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 Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)

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Hayashi Masatô
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Jisei no Ôyashima
Eveils: Shikai
Surnom: ろくでなし風 - Rokudenashi-fū
Clan: Hayashi


MessageSujet: Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)   Ven 6 Fév - 17:30

L'aube fleurissait doucement à l'horizon quand Masatô pénétra dans le cimetière de Furashu. C'était un lieu d'une immense sérénité. En ces temps de paix, peu de gens le visitait, surtout à une heure aussi matinale. Plus tard dans la journée, quelques habitants de la cité viendraient certainement pour amener quelques fleures à l'intention de leurs ancêtres emportés par l'âge ou jadis disparus au combat mais à présent, le seigneur Hayashi avançait seul parmi les allées. Il n'irait ni voir son père, ni son demi-frère dont les tombes ornementées auraient, quelques mois auparavant, été les seules raisons possibles de sa présence en ce lieu.
Cependant, les choses avaient changées. Sans qu'il n'y ait pu s'y préparer, de sombres événements avaient tiré le jeune seigneur de sa tranquille routine habituelle.
Tout avait commencé le jour où, errant dans les couloirs de la caserne après une visite de routine, il avait été attiré par les éclats de voix de l'un de ses conseillers. Il l'avait trouvé dans l'infirmerie, s'acharnant sur un jeune ninja gravement blessé dont les yeux mi-clos fixaient le plafond d'un air vide.

*****

- Qu'est il arrivé ? Avait demandé le seigneur.

Le conseiller s'était retourné et avait immédiatement changé de ton et de manière.

- Oh, euh, c'est sans importance mon seigneur, ne vous dérangez pas...
- Me déranger ? Ce jeune homme est visiblement gravement blessé alors soit ce garçon n'est vraiment pas doué au point de s'infliger une blessure de cette ampleur en s’entraînant, soit il a été attaqué et je me dois de savoir si je dois m'attendre à une attaque dans les jours à venir.
- Ce-ce n'est...
- Et j'aimerai aussi savoir ce qui vous prend de hurler ainsi dans une endroit pareil. Je sais que vous adorez brailler pour rien mais la salle du conseil est faite pour ça, pas l'infirmerie.
- Il-il a échoué...l'em-l'empereur...
- Hayashi...sama...

Masatô avait détourné son attention du vieil homme pour diriger son regard vers le ninja. Ce dernier fixait toujours le plafond. Devinant qu'il ne lui restait plus longtemps, le jeune seigneur avait poussé son conseiller de côté et s'était agenouillé aux côtés du guerrier. Il fallait absolument qu'il sache ce qui était arrivé avant que la mort ne l'emporte.

- Quel est son nom ?
- Shiroyume Teru, monseigneur,
l'avait informé une infirmière.

Masatô l'avait remercié d'un signe de tête.

- Où étais-ce ? Qui a attaqué ? Combien étiez vous ?
- Au nord, dans la région de Kita, une immense tour...l'empereur nous y a envoyé afin de trouver le miroir de Yata...
- L'empereur vous a...


Il avait brusquement tourné la tête vers son conseiller qui semblait vouloir disparaître dans le mur. Il avait deux mots à lui dire mais cela attendrait. Ainsi, on avait confié une mission officielle aux guerriers de son clan et on ne l'avait même pas mis au courant ? Si l'ordre venait d'aussi haut, la tâche aurait dû lui être confiée à moins que...

- Qui était avec toi ?
- Le seigneur Akamatsu...le seigneur Kamiizumi...Takanaori de Ryûzoji...


Masatô s'était mordu la lèvre inférieure, gardant sa colère et sa frustration pour plus tard. Deux seigneurs avaient été envoyés sur cette mission. Mais alors, pourquoi l'en avait on écarté ? Et pourquoi en avait il été de même avec Kenshi Ryûzoji ?
Le jeune ninja, d'une voix faible, avait raconté les épreuves qu'ils avaient affronté ; les murs qui avaient faillit les écraser, l'énigme et le prisonnier rongé par la folie qui avait été jeté dans les flammes, les gaz neurotoxiques qui les avaient presque poussé à s’entre-tuer. Au fur et à mesure, la colère de Masatô grandissait. Teru n'était qu'un jeune adolescent, peu expérimenté. Et on l'avait envoyé à sa place sur une mission aussi dangereuse. L'évidence était là ; Shiroyume et Takanaori n'avait servit que de bouche-trous. L'empereur s'était bien fichu de leur sort. Mais cela n'expliquait toujours pas pourquoi le jeune seigneur n'avait pas été mobilisé.

- Nous sommes arrivés au sommet. Ils étaient là. L'un assis sur son trône, l'autre tapis dans l'ombre.
- Qui, ils ?
- Les alchimistes du clan Naîto.


Sentant son temps se raccourcir dangereusement, le ninja avait accéléré son récit ; les paroles du Naîto, aussi mystérieuses que trompeuses. Avait il seulement essayé de les tromper ? Ou avait il dit la stricte vérité ? Masatô ne prit pas le temps d'y réfléchir. Teru en vint au combat, sa « colaboration » avec le samouraï.

« Je m'y attendais » avait grogné intérieurement Masatô. « Les deux alchimistes étaient d'un niveau supérieur. »

Puis les paroles de Naîto Saburo, le geste du Kamiizumi. Encore un mystère à éclaircir. Enfin, l'apparition du spectre et la défaite.

- Et il a disparu. Nous avons échoué. Le miroir...est perdu. Mais c'est sûrement mieux. Cependant...ce n'est pas finit. Prenez garde. Tout commence juste.

Et il s'était éteint.

- Repose en paix, Shiroyume Teru.

*****

S'en était suivit une sérieuse discussion...bon, une sérieuse engueulade entre le chef de clan et ses conseillers. Depuis quand ne l'informait on pas des messages reçus au palais ? Et qu'est ce que c'était que cette histoire d'alchimistes ?

«  Quand aviez vous l'intention de me mettre au courant ? Quand Furashu aurait finit dans le même était qu'Akuryô ?  Fantastique, ça aurait été le meilleur moment pour vous puisque je n'aurais même pas eu la tête à vous le reprocher. »
Avait sarcastiquement déclaré l'Hayashi en chef.

Masatô soupira longuement. Sa nuit avait été courte. Le seigneur cessa sa marche et se tourna pour faire face à une tombe. Récente, simple. Le nom gravé dans la pierre était la seule distinction qu'elle avait des autres tombes aux alentours. Shiroyume Teru. Personne ne venait fleurir cette tombe, le seul entourage du ninja encore en vie sur Oyashima étant son maître d'arme. Shiroyume...Un jeune homme d'une antipathie remarquable avec un franc-parler plus que gênant dans les situations délicates. Sa force de caractère avait fait sourire Masatô lors de leur première rencontre. Il ne s'était revu qu'une seule fois et ce jour là, le plus jeune d'entre eux gisait sur un lit d'infirmerie, aux portes du royaume des morts.
Le seigneur savait que cela ne servait à rien de venir ici. Pourtant, il avait fait le chemin. Juste pour marcher, pour réfléchir. Un infime espoir au fond de lui lui avait murmuré d'aller rendre visite au défunt. Comme si cela pouvait lui permettre d'obtenir de nouveaux éléments sur toute cette histoire. Malheureusement, même si le ninja avait eut autre chose à dire, ses lèvres étaient définitivement closes désormais.
Quelques jours après la mort du ninja, il avait reçu un messager apportant une invitation de Sô Sesshu, du clan Ryûzoji. Ils avaient conversé dans une modeste maison de thé de Nakkasu, un charmant petit village. Le Héron Aveugle avait été courtois, sans animosité et pourtant...Et pourtant, Masatô avait fuit. Plus il y repensait, moins il se trouvait d'excuse. Acculé lors de leur conversation, le jeune seigneur n'avait plus su que répondre. Profitant de l'intervalle que leur proposait la nuit, il avait laissé un message au samouraï et était parti à l'aube. Et cela uniquement parce qu'il craignait de prendre une décision.
Aussitôt qu'il avait été de retour à Furashu, ses conseillers l'avaient accaparés de questions. Il les avait envoyé balader et s'était retiré dans sa chambre où il avait passé une nuit des plus agitées. Son esprit était envahi ; le clan Naîto, l'empereur qui l'avait tenu à l'écart de la mission, les paroles des alchimistes au sujet de la plus haute autorité d'Oyashima mais aussi à propos du seigneur Kamiizumi, puis le châtiment de l'empereur après leur défaite et par dessus tout cela, les paroles de Sô Sesshu. Le bâtard du vent avait une ferme envie de retourner s'enfermer dans le bordel de son enfance...
Mais il ne pourrait pas toujours fuir. Il en avait conscience. Mais tant qu'il le pourrait, il éviterait ses responsabilités.Tant que sa mère serait là, il saurait à quoi se raccrocher. Tant que sa demi-soeur serait là, il saurait à qui demander conseil. Et parlant de cela...

- Suis-je si intéressant que cela à regarder, Nee-san ? Demanda-t-il à l'adresse de sa sœur qu'il savait dans les parages.

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Hayashi Fûko
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)   Mar 17 Mar - 19:13

Des bruits de pas raisonnaient dans le couloir. Clap ...clap ... clap … Sans interruption. Ces sons stridents et monotones résonnaient dans ma tête. Dans ce silence qui m’entoure, ces bruits super flux, troublaient ma sérénité. Tout ces échos qui parvenaient jusqu’à moi, ces brides de conversations sans grande envergure. Tout me rendait folle. Ces gens, cette populace parlant de chose qui la dépasse m’agaçait.

« Tu as entendu parler de…… » « Il parait …… » « Le miroir a été volé ….. » « L’empereur est entré dans une rage folle …… »

Que savaient-ils de tout "ça" ? Rien. Rien de plus que les commérages qu’ils avaient entendu, ici et là. La vérité ne se cachait pas dans la bouche du peuple. Ni dans celle des enfants, à vrai dire.

Allongée sur son futon, Fûko fixait le plafond de sa chambre. Son corps endolorie par les événements des derniers jours ne s’était par régénéré. En plus de la défaite cuisante qu’avaient essuyé les chefs des clans Kamiizumi et Akamastu, il fallait en plus annoncer à l’empereur qu’elle-même, la chef de guerre du clan Hayashi, avait échoué dans sa mission de sauver le village maudit.

La journée s’annonçait belle... Dans un soupir, Fûko contracta ses muscles pour essayer de s’extirper de son lit. Hélas, elle n’avait pas non plus la force de lutter contre la gravité.

Futon: 1 . Fûko: 0.

« N’est-ce pas ironique ? » se disait-elle. Tous ces efforts, pour ne donner rien de plus que des courbatures et quelques séquelles. Et qui plus est, une mauvaise réputation. Car oui, cette mission résumait bien l’incompétence dont la chef de guerre avait fait preuve. Certes, elle n’était pas la seule responsable de cet échec mais étant la plus haut gradée, elle allait passer un sale moment à expliquer sa ligne de conduite.

Une brise traversa la fenêtre et alla caresser la joue de Fûko. Essayant tant bien que mal de se mettre sur le côté, elle examina ses mains. Blanches et frêles. Digne d’une fillette. Des bruits de pas se rapprochaient de la porte de la chambre de la jeune femme. « Dame Fûko ! Puis-je entrer ? »
Une servante vêtue d’un simple kimono bleu nuit, entra dans la pièce. Fûko se releva durement. Ne voulant que personne d’autre qu’elle voit sa déchéance, elle se releva le plus dignement du monde. Maudissant au passage les lois de la gravité et les limites du corps humain. Passant la main dans ses cheveux, Fûko regarda la servante s’approchait d’elle.

« Dame Fûko les membres du conseil, vous attendent » hésitant un bref instant à continuer, la jeune demoiselle reprit le cours de sa tirade.« Ils souhaitent vous parler »

Une entrevue dans l’optique de se faire remonter les bretelles par les haut dirigeants de notre nation. Une bande d'hommes arrogants et présomptueux qui pensent qu’ils valent mieux que tous les soldats qu’ils envoient à la mort, alors qu’ils n'ont jamais vu un front de leur vie. Cela ne donnait guère envie à Fûko de sortir de sa chambre.

Cela était compréhensible. Se dirigeant vers sa fenêtre, elle contempla la vue imprenable que lui offrait cette suite ou elle logeait. Le vent s’engouffrant alors dans la pièce faisait tinter le carillon, soulevant ces cheveux roux sur son passage.

« Dites au conseil qu’ils ont d’autre chose plus urgentes à régler. Et que leur sermon à mon égard, peut attendre demain ! Après tout, ils sont là pour épauler mon frère à diriger les clans . »


En parlant de Masato... Où pouvait bien être mon incorrigible petit frère.

« Dame Fûko, je... » La voix de la servante trembla « Je ne peux décemment pas transmettre ce message aux membres du conseil »  Cherchant du regard son frère dans le jardin, en contrebas, Fûko se pencha un peu plus contre la balustrade.

« Ne vous en faites pas pour votre tête. Si vous transmettez ce message correctement aux membres du conseil je vous protégerai de toutes répercutions. Au passage, si vous voyez Masato –k… » Elle s’arrêta net à cause de l’apparition soudaine d'une silhouette familière dans son champ de vision. « C’est bon, ne vous dérangez pas pour ça, je l’ai trouvé ! »

Un sourire malicieux apparut alors sur ses lèvres. Fûko pria la jeune servante de quitter sa chambre, pour qu’elle puisse se changer tranquillement avant de partir rejoindre son frère. Dès que la porte fût fermer, elle ôta ses vêtements sales avant d’enfiler un kimono d’un rose pâle. Son préféré de surcroît.
Après s'être préparée, le jeune chef de guerre sortit du palais, à la recherche de son petit frère. Ce dernier s’était réfugié dans le cimetière du palais. Fûko ne se rappelait pas que son frère aimait cet endroit, ni même qu’il y ait déjà mis les pieds. C’est pourquoi, le voir dans un lieu aussi empreint de mélancolie et de tristesse, intriguait la jeune femme. Que venait-il faire ici ? En observant son cadet, elle remarqua sa mine assombrie. Masato-Kun n’avait pas l’aire au meilleur de sa forme. Elle n’était pas la mieux placée pour l’en blâmer, vue le piteux état dont elle-même faisait preuve. Mais elle ne pouvait pas supporter de voir son frère si sombre. Restant dans l’ombre pour mieux l’observer, en attendant le moment propice pour venir lui parler. Il était perdu dans ses pensées, il ne devrait pas la remarquer, si elle était discrète.

Suis-je si intéressant que cela à regarder, Nee-san ?

Il fallait croire que la jeune femme avait sous-estimé son frère en pensant qu’il ne la remarquerait pas. « Bonjour, Masato-Kun ! »

lui offrant un sourire chaleureux, elle s’approcha de son petit frère. Venant se placer à ses côtés pour mieux converser avec ce dernier. Elle se pencha en avant et le regarda, droit dans les yeux.
« Pourquoi as-tu si triste mine ? Aurais-tu perdu ton doudou ? » Dit-elle sur le ton de l'humour pour remonter le moral de son frère.

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Hayashi Masatô
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)   Dim 3 Mai - 16:59

Voyant sa sœur approcher, Masatô en profita pour la détailler. Son état n'était pas des plus glorieux ; bien que le kimono rose pâle recouvrait la majeur partie du corps de la chef de guerre, ce qu'il laissait apparaître affichait sans pudeur les séquelles laissées par les combats. Seules les rumeurs rampant dans les couloirs ce matin là l'avaient informé du résultat de la mission du village maudit mais toutes se rejoignaient sur un point ; l'échec. Son aînée porterait le poids de ce résultat en tant que chef de guerre. Cependant, le jeune seigneur n'avait pas cherché à en savoir plus, étant lui même préoccupé par d'autres échecs ; celui de la mission avec les deux seigneurs dans la tour et celui de sa rencontre avec le héron aveugle.
Les conseillers convoqueraient sûrement sa sœur pour son rapport dans peu de temps, si ce n'était pas déjà fait. Le jeune seigneur serait le premier à l'interroger sur cette mission mais ce n'était pas le lieu. Il sourit à la question de sa sœur. Toujours à essayer de lui rendre le sourire dans ses moments de doute...Il prit sa mine la plus triste et lui rendit un air de petit animal blessé.

- Oui...

Puis, sans prévenir, il se baissa avec la vitesse d'un courant d'air et plaça un bras au milieu du dos de Fukô tandis qu'il envoyait l'autre à l'arrière des genoux de la chef de guerre pour la faire basculer. La soulevant sans le moindre effort, il annonça ;

- Mais je viens de le retrouver !

Il approcha son visage de celui de la jeune femme et ajouta d'un air menaçant ;

- Hayashi-sama, vous êtes désormais ma prisonnière.

Reprenant son air jovial mais fier, il pivota et repartit d'une démarche conquérante vers le palais. Rester dans ce cimetière soulèverait trop de questions. Masatô savait cependant qu'il n'y échapperait pas.

Quelques minutes plus tard, les deux Hayashis se retrouvèrent dans les jardins seigneuriaux. Il aurait pu promener sa demi-sœur sur toute la superficie du lieu mais, en plus de s'attirer des regards perplexes des notables s'y trouvant, cela n'aurait contribué qu'à retarder l’inévitable ; une sérieuse discussion avec la chef de guerre. Masatô repéra un immense cerisier en fleur et s'y dirigeât en silence, son regard s'assombrissant. Le jeune seigneur se laissa tomber avec douceur au pied de l'arbre, desserrant sa prise sur Fûko pour lui permettre de s’asseoir à ses côtés. Pliant l'une de ses jambe à l'horizontale, il ramena la seconde vers lui afin de poser son bras sur son genou. Masatô laissa quelques minute s'écouler paisiblement, cherchant par où commencer.

- Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés seuls, juste toi et moi, se lança-t-il finalement.

Un couple de mésanges noires descendit de l'arbre pour se poser un peu plus loin, cherchant de quoi se nourrir dans l'herbe verte.

- Il faut dire que beaucoup de choses se sont passées ces derniers jours.

Encore un silence. Le jeune homme n'étant pas certain de ce quoi sa demi-sœur était au courant. Elle avait sûrement eût vent de la mission concernant le miroir des alchimistes mais en savait elle autant que lui à ce sujet ? Concernant son rendez-vous officieux avec le héron aveugle, elle était absente à ce moment là et ne pouvait donc rien savoir à propos de leur discussion.

- J'ai cru comprendre, de part les rumeurs dans les couloirs, que...tu étais partie en mission
, il se pencha vers elle, sans me le dire, il se redressa, et que...le résultat n'avait pas été glorieux.

Il marqua une pose, observant les oiseaux.

- Veux-tu en parler ?

Autant commencer par le sujet qui l'arrangeait. De toute façon, Fûko finirait bien par l'interroger d'elle même à propos des rumeurs concernant le miroir ainsi que sa rencontre avec Sô.

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Hayashi Fûko
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MessageSujet: Re: Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)   Mer 2 Aoû - 13:30

Un doux vent d'été soufflait sur le Palais, faisant danser les feuilles et courber l'herbe encore verte.
A l’abri des regards indiscrets, le jeune chef du clan Hayashi laissa échapper un élan de familiarité, soulevant son aîné avec une délicatesse et une bienveillance dont elle ne lui soupçonné pas l'existence. Prise de cour Fuko laissa un petit cri de surprise. En une fraction de seconde, elle avait perdu contact avec la terre ferme. Cette étreinte inattendue la ravie plus que ce que la convenance pouvait tolérer. À cet instant précis Fûko se moquait de la bonne éducation à laquelle on l'avait habitué dès c'est premier pas. Son rire fut donc sincère, et enchanta un peu son âme meurtrie par les derniers événements.


Cette mission qui avait tant attiser la curiosité maladive de Fuko et engendrer plus de questions qu'elle n'en avait déjà. Une mission de sauvetage dans un village reculé. Une banale visite de routine pensa Fûko. Qu'est-ce qui aurait pu mal se passer ? Quand l'ordre de mission lui était parvenu elle avait sentie le danger. Sons instit ne l’avait jamais trahi. Ne voulant pas d’intermédiaire pouvant fausser les précieuses informations qu’il y aurai pu avoir sur place elle avait décidé de se charger elle-même de la mission.

Sur place rien ne se passa comme la chef de guerre aurait voulu. Ses compagnons de fortune c’était avérer plus indisciplinés et plus incontrôlables que prévue.
Les événements avez pris une tournure désavantageuse pour nos vaillants protagonistes sans qu'ils ne puissent rien n’y faire. Les dieux ne leur avaient pas accordé leur soutien ni leurs protections, les dieux ce jour-là ne leur jetaient même pas un regard. Les laissant a leur propre sort. Telles des fourmis ce démenant dans le chaos. Un instant Fuko était prette à se battre et l'instant d’après elle se retrouvait dans un magma floue image et de sensation dont le sens, sur l'instant, lui échappait totalement.

L'issue de la mission fut sans surprise, cousue de fil blanc par la main du destin.


À présent elle se tenait là, devant le seul homme de sa vie à qui l'image qu'elle renvoyait avait une importance. Comment avouer a ce jeune homme dont elle voulait être la grande sœur irréprochable, qu'elle avait participer à une mission dont il ignore l'existante. Une mission dont il n’avait pas approuvé sa participations. Une mission où malgré ses efforts vains elle avait échoué et dont la responsabilité lui incombait totalement.

Son clan avait perdu la guerre des années auparavant. Humilié et affaibli, essayant d’avancer. Pas à pas. Lentement, mais sûrement pour se reconstruire.
Fuko les avait fait reculer.
Maintenant il fallait s'expliquer. Cherchant au fond elle-même un reste de courage tapis au tréfonds de son âme.

- J'aimerai te dire que toutes ces rumeurs et autre bruits de couloirs que tu as entendu ne sont que racontars et calomnie. J’aimerai pouvoir te dire ça.

Mais hélas ce serait mentir se dit la jeune chef de guerre.  Le souffle court, les nerfs à fleur de peau, cherchant ses mots s'amusaient à danser tel un feu crépitant devant elle.

-L'empereur a envoyé une missive au palais. Cette dernière nous informait qu'un village avait été infecter par un mal inconnu.
Fûko se racla la gorge avant de reprendre.
- Malgré la désapprobation du conseil...malgré les risques
Son cœur s’emballa.
-Je suis allée moi-même voir ce qu'il se passer. La suite tu la connais.

Ça y est les mots étaient sortis de sa bouche. Lui écorchant la gorge tel des ronces aux épines empoisonnées. La colère gronda en elle. Tel un tonnerre pendant la saison des pluies. Pour Fûko, elle n'était en aucun cas responsable de cette défaite elle avait tout fait pour que la mission réussisse.
Enfin c'est ce qu'elle pensait au fond elle-même, seuls les dieux savaient la vérité sur cet événement tragique.

Sons regard river sur Masato, Fûko rechercher les moindres expressions pouvant lui indiquer l’état esprit de sons interlocuteur. Elle était passée aux aveux en essaye de limiter la casse. Maintenant, son jeune frère devait en faire autant. En un regard, avec douceur et persuasion elle essaye de faire comprendre à son frère qu’il était temps que lui aussi passe aux aveux

-Et toi veux-tu en parler ?

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Hayashi Masatô
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MessageSujet: Re: Nee-san, on a piqué le miroir...(feat Hayashi Fûko) (en cours)   Dim 19 Nov - 22:27

Soupirant, Masatô passa une main dans ses cheveux. Fûko s'était attirée les foudres du conseil et malgré sa position à la tête du clan, il ne pouvait pas la protéger contre la nation entière. Ces hommes, bien qu'inférieur au seigneur sur le plan hiérarchique - et de la force physique -, pouvaient le reverser d'une seule phrase. Il leur suffisait de s’adresser publiquement à la population pour déclencher une manifestation hostile dans les rues de Furashu. Les habitants de la capitale ne faisaient toujours pas confiance au Bâtard du Vent, ils ne se rangeraient pas de son côté si une division venait à troubler l'équilibre des adorateurs de Fûjin.
Aussi avait il voulu entendre l'histoire de la bouche de sa chef de guerre pour tenter de trouver un moyen de la défendre, de faire pencher la balance en sa faveur.

- Tu as pris un risque Fûko. Déclara-t-il. Ton ascendance seigneuriale ne t'autorise pas à faire comme bon te semble, même compte tenu de ta position hiérarchique dans l'armée.

Il marqua un temps d'arrêt. Son but n'était pas d'effrayer sa sœur, seulement de la prévenir.

- Compte tenu du climat de tension qui règne sur Oyashima, ils ne prendront pas le risque de te rétro-grader et de perdre leur chef de guerre. Cependant, c'est ce même climat qui entre en jeu concernant l'opinion de la population envers toi mais aussi envers moi.

Les pétales du cerisier en fleur se détachaient doucement dû à la brise qui soufflait sur les jardins. Les fragiles flocons roses virevoltaient autour silencieusement. La vue aurait donné une ambiance apaisante à n'importe quelle scène mais cela était en totale opposition avec la tempête qui faisait rage dans l'esprit du seigneur.

- Le peuple m'aime et me reconnaît comme son seigneur mais il ne me suivrait que par obligation si je leur demandais. Pas par confiance, et peut être à moitié seulement par loyauté.

Ses paupières se fermèrent à demi tandis que l'Hayashi partait dans ses pensées, poursuivant sa tirade.

- Ils sont loyaux envers leur bannière mais pas envers ma lame. Et il suffirait que les membres du conseil laissent « échapper » quelques phrases désobligeantes à notre propos concernant les deux échecs consécutifs des dernières missions pour que la révolte naisse.

Il releva la tête et planta ses yeux dans ceux de Fûko.

- Dans l'état actuel des choses, nous ne pouvons pas nous permettre ce genre de chose.

Quelques instants s'écoulèrent. Le seigneur reporta son regard vers les jardins.

- Je ne cherche pas à te culpabiliser ni à te rabaisser. Il faut simplement que tu comprennes qu'on va accuser mon manque d'autorité envers toi. Bien que tu sois ma sœur, tu es aussi ma subordonnée à leur yeux. Et si nos vassaux pensent que je ne suis pas capables de me faire respecter...ils ne nous suivront nulle part.

Il avala sa salive, aspirant sa lèvre supérieur vers l'intérieur, et pesa soigneusement les mots qu'il allait prononcer.

- Ne le prends pas mal mais il va falloir éviter les missions pendant un temps. Je vais...signer une interdiction qui t'empêchera de prendre part à des missions en dehors des frontières de la ville. C'est le seule moyen de calmer l'autre bande d'hypocrites.

Quelques oiseaux s’abreuvaient tranquillement dans une vasque de pierre non loin. Si petits, si fragiles...mais capable de s'envoler vers les cieux pour s'échapper. Lui ne pouvait pas. Vite, changer de sujet, changer de sujet !

- J'ai rencontré Sô Sesshû, du clan Ryuzoji récemment. Je ne sais pas si tu connais, on s'est retrouvé à Nakasu. Joli village. Il était sympa aussi, le héron. On a pris le thé ensemble et on a discuté. Sans hostilité franchement.


Il laissa échappé un petit rire sans humour.

- J'aimerai bien qu'on ait un type comme lui dans les rangs du conseil. C'est un homme sage qui a vu la réalité de la guerre. Il sait ce qui se trame, il sait à quel point les choses peuvent basculer rapidement. Le jeune homme se mordit doucement le côté de la lèvre inférieur, signe d'anxiété. Je crois qu'il est un peu inquiet, dans le sens où quelque chose s'approche et pas une petite pluie d'été si tu veux mon avis.

Penchant la tête sur le côté, il laissa son front se poser sur la paume de sa main.

- De leur côté aussi, ils ont préféré envoyer un jeune soldat plutôt que leur seigneur. Au moins, je ne suis pas le seul à qui on cache des choses. Quoique, pas sûr que ce soit réconfortant.

Sa main retomba sur l'herbe sans bruit. Ce genre de conversation lui pompait l'énergie, c'était incroyable ! Il releva la tête mais n'osa pas regarder sa sœur dans les yeux, préférant porter son regard au loin.

- Je crois que Sô ne veut pas d'une guerre entre nos deux clans. Leur seigneur ne saurait pas la gérer et moi non plus. C'est une bonne occasion pour partir sur de nouvelles bases, d'avoir deux nouveaux seigneurs. La question est, il haussa les épaules, avec qui on s’allie derrière. Parce qu'entre Akamsasu et Kamiizumi, ça se passe pas franchement bien donc on aura pas les deux, Sakuma ils sont flippants, les autres je les connais pas des masses...Concrètement je crois que c'est un bon plan de faire confiance au héron. Il se tourna vers la jeune femme. Parce que la bande de débiles qui me sert de conseil, ils ont un niveau kami-esque pour parler mais alors pour trouver des plans d'actions, on y est encore à la saison prochaine. T'en dis quoi, tooii ? Demanda le bâtard en posant la pointe de son index sur le nez de sa chef de guerre.

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