ce que la mort me prenne.

Ses dents claquèrent dans le vide à plusieurs reprise, il tentait de se rapprocher, enfonçant ses doigts dans mes vêtements, je pouvais les sentir contre mes muscles et la douleur me semblait presque insupportable. A ce rythme, il allait me broyer. Ma dague glissa de ma manche pour tomber et mes doigts se refermèrent sur le manche de l'arme. Ma main libéra sa gorge et sa mâchoire fonça avidement en direction de la mienne. C'est là que le froid de ma lame vint transpercer son menton, remonter dans son palais pour terminer sa course dans le cerveau. Du moins c'était le plan et j'espérais ne pas m'être loupé. Le corps de l'individu s'arrêta alors brusquement avant de s'effondrer, m'emportant avec lui. Je me retrouvais à califourchon sur le cadavre, arrachant ma dague de sa gorge pour regarder autour de moi. Le garçon manqué était en difficulté avec son adversaire, mais que pouvais-je faire? J'étais trop loin pour intervenir et je devais me dépêcher de retrouver le scientifique. Sans oublier l'antidote qui serait tôt ou tard utile pour l'un d'entre nous.

"Ce n'est pas la bonne maison! Vite aidez la!! On doit trouver l'antidote ou on va tous y passer!!"

C'est donc le cœur battant que je me redressais pour partir en courant, donnant l'impression de fuir cette scène horrible tel un lâche. Mais en réalité, je me dirigeais déjà vers la maison avec le numéro trois. Je devais faire vite. Nous n'avions pas de temps à perdre, il me semblait avoir vu du sang gicler de la kunoichi aux prises avec le quarantenaire. L'idée qu'elle sombre elle aussi dans la folie de mon clan me donnait des frissons et je ne voulais voir personne mourir. J'avais déjà perdu mon meilleur ami, j'avais vu des gens mourir durant des batailles et... Je n'aimais pas ça. J'étais né à la mauvaise époque, dans le mauvais clan. Ainsi, la seule chose que je pouvais faire, c'était tenter de gagner du temps, prendre les devants pour trouver ce satané antidote afin de m'assurer que personne ne mourrait. Et soyons honnête, même si cela me faisait incroyablement peur, j'étais surement celui qui avait le plus de chance de devenir un berzerker, après tout, j'avais ça dans le sang...

Me figeant devant la porte de la troisième maison. Oui la numéro trois car d'un coté on avait les chiffres impaires et de l'autre paires. Et bon, je n'allais pas m'amuser à traverser la place à chaque fois. Je mis un grand coup de pied dans la porte, l'ouvrant à la volée pour ensuite faire un bond en arrière. Ma dague en main, mon autre main dans mon kimono prête à dégainer un couteau de lancé. Je regrettais quand même d'avoir laissé Farah dehors... Mon jitte était dans le chariot et une arme plus longue, même non létale, n'aurait pas été du luxe dans pareille situation. J'ignorais bien ce que les trois femmes penseraient de moi en m'ayant vu partir en courant sans apporter mon aide, mais cela ne m'intéressait pas: si nous voulions éviter le carnage, chaque minute ne devait pas être gâchée. Tant que l'un de nous pouvait avancer c'était le plus important, non? Je veux dire: si l'un de nous doit être blessé, autant gagner du temps pour trouver l'antidote afin de lui administrer dans les plus brefs délais...

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Kakuei Hasuki
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Dim 15 Fév - 22:42

Dès que la porte fut ouverte, Hasuki fut surprise de la rapidité qu’eurent les infectés à se faufiler en dehors de la maison. Aussi rapide que des flèches, ils tombèrent, non pas sur les deux femmes droit devant qui étaient toutes les deux aptes au combat à semi-distance, mais sur l ‘orpheline et le blond. Elle qui espérait prendre les contaminés de dos, la voilà au prise avec l’un d’entre eux, qui l’avait directement attaqué dès sa sortie de la maisonnée. Il avait du la sentir caché derrière le coin de la porte ou détecté par des moyens plus animales qu’humains.

Quoi qu’il en soit, elle fut déséquilibrée par un infecté à peine plus jeune qu’elle qui la fit étaler tout le long du dos. Le monstre allongé sur elle. Sous le choc, elle lâcha son sabre court qui partit tinter plus loin, hors de portée. D’une main, elle tenta de récupérer un de ses poignards et de l’autre, repoussé l’infecté. mais ce dernier fut plus vif et plus sauvage qu’elle s’y attendit et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il repoussa son bras d’un geste rageur et planta ses dents dans l’omoplates de la kunoichi ; qui cria de douleur. Elle réussit finalement à sortir un poignard de sa ceinture, qu’elle planta sans précision au niveau du nombril de la créature. Cette dernière grogna mais sa mâchoire ne relâcha pas pour autant la pression, bien au contraire. Elle devait faire vite si elle voulait l’empêcher de partir avec un bout de chair. Elle lui planta de nouveau sa dague ; dans le cœur cette fois. Avant de s’en servir à nouveau et de lui trancher la gorge d’un geste vif. Le tout en moins d’une seconde. L’infecté mourut en déversant le contenu de ses veines sur son corps. Hasuki du y mettre de ses deux mains pour repousser le cadavre sur le côté.

Sa tête tournait déjà mais elle ne pouvait dire si c’était déjà là l’effet du venin ou alors son anticipation. La mise à mort de l’adolescent l’avant poissé de sang, du bas de la gorge jusqu’au haut du bassin. Mais celui qui suintait de son épaule était le sien. Hasuki sentit un goût métallique sur sa langue et se demanda si elle se l’était mordu pendant sa brève lutte avec l’infecté, ou si c’était là une des premières manifestations du virus.

Elle se releva avec difficulté et regarda les deux femmes, restées en arrière. Quelque chose n’allait pas. Elle avait une conscience aiguée de leur peau claire et sans trace de morsure, de la sueur entre leur deux yeux, de l’éclat du soleil sur leurs vêtements, et de l’intensité de leur regard la fixant avec intensité. Hasuki comprit alors deux choses : le virus était déjà en train de lui faire perdre raison ; et qu’elle était devenue l’ennemie de ceux qui étaient ses alliés la minute d’avant. Elle était une menace à leurs yeux et ce n’était pas son appartenance à un autre clan qui allait retenir leurs bras, bien au contraire.

En un éclair, l’envie de se jeter sur elles lui traversa l’esprit, mais elle arrivait encore à conserver une certaine maîtrise d’elle même. Paniquée, elle recula timidement en fixant les deux femmes, la peur de les voir l’attaquer pour couper court à sa propre infection la remplissait d’une terreur irrationnelle ; là encore certainement imputable au virus qui lui phagocytait l’esprit. Par réflexe, elle tendit la main vers elles, en un vain geste protecteur. Elle tenta de leur demander de reculer, mais la fin de sa phrase se perdit dans un spasme qui lui saisit la gorge et la fit vomir du sang. Elle senti confusément que ses yeux étaient rouges et goûtaient du sang.

Comprenant son cas sans espoir, un reste d’instinct de survie commanda à ses jambes de s’éloigner. Déjà brûlantes de fièvre alors qu’elle n’avait été mordue qu’une seule minute auparavant, elle parvint à  faire quelques mètres en arrière avant que, égarée de corps comme d’esprit, elle tomba une fois de plus à la renverse.

Le virus continua toujours son œuvre en elle et Hasuki sentit comme mille petites lames lui cisaillées le corps et la tête. Elle se roula en boule, gémissante de douleur quand ses spasmes permettaient à son larynx d’émettre des sons. Elle ne savait pas si c’était la souffrance qui la rendait folle ou l’inverse. Quoi qu’il en soit, son esprit exacerbé ne voyait qu’un seul moyen de la soulager à court terme. Ses dents claquaient avec agacement tandis qu’elle se faisait le serment confus d’attaquer toute personne saine qui passerait à sa portée. C’est donc armée de cette toute nouvelle résolution qu’elle se remettait lentement debout, le corps encore tremblant par les chocs répétés de sa transformation.
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Hayashi Fûko
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Mar 17 Fév - 22:32

Un bruit sourd retentit. La porte claqua violemment. La voie était ouverte, la festivité pouvait commencer. Dans l'obscurité, Fûko ne distinguait que très peu de choses. En apparence, la pièce était banale, sans vie, sans âmes. Le mobilier avait été saccagé, un lit éventré gisait désormais au fond du foyer. La jeune chef de guerre scruta les environs, cherchant du regard le moindre signe de vie. Laissant son regard divaguer dans la pièce.
Quand un bruit retentit, la sortant de sa torpeur. Fûko se figea à la vue de deux ombres. Ces ombres à formes humaines qui s'approchaient à vive allure du groupe. À première vue, leurs assaillants étaient un père et son fils. N'ayant guère le temps ni l'envie de retracer leur généalogie respective pour prouver son hypothèse, Fûko dégaina sons arme et se mit en position défensive. Prête à les accueillir avec toute la grâce qu'une dame doit avoir dans ce genre de situation.
Le plus vieux des assaillants, se jeta sur le samouraï, le déstabilisant et le forçant ainsi à reculer. La ninja, repoussa quant à elle, les attaques du plus jeune qui l'avait prise de cours.
Si la Kunoichi et la chef de guerre se tenaient prête à subir une attaque de fond, les deux autres ne se doutaient pas qu'ils seraient en première ligne dès le début des festivités. Le groupe se trouva dehors en position de faiblesse. Sans perdre un instant, Fûko s'élança vers ses compagnons. Mais c'était trop tard. Le père gisait par terre, le crâne déformé par les lacérations qu'il avait reçu. Tandis que le fils était étendu sur le sol à côté du ninja.
Plaçait dans l'encadrement de la porte le Samouraï percuta la jeune femme. Prenant ses jambes à son cou. Ce dernier, déserté la zone de combat délaissant ses compagnons. Fûko n'eut pas le temps de se retourner pour récupérer au vol son poltron de compagnon qu'elle dut s'occuper d'un problème autrement plus grave. La ninja se releva péniblement. Comprenant trop tard que celle-ci était contaminée, la jeune femme s'approcha d'elle.
D'un coup vif, Fûko frappa sa camarade à la nuque pour l'assommer. Si elle était infectée, elle ne prendrait pas le risque de la laisser libre de ses mouvements, mais ne la tuerait pas pour autant. L'antidote était désormais devenu indispensable à la poursuite de leur quête.

« Va chercher de quoi l'enchainer ! » Ordonna-t-elle à la jeune fille du clan Uesugi.

Assise par terre, elle déposa la tête de sa ninja, sur ces genoux en attendant le retour de sa camarade. Pourquoi s'était-elle engagée dans cette galère déjà ? Se remémorant les raisons de sa présence ici, Fûko regretta de ne pas avoir envoyé un de ses sous-fifres pour cette quête beaucoup trop surprenante à son goût.
C'est pour cette raison qu'elle gardait en vie la ninja contaminée. Si elle trouvait l'antidote, elle devra le tester sur quelqu'un pour certifier que celui-ci est opérationnel. Et quitte à sauver quelqu'un autant que ce soit elle. Savoir qu'un Ôsaki avait une dette envers la chef de guerre du clan Hayashi pouvait être fort utile, surtout en période de crise.
En attendant le retour de la Kunoichi, elle prit son arme près d'elle. Si quelqu'un essayait de revenir : elle serait là, pour l'accueillir.


Dernière édition par Hayashi Fûko le Mar 3 Mar - 11:55, édité 1 fois
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Uesugi Murasaki
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Sam 21 Fév - 15:49

La porte s'ouvrit dans un grincement effroyable, mais aucun bruit ne s'échappa de la maison. Ringo s'en sentit rassurée. Elle abaissa son arc. Elle s'apprêtait à s'avancer d'avantage lorsqu'un lit fut projeter dans leur direction provocant un vacarme sans pareil.
Elle recula craintivement...
La chef de guerre passa devant Ringo en signe d'offensive. Elle tenta de discerner l'intérieur de cette maison : la pièce était obscure. Bien trop sombre pour qu'elle puisse y entrer,...
Noir et lugubre. Humide et embuée. Une odeur de moiteur assommante s'en dégagea... Et une vague d'air pourri lui glaça le sang...
Des sons qui se voulaient silencieux se faisaient entendre depuis l'intérieur de cette maison sombre. Ringo était figée ; encrée dans le sol en terre battue. Cela avait le don de la rassurer, d'atténuer sa crainte et d'apaiser son esprit. De lui faire oublier que l'obscurité était sa plus grande peur...
Elle fixait inlassablement ses pieds sur lesquels la lumière tapait et alors que ses pupilles étaient obnubilées par cette petite source d'espérance, un cri puissant perça le calme oppressant qui planait depuis leur venue dans ce village maudit.

Ringo se crispa. Des ombres chétives et perturbées se déplacèrent à vive allure dans la pénombre. Elle brandit son arc pour faire cesser les mouvements troublés et tourmentés de ses êtres malheureux. Seulement, le manque de lumière l'en empêchait. Le temps s'accéléra, l'action bascula, le calme se déchira. Un homme robuste se jeta sur le seul homme du groupe. Ringo tenta d'agir, mais elle en fut incapable, tout allait bien trop vite. Elle se retrouva submerger par cette déferlante de violence.
Un second individu s'échappa de la demeure pour se jeter sur la Kunoichi.

La vue de Ringo se brouilla simultanément sous cette folie. Un malaise la gagna. Elle ne distingua plus que quelques ombres et mouvements.
Des bruits de lutte, de combat et de résistance parvinrent à elle. Les battements de cœur de Ringo, s'affolèrent et s'accordèrent sur le rythme des claquements de dents des furieux. Puis ils se firent moins incessants... Moins rythmés. Il n'y avait plus, qu'une unique gamme de claquements.

Un bruit de chute fracassante retentit et une silhouette affolée se fit plus nette dans la vision voilée de la jeune fille : l'usurpateur d'identité, couvert de sang, se dirigea à vive allure vers Ringo qui se jeta au sol pour ne pas qu'il la heurte dans sa course effrénée. Elle le regarda quelques instants, fuir ce tableau macabre. Les abandonner comme un lâche... Ringo sentit une certaine colère jaillir en elle. Lui tirer une flèche dans le pied l'amputerait peut-être de sa lâcheté, mais elle se résigna... Il ne s'agissait pas de ces principes. Il avait décidé de prendre la fuite, il avait qu'à en être ainsi.

Une fois de plus, les bruits prirent le dessus sur la vision et Ringo se détacha complètement de l'individu masculin. Des grognements terribles résonnèrent puis le son d'une déchirure marqua un court silence : la chair avait cédé sous la morsure.
Rien n'était plus terrorisant que d'être spectateur d'une scène invisible : des bruits de perforations, des gémissements plaintifs puis plus rien. Le silence pesant reprit son règne. Elle resta assise sur ce sol poussiéreux la tête penchée en signe de refus. Elle avait peur de voir l'ampleur du drame qui avait dû se produire. Le visage fermé, la respiration saccadée, son arme en main, elle demeurait dans cette position alors que plus rien ne se faisait entendre.
Puis un corps frêle fut projeté rapidement. Entre quelques plissements de paupières, elle put comprendre qu'il s'agissait du jeune garçon. Sur cette sinistre découverte, Ringo chercha avec crainte un visage familier encore animé. La chef de Guerre était non loin. Son visage était marqué par l'incompréhension, il suintait l'anxiété... Ils étaient tous dépassés par les événements présents.

La Kunoichi, lui apparut. L'Uesugi se releva immédiatement pour lui venir en aide, mais elle élança sa main comme pour l'en dissuader. La gorge de Ringo se noua au même instant. Une profonde peine la submergea.
Un liquide sombre et épais s'écoula le long du bras de la femme, teintant le tissu de son vêtement, de cette couleur chaude. La déception la gagna alors que le virus gagnait la Ôsaki. Elle était infectée et personne ne l'avait aidé. Ni la chef, ni elle et encore moins le déserteur.
La Kunoichi se déplaça de façon chancelante et incertaine. Elle titubait. Ses yeux furent noyés de sang, tandis que sa bouche en expulsait frénétiquement. Elle fit encore quelques pas laborieux et confus, puis elle s'écroula dans des murmures inquiétants. La chef mit fin à ses complaintes d'un violent coup sur la nuque ; l'infectée perdit connaissance.

Il ne restait plus beaucoup de temps pour la sortir de cette triste situation et pourtant, il le fallait.

« Va chercher de quoi l'enchaîner ! » Ordonna la Hayashi.

Dans un élan de courage Ringo exécuta la demande. Elle regagna la place du village pour trouver un objet susceptible d'effectuer ce besoin. Suite à une recherche évidente, elle trouva de quoi l'enchaîner ou du moins l'attacher. Il n'y avait pas de chaînes, mais une corde épaisse, semblable à celles utilisées pour les lourdes charges et les durs labeurs. Ringo la traîna jusqu'à la maison.
La Kunoichi était appuyée contre la Chef qui la maintenait de façon protectrice malgré la fermeté de son geste. Ringo lâcha la corde à ses pieds.

-C'est tout ce que j'ai pu trouver dans l'urgence... Marmonna-t-elle.

Il fallait trouver l'antidote, mais avant tout, il fallait immobiliser l'infectée. La rendre hors d'état de nuire.

Il ne s'agissait pas d'un acte purement égoïste et personnel, mais plus d'une protection de l'être. Les deux femmes ne voulaient pas se protéger des attaques de la contaminer, mais la préserver elle, de l'infection qui la ronger sans compassion.
Ils n'avaient pas été soudés. Chacun, sans vraiment s'en rendre compte avait été individualiste. S'ils voulaient tous sortir en vie de ce lieu souffreteux, il allait falloir ne faire qu'un et se lier de confiance pour éradiquer le problème à sa source. L'antidote devait être trouvé, mais avant tout, il fallait retrouver le fuyard avant qu'il ne soit trop tard. Il fallait le trouver pour vaincre ce fléau.
Une chose était sûre... Ce n'était que le début. Qu'un infime éclat de ce qui allait se produire dans un avenir proche. Le plus dur restait à venir et il allait falloir être rusé et adroit pour réussir à se sortir de ces ténèbres infernales.

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* KAMI *
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Dim 22 Fév - 13:38

Le sort ne semble pas de votre coté. Votre quête à peine entamée et l'un des vôtres se retrouve contaminé. Alors que Ringo et Fûko, faisant preuve de piété, décident d'épargner Hasuki et de l'enchainer, Soichiro, quant à lui s'est déjà élancé, vers la maison n°3 suivant son propre trajet.

A peine arrivé, il défonce la porte d'un grand coup de pied et se tient armé, paré à toute éventualité. Cette parade fut sagement pensée, car à peine les gonds fracassés qu'une femme d'une trentaine d'année, finissant de massacrer un jeune garçonnet qui devait être le fruit de ses entrailles dans un récent passé, s'élança furieusement vers le ninja, tenant un couteau à viande bien aiguisé. Mais l'enfer descend parfois du ciel ombragé. En effet, dans un cri bestial étouffé, le volet du premier étage céda sous la lancé d'un homme bien charpenté, sans doute le chef de famille de ce chaleureux foyer. Et le voilà prêt à s'écraser sur vous, désireux de vous mordre le cou dans sa vive retombé.  Comble de la situation désespérée, vous comprenez aux meubles agencés que votre réponse ne se trouve pas dans cette modeste propriété.

* KAMI * a effectué 2 lancé(s) d'un Joker (Image non renseignée.) :
,
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Heisei Soichiro
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Dim 22 Fév - 20:27



Comment se débrouillaient les trois filles? Soichiro aurait bien voulu le savoir mais il avait choisit de suivre son propre chemin, d'avancer avec l'espoir de gagner du temps pour trouver l'antidote. Il lui semblait avoir vu la ninja du clan Ôsaki, le garçon manqué, se faire blesser. Il espérait qu'elle ne serait pas envouté par la folie, qu'elle supportait ça ou simplement qu'il avait mal vu. Reste qu'il n'avait pas trop le temps de réfléchir à ça, il venait de défoncer la porte et de bondir en arrière au cas où. La scène qu'il vit alors lui glaça le sang. Une femme tuant son propre fils avec un couteau à viande, y prenant une sorte de plaisir bestial. Personne ne pouvait rester indifférent devant un tel spectacle horrifique. Tout d'abord, Soi' fut prit de stupeur, immobilisé par ce qu'il voyait et son cerveau n'arrivait pas ou refusait d'assimiler la situation. Sauf que la mère avait déjà tourné son regard assoiffé de sang vers lui et commençait déjà à s'en approcher.

Son cerveau commença à se remettre en route, Soichiro eut le temps d'analyser le mobilier pour réaliser qu'il avait encore eut une mauvaise pioche. Cette maison n'était pas la bonne, il devait donc se presser et se rendre à la prochaine. Comble du malheur, un bruit ou plutôt un cri s'échappa du premier étage, c'est là que le volet en bois vola en éclats et qu'un être tomba par la fenêtre. C'était un homme d'âge mure, relativement bien musclé, peut-être le père de famille. Reste qu'il tombait à vive allure sur le ninja qui se retrouvait face à deux ennemis. Le jeune homme fit un bond de coté, esquivant ainsi le père de famille qui s'écroula sur le sol en se fracassant le crâne dans un craquement sonore. Le bruit avait donné un haut le cœur au ninja qui se demandait comment on pouvait agir ainsi sans se soucier de sa propre sécurité. Soi' l'observait pour voir s'il devait l'achever ou non mais son attention fut très vite attirée par la femme qui donnait déjà un coup de couteau dans sa direction. Par réflexe, il leva le bras pour se défendre, oubliant que la chaire perdait contre le froid d'une lame acérée. Le couteau s'enfonça dans son avant-bras, s'arrêtant sur l'os avant de s'y coincer.

La douleur envahit alors tout le bras de Soichiro, il pouvait la sentir se répandre jusque dans ses doigts mais c'était un mal pour un bien se dit-il. Car avec cette plaie, il sentit une vague de puissance s'immiscer dans son être et se déverser tel un flot d'eau chaude dans ses muscles. Il repoussa alors la femme, extirpant la lame qu'elle avait enfoncée dans son bras, arrachant une gerbe de sang qui vint se répandre sur le sol en terre battue. Depuis qu'il était ici, depuis qu'il avait vu le charnier et comprit ce qu'il se passait ici, c'était la première fois que Soi' se sentait calme, voir même serein. C'était comme lorsqu'il avait été envoyé dans ce volcan étant enfant. Lors de ce rituel, il devait rester plusieurs jours et nuit dans cet endroit infernal, c'est là qu'il avait découvert ce détachement de soit. En effet, il avait réalisé que plus il risquait sa vie et moins il ne s'en rendait compte, moins il y attachait d'importance. Un effet secondaire de la folie meurtrière présente dans son sang? Peut-être sauf que les autres de son clan n'agissaient pas de la sorte. Il s'était toujours ainsi senti différent mais peut-être qu'il se fourvoyait, peut-être qu'eux aussi étaient ainsi et qu'il ne l'avait pas comprit.

D'un mouvement rapide et précis, il dégaina et lança un couteau de lancé qui vint se planter dans l'épaule de la furie. Lui bloquant ainsi l'articulation de son épaule et lui immobilisant le bras afin qu'elle ne puisse plus utiliser son couteau. Du moins c'est ce qu'il avait souhaité mais il avait oublié qu'elle était dans un état second et que son corps ne se souciait pas de la douleur. Forçant ainsi sur son épaule, elle utilisa sa main libre pour déloger le poignard en s'arrachant un lambeau de chaire. L'autre au sol remuait légèrement, ne donnant pas suffisamment d'informations au ninja pour qu'il puisse en conclure s'il était vivant ou si c'était juste ses nerfs qui réagissaient de façon post mortem. Reste que dans tous les cas, ce n'était pas lui le plus dangereux pour le moment. La femme fonçait déjà de nouveau sur Soichiro qui en fit de même. Il esquiva le couteau agité de façon hasardeuse par la zombie, après tout, ce n'était pas une experte du combat à l'arme blanche, mode berserk ou non. La dague de Soi' vint alors s'enfoncer dans la poitrine de son ennemie et son autre main vint s'appuyer sur l'extrémité du manche pour donner plus de poids à la lame. S'assurer ainsi qu'elle passerait les os de la cage thoracique pour venir se loger dans le cœur. Une action que l'on pouvait voir fréquemment mais qui était bien plus difficile qu'il n'y paraissait, en effet les os présents à cet endroit du corps sont très résistants afin de protéger l'organe le plus vital du corps.

Collé à elle, il vit ses dents s'approcher dangereusement de son visage et sentit même la lame ennemie s'enfoncer dans son flanc. Une autre vague de douleur le submergea et libéra encore un souffle d'énergie au jeune homme qui grâce à ça réussit à enfoncer avec plus de force sa dague dans le corps de la villageoise. Celle-ci s'immobilisa un instant avant de remuer frénétiquement avec une hargne accrue. Soichiro jura, comprenant qu'il aurait été préférable de viser le cerveau, comme avec le précédent. Elle tentait d'avancer sur lui, le saisissant de ses deux mains après avoir lâché son arme, elle donnait l'impression d'être affamée et son poids finit par emporter le jeune homme qui s'écroula sur le sol. Elle était sur lui et ses dents claquaient avidement vers son visage. Il parvenait à secouer la tête et éviter de se faire mordre, mais pour combien de temps? Tentant vainement d'extirper sa lame du corps de la femme, il se débattait et la repoussait tant bien que mal. Du coin de l'oeil, il vit l'autre corps, celui du mari qui se mettait à ramper sur le sol en grognant, se rapprochant avec avidité de lui. Le palpitant du jeune homme battait à tout rompre et il était sur le point de céder à la panique. Tirant de toutes ses forces sur sa dague pour la sortir du corps de la villageoise alors qu'il la tenait à la gorge de l'autre main pour éviter qu'elle parvienne à le mordre.

"Putain! Crever comme ça après avoir passé pour un poltron! Je refuse de mourir sans honneur!!"

Il avait crié ça plus pour lui même que pour un éventuel public, cherchant à extérioriser la peur qu'il ressentait. Le calme habituel qu'il ressentait en cas de danger s'était évaporer comme neige au soleil. Il prit alors une longue inspiration, chercha à faire le vide dans son esprit, à ne pas céder à la peur panique de sombrer dans la folie meurtrière ainsi que celle de mourir. Il agit alors de façon instinctive: sa main quitta la dague qu'elle tenait pour venir attraper le front et les cheveux de la zombie. En même temps, son autre main passa de la gorge au menton et il poussa de toutes ses forces le visage emplit de folie face au sien pendant que l'autre main en faisait autant mais dans le sens inverse. Après un effort incroyable, il brisa la nuque de la villageoise qui cessa immédiatement de se débattre et s'écroula inerte sur lui. Un corps mort immobilisant le sien, il pouvait voir l'autre berserk ramper dans sa direction. Sa main tâtonna à la recherche de sa dague encore enfoncée dans la poitrine de sa victime. Il devait absolument la retirer, il devait récupérer son arme pour survivre face à ce danger. Il entendait son sang battre à tout rompre dans ses oreilles, ses tempes ainsi que sa poitrine.

L'homme se hissa sur le corps de sa compagne pour se rapprocher de Soichiro, ajoutant encore un poids supplémentaire qui lui empêcherait d'une façon définitive la chance de s'extirper de là. Il vit le visage rugueux du père de famille apparaitre par dessus celui de sa femme morte. La bave aux lèvres, du sang dégoulinant de son nez et son arcade. Soi' vit également que la clavicule de son agresseur était sortit de son logement et avait déchirer la peau. Cette fois-ci, il était foutu, il allait se faire mordre ou se faire tuer et personne ne viendrait l'aider. En même temps, il avait donné l'impression de fuir, bousculant presque la jeune archère dans sa course. Celle-ci devait le détester... Celle du clan Osaki, si elle n'avait pas encore sombré dans la folie, devait s'être juré de le tuer pour ne pas l'avoir aidé. Et enfin, la chef de guerre qui semblait si suspicieuse à son égard, ne devait voir en lui qu'un idiot ou un poids mort à trainer avec elle...

Le soleil baissait déjà à l'horizon mais Soichiro ne verrait ni le coucher de soleil ni le levé de la lune. Sa main coincée sous la femme, l'autre à peine libre de bouger, il savait qu'il ne pourrait rien faire. Juste attendre que la mort vienne le cueillir, repenser à sa vie, à ce qu'il avait fait ou qu'il n'avait pas eut le temps de faire. Trouver une petite kunoichi sympa, la courtiser, lui demander sa main par exemple. Quoique, à bien y réfléchir, il ne s'était jamais vu tomber amoureux et encore moins avoir une vie de famille... Il avait passé sa vie à s'entrainer pour se battre, à récupérer des informations, à durcir son corps et son âme. Personne n'avait un jour prit la peine de lui expliquer les sentiments humains. Ce que l'on peut ressentir pour quelqu'un d'autre, être prêt à donner sa vie pour l'être aimé. Sentir une boule au ventre ou à l'estomac quand on pense à cette personne spéciale... Se sentir vide et presque mort par l'abandon de cette personne. Du peu qu'il en avait vu en observant des couples, même si cela pouvait être plus douloureux que la mort, il aurait aimé connaitre cette expérience. Mais la réalité le rattrapait et les dents ainsi que l'haleine putride se rapprochaient irrémédiablement de son visage...

Soichiro pouvait déjà apercevoir du coin de l’œil la célèbre lueur que l'on voit au bout du tunnel. Il tourna son regard vers elle. Il allait enfin voir ce qu'il y avait de l'autre côté... Son couteau de lancer, envoyé au sol un peu plus tôt par la villageoise afin de l'extirper de son épaule. Tout espoir n'était pas perdu, il tendit le bras avec comme unique but de ramasser l'arme pour se sortir de cet enfer. Tirant sur son corps, cherchant à se grandir, à se contorsionner pour atteindre la lame gisante à peine plus loin. Il en oubliait presque le zombie qui cherchait à le dévorer. Celui-ci justement posa sa main sur la tête de sa compagne pour y prendre appuis. Mais la tête sans vie roula sur le coté, déséquilibrant le zombie qui glissa et s'étendit un peu sur le coté, allégeant ainsi le poids sur le corps du ninja. C'est grâce à cette maladresse inespérée que Soichiro parvint à pousser sur ses jambes pour gagner les quelques centimètres qui lui manquaient pour se saisir du couteau de lancé.

Le visage blafard se jeta avec hargne en hurlant sur celui de Soi'. L'instant suivant, la lame vint perforer la boite crânienne du berserk. Faisant gicler du sang et de la cervelle qui vint se projeter sur le visage du jeune homme ainsi que sur la chevelure de la défunte et le sol. Le corps qui était en appuis sur la villageoise s'affaissa alors pour tomber mollement sur les deux êtres au sol. Le souffle coupé par le poids, Soi' eut envie de tousser mais l'air semblait avoir quitter ses poumons. Il parvint à bouger un tant soit peut pour libérer sa cage thoracique et inspirer une grande bouffée d'air. Celle-ci était loin d'être fraiche et pure, mais elle était synonyme de vie et surtout de survie pour le jeune homme. Incapable de bouger et de repousser les deux morts, il ne lui restait plus qu'à attendre qu'on le trouve. Il pensa alors qu'avec deux morts sur lui, du sang et de la cervelle un peu partout, il passerait inaperçu, du moins aux yeux et narines des autres monstres présents dans le village. Peut-être qu'ainsi, il survivrait... Enfin survivre jusqu'à quand? Tôt ou tard il mourrait de faim et de soif.

Il ne lui restait donc qu'à attendre l'arrivée des filles ou à puiser dans ses ressources pour se sortir de là. Pour l'instant, il prit le temps d'inspirer et d'expirer à fond. Retrouver son calme habituel et se reposer quelques secondes pour récupérer de ce qu'il venait de vivre. Une chose trottait tout de même dans sa tête: est-ce qu'elles allaient bien?

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Hayashi Fûko
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Mar 3 Mar - 11:50

Une douce lumière s'échappait de la toiture délabrée. Un rayon de soleil caressait la joue pale de Fûko. Cette faible chaleur réchauffait sons âme. Assise dans les décombres, le regard absent, elle se repassait la scène en boucle. Comment avaient-ils pu se retrouver en position de faiblesse ? Le plan de la ninja n'était pas si mauvais pourtant. Qu'est-ce qu'ils leur avaient fait défaut ? Qu'aurait-elle dû faire pour que cela n'arrive, et comment pouvait-elle retourner la situation à leur avantage ? Tant de questions sans réponse dans l'esprit de la jeune femme.

La ninja était toujours inconscience sur ces genoux. Son visage pâle contrastait avec le sang séché sur ces vêtements. L'expression enfantine de la jeune femme faisait sourire Fûko. Comme une mère berçant son enfant pour l'endormir, la jeune chef de guerre tenait la contaminée dans ses bras. Cela ne devait pourtant pas détourner la jeune femme de sa mission. La contaminée ne représentait guère plus qu'un pion aux yeux de Fûko, mais cela ne motivait pas la jeune femme à repousser ses envies maternelles.

Fûko avait envoyé la kunoichi chercher des liens pour la jeune Osaki. Son départ avait laissé un vide dans la pièce. Les bavardages silencieux des morts imprégnaient la pièce d'une aura morbide. Mais cette attente fut de courte durée. La jeune Uesugi revint vite, portant des cordes à bout de bras.

« C'est tout ce que j'ai pu trouver dans l'urgence... »

Des cordes. Cela ne retiendrait guère longtemps la contaminée, mais c'était mieux que de la laisser libre de ces mouvements. Déposant la Osaki sur le sol, la jeune chef de guerre se releva. Époussetant ses habits d'un revers de main; elle se dirigea vers sa camarade encore opérationnelle.

« Nous allons la ligoter dans la maison. Ici, elle ne pourra faire de mal ni à nous, ni ...»Fûko posa son regard sur la contaminée. Elle se devait de la garder en vie. Cela lui serait forcément utile dans l'avenir. « Ni à elle-même ».

Déposant la contaminée contre une poutre, Fûko s'agenouilla près de cette dernière. Portant la corde à sa poitrine,  elle commença à l'enlacer autour de la Ôsaki. Les liens lui seraient les pieds et les mains de sorte qu'elle ne puisse plus bouger. La jeune femme ne voulait pas qu'elle puisse les poursuivre. Déjà bien assez de danger les menaçait dans ce village hostile !

Après avoir serré les liens de la contaminée, la chef de guerre sortit de la maison. L'antidote était quelque part dans ce village. Le trouver serait plus dur que prévue. N'étant que deux, elles devraient se protéger mutuellement pour ne pas se retrouver de nouveau en position plus que délicate.
Fûko se retourna vers l'Uesugi.

« Nous ne sommes plus que toutes les deux désormais. Je te déconseille de prendre tes jambes à ton cou, comme notre bien regretté marchand »

Dit-elle ironiquement. Il fallait la comprendre : elle ne supportait pas les faibles et encore moins les lâches qui abandonnent leurs camarades, qui plus est, trois jolies jeunes femmes. Quel manque de manières de la part d'un samouraï !

« Nous allons avancer toutes les deux ! Suis-moi, nous allons continuer la fouille dans les maisons alentours ».

Dans une tentative d'approche, Fûko demanda à sa nouvelle camarade, son nom. Cela lui permettra de plus facilement lui donner des ordres et de l'amadouer. Mieux valait pour elle que la Uesugi ait confiance en elle et qu'elle lui obéisse. Établir le contact avec elle devenait donc primordial pour mieux la manipuler par-là suite.

N'écoutant qu'à mis mots sa réponse. Elle se dirigea vers la maison mitoyenne à la leur.
En arrivant, Fûko poussa la porte entre ouverte. La maison avait été ravagée par le combat qui s'était déroulé quelque instants plus tôt. Dans les décombres, la jeune femme distingua le samouraï agonisant. Dans les décombres, la jeune femme distingua le samouraï agonisant. * Que ne faut-il pas faire pour avoir la conscience tranquille ! elle ne supportait pas les faibles et encore moins les lâches qui abandonnent leurs camarades, qui plus est, trois jolies jeunes femmes. Le samouraï était dans un piteux état, ses blessures étaient graves. Elle ne savait pas s'il survivrait et peu lui en importait, car avec ou sans lui, elle continuerait sa route.

« Laissons-le ici ! Nous devons continuer. S'il est encore là quand nous aurons retrouvé l'antidote, nous l'aiderons à déserter le village » dit-elle à la Uesugi avant de se diriger vers la sixième maison.

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Dernière édition par Hayashi Fûko le Jeu 12 Mar - 23:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Mer 4 Mar - 15:01

Du temps précieux s'était écoulé. Le soleil n'était plus ardent, il se faisait moins présent. Les nuages couvraient le village de leur ampleur et le ciel se voulait plus sombre. Ringo leva la tête vers la toiture délabrée et chuchota « Le temps passe... Trop vite ». Elle n'avait qu'une seule hantise : celle de se retrouver de nuit dans ce village. Qu'adviendrait-il d'elles si à la nuit tombée,  aucun remède n'avait été trouvé ? Combien de temps pourraient-elles garder la jeune Ôsaki dans cet état ? Et que ferait-elle face à l'obscurité la plus totale ?
Une voix féminine la tira de sa réflexion craintive.

« Nous allons la ligoter dans la maison. Ici, elle ne pourra faire de mal ni à nous, ni ... Ni à elle-même »

Ringo tourna subitement la tête, dans sa direction, en signe d'approbation. Elle ramassa alors la corde pour aider la chef à l'attacher. Puis elles sortirent de la demeure. La chef se tenait devant elle, cherchant une idée rationnelle, un plan logique et surtout un moyen d'avancer sans embûche. La jeune fille, était juste derrière, montant la garde pour assurer la sécurité de la Femme, le temps de sa réflexion. Ringo n'avait jamais été aussi tendu de toute son existence. C'est alors qu'une phrase se voulant ironique fit irruption :

« Nous ne sommes plus que toutes les deux désormais. Je te déconseille de prendre tes jambes à ton cou, comme notre bien regretté marchand » .

Ringo plongea ses yeux froidement dans ceux de la chef et répondit séchement: Je n'en avais nulle intention.
Elle passa alors devant la chef, cherchant une maison du regard. Ce n'était clairement pas le moment, ni le lieu pour faire dans le sarcasme et la jeune fille n'avait qu'une seule envie, celle de partir le plus vite possible de ce village.

« Nous allons avancer toutes les deux ! Suis-moi, nous allons continuer la fouille dans les maisons alentours ». Ringo lui emboîta le pas. Et alors qu'elles se dirigeaient toutes deux vers un nouveau foyer à explorer, La Chef lui demanda dans un ton faussement amical: son nom. Dans une brève hésitation, mêlée de défensive et de crainte, elle lâcha :

-Ringo...

La Chef Hayashi était connue pour sa manipulation et sa ruse. Ils le savaient tous. Cette femme était bien intelligente, mais elle, n'était pas assez naïve pour tomber dans son piège.
Ringo ne serait pas un pion de plus. Elle le refusait.

-Je vous obéirai sans nulle crainte, mais ne pensez pas que je vous fasse confiance. Je vous suis, car je ne veux pas vous voir sombrer dans cette horreur et je ne veux pas non plus, me voir devenir un être sanglant. Dit-elle calmement le regard droit devant. Une nouvelle maison leur faisait face. Elle semblait dévastée, les meubles étaient renversés, du sang avaient été projetés sur les murs sous la violence des coups. Et au milieu des débris le corps inerte d'un homme blessé, gisait. Ringo s'approcha de lui sans le toucher. Elle ne donnait pas long à sa survie.
Mais elles avaient une mission à accomplir et aussi tragique que la découverte pouvait paraître, elles devaient continuer. Le soigner n'apporterait aucune aide complémentaire mais une perte de temps supplémentaire.

-Laissons-le ici ! Nous devons continuer. S'il est encore là quand nous aurons retrouvé l'antidote, nous l'aiderons à déserter le village.

Tandis que la Chef se dirigeait vers une autre maison, Ringo dans un élan de bonté, sortit le corps du jeune homme des décombres pour le traîner au fond de la maison et l'y déposer sur le flan. Puis elle courut jusqu'à la chef qui était devant la porte. Elle prit les devants et s'approcha doucement...

-Laissez-moi l'ouvrir.

Si Ringo était blessée, la Chef pourrait continuer sans elle. Mais Ringo sans elle... Que ferait-elle ? La chef était sa lueur d'espoir. Elle était la seule à lui donner le courage d'avancer. Elles avaient besoin l'une de l'autre... Mais Ringo avait d'avantage besoin d'elle.
Elle porta alors, un violent coup de pied dans la porte qui s'ouvrit brusquement.
Qu'est-ce que celle-ci avait à leur réserver ? Elle n'était même plus sûre d'être encore impressionnable après tout ce qu'elle venait de vivre... Plus rien ne pouvait être pire.

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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Ven 6 Mar - 21:52

Il n'en resta plus que... deux.

Soichiro semble en piteuse état, sorti des décombres et placé en sécurité dans la précédente maison. Son destin repose entre les mains des dieux. Quant à Hasuki, sombrant lentement dans une folie meurtrière, elle marche en quête d'assouvir sa soif de sang... Sera-t-elle un obstacle pour nos deux héroïnes restantes ? Ces dernières se sont engagées dans la maison n°6.

Un enfant. Une petite fille de sept ans sans doute. Une belle robe bleue en lambeaux. Du sang sur le visage. Les yeux irrités par les larmes ou sa soudaine transformation. Derrière elle, deux hommes et une femmes déchiquetés. Les meubles sont cossus et l’intérieur bourgeois. Sans doute la demeure des notables du village. La richesse ne sauve pas de la tragédie. Elle vous voit de ses yeux amendes et s'empresse de courir vers vous. Pour jouer ou pour vous dévorer ?

* KAMI * a effectué 1 lancé(s) d'un Joker (Image non renseignée.) :
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MessageSujet: Re: Le village maudit de Shutsaï [QUETE TERMINEE: ECHEC]   Mar 17 Mar - 0:26

Il n'en resta plus qu'une...

La situation s'annonce périlleuse. Seule la chef de guerre demeure. Il vous est impossible de terminer cette quête victorieux. Alors qu'Hayashi Fûko réalise que sa dernière partenaire vient de se faire mordre la main par l'innocente enfant, sans avoir rien pu faire, elle entend le craquellement du bois fendu. Les dernières maisons scellées viennent de s'ouvrir, relâchant leurs prisonniers affamés...

La fin de la belle Hayashi semble proche. Elle ne pourrait lutter guère longtemps, malgré sa férocité légendaire. La petite fille s'approche alors d'elle, s'apprêtant à lui donner les dernières grâces, lorsqu'une flèche vint se loger dans son crâne juvénile. Plus loin, les portes principales ne sont plus qu'éclats de bois. La garnison impériale est là, prévenue semble-t-il de votre débâcle, à moins qu'elle ne vous ait jamais quitté, ayant pour mission de juger de loin votre aptitude à la stratégie... Elle trouve l'antidote dans la demeure n°4 et décide de l'expérimenter uniquement sur les membres de l'expédition. Chance dans votre malheur, il fonctionne. Tous les contaminés de votre groupe guérissent avec succès. L'armée vous raccompagne à l’extérieur, après s'être emparée des recherches du brillant scientifique.

Dernière vous, ce qui était autrefois un village pittoresque n'est désormais qu'un gigantesque incendie. Les rires des enfants se sont transformés en de longues plaintes d'agonie.

Vous avez échoué
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