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 Sagano Iwa

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MessageSujet: Sagano Iwa    Dim 15 Mar - 23:12


SAGANO Iwa

     
Le noeud de mon obi ne vous fait pas face, ma vertue est intacte.

     
✗ Nom :{SAGANO}
   ✗ Prénom :{Iwa}
   ✗ Âge :{22 ans}
   ✗ Titre :{Geisha}
   ✗ Clan :{Ôsaki}
   ✗Armes:{Tessen, poison}
   ✗Plus grande peur:{La forêt}

     
     
Mon Corps
Devant son miroir, elle regarde ses longs cheveux noirs tirés par le peigne, enroulés pour former une coiffure élaborée sous les doigts experts de sa tante. Le gros pinceau à crin de cheval imprégné d’une pâte blanche et épaisse glisse sur sa peau pâle, suivant les traits de son visage délicat avant de  passer sous le menton en un geste maitrisé, emplissant le cou, l’arrière des oreilles, ainsi que la nuque. Elle passa un fin pinceau charbonneux sur ses sourcils, puis un autre rouge sur ses paupières suivant la ligne de ses yeux largement bridés, assombrissant son regard, y noyant la petite lueur enfantine dans ses iris marron. Par la suite, elle revêtit un kimono sombre aux imprimés simples de fleurs s’entremêlant, enroulant une large obi orange entrecoupée d’une autre ceinture extra-fine bleue foncés au niveau de sa taille, coupant la droiture de l’épais kimono. Elle enfila des geta à hautes semelles affinant plus encore sa silhouette déjà fluette et trompant sa véritable taille digne d'une jeune adolescente. Elle inséra en touche finale un peigne de bois clair, minutieusement sculpté et laqué.
   


     
Mon Esprit
Elle ouvrit doucement le fusuma de quelques centimètres cachant des jeunes filles assises sur les tatamis bavardant entre elles. Elle y jeta un coup d’œil, puis le referma en le faisant glisser discrètement. Elle flânât dans les couloirs, faisant glisser les fusuma, ceux qui donnaient sur des chambres de grandes geisha était peint, en permettant à un fin rayon de soleil d'illuminé le plancher en bois, laissant juste un œil dans l’ouverture, puis le refermait pour continuer son chemin. Elle déambula à son gré, marchant pieds nus pour ne pas qu’on puisse l’entendre. Sa tante en l’apprenant allait de nouveau se fâcher et elle répondra une fois encore en gloussant que personne ne pourrait voir ses petits bobos sous la plante et les orteils. Avant le retour de sa tutrice elle rejoignit sa chambre, époussetant ses pieds des quelques poussières qui s’étaient collées à sa peau blanche, et se mit à pincer les cordes de son koto, interprétant un air en vogue à la cité, parlant de saké et de l’amour que portait un jeune homme à une jeune fille pourtant pas très belle. Elle changea par la suite de registre, s’entrainant avec sérieux jusqu’à la nuit tombée. Elle mettait beaucoup d’application à perfectionner son jeu et sa voix, car il lui fallait être le plus raffiné possible afin d'attirer dans sa toile ceux dont le clan Ôsaki pouvait avoir besoin. En effet, derrière son allure de jeune fille encore tendre et innocente, Iwa collectionnait dans sa chambre, remisés dans un coffre de bambou tressé, une multitude de flacons contenant toute sorte de poisons, du plus inoffensif jusqu'à celui capable de tuer en un instant. Mais ce qu'elle chérissait autant que son koto ou le nécessaire à peinture dont elle usait dans les jardins, était ses tessen, arme qu'elle avait apprit à utiliser depuis que sa tante les lui avait offert à ses dix ans, âge où elle avait reçu l'enseignement martial de sa condition de geisha au service du clan.
   

     
   
Mon Bushido
 Dans le bâtiment de réception, elle traverse les nombreux couloirs sombres à petits pas serrés, ses mains jointent à la hauteur de la taille sont plus crispées que d’ordinaire, car celui qui demande ses services ce soir est un visage dessiné en filigrane tout au long de sa vie auprès de sa tante. Bien qu’il soit d’une gentillesse naturelle, elle ne peut se sentir à l’aise avec lui.  Ne devrait-il pas demander la compagnie de sa tante, comme dans le passé ? Son visage rajeuni d’une dizaine d’années ressurgit dans sa mémoire. Elle se souvient de ce jour où elle lui fut présentée sous sa curieuse demande. Timide, elle resta cachée derrière le corps élégant de sa tante. A ce moment là elle avait huit ans, et n’était devenue apprentie geisha que depuis un mois ; sa tante qui était encore sa favorite, ne pouvant donc refuser la demande raisonnable bien qu’originale, avait accepté un peu à contre cœur. Il avait eu vent de cette enfant au chant merveilleux, et son cœur mélancolique était poussé par l’envie d’écouter un lyrisme innocent. Il avait pourtant été surpris d’entendre une infinie tristesse s’élevée dans les airs. Elle n’avait pas encore guérit son cœur meurtrit d’être fraichement orpheline.

Elle soupira, tournant à l’angle d’un énième couloir, une forte brise de souvenirs  s’emmêla  dans sa coiffure parfaite. De bien grisonnants et flous souvenirs. Ceux remontant avant sa prise en charge par sa tante, celui de sa mère et de ces quelques années passés à ses côtés.

Apparu alors la petite maison en chaume où sa mère s’était réfugiée après la grande guerre qui avait emportée son valeureux mari. Iwa était né d’une union organisée qui, par chance, était aussi teintée d’amour entre une femme de bonne famille et un samouraï. Mais à ses deux ans, son père tomba sur le champ de bataille, et elle ne pu le connaitre qu’à travers les récits empli d’amour, de nostalgie et de tristesse. Quelques portraits que sa mère avait exigé qu’on fasse de lui alors qu’il était encore en vie,  lui avait permis de mettre un visage sur celui que sa mère appelait « héros ». Cependant les histoires du passé devinrent bien vite des accusations où grondait une sourde colère mêlée de rancœur contre le clan Ôsaki. Sa mère fut d’abord enfermée au plus profond du gynécée pour cacher ses hurlements. Puis un soir, elle avait prit sa fille et quelques objets et s’était réfugier dans cette maison en lisière de la forêt. Iwa ne s’était pas rendu compte du changement de comportement de sa mère, car elle allait seulement sur ses quatre ans et il n’y avait que les poupées, le chant et les escapades dans la nature qui comptaient. A partir de ce déménagement incompréhensible, sa mère partait dans le bois au coucher du soleil pour revenir au milieu de la nuit, et marmonnait souvent dans un langage qu’elle ne comprenait pas. Elle n’avait pas d’amis et ne connaissait personne d’autres à part sa mère. Elle n’avait qu’une poupée de belle allure et quelques chiffons pour jouet, mais tout l’espace qui la séparait du village était son terrain de jeu. Iwa chantait beaucoup. Elle pouvait longtemps rester assise dans l’herbe à chanter ce qu’elle voyait. Parmi les objets qu’elles avaient emportés, il y avait un shamisen.  Elle s’amusait à en pincer les cordes ne sachant pas encore se servir du plectre.  Elle chantait d’abord pour sa mère, mais aussi autant pour elle que pour les autres, car elle avait cette impression qu’on l’écoutait, et n’ayant aucune éducation religieuse, elle s’était mit dans la tête que son père était assis en tailleur à côté d’elle. Elle se projetait au loin, regardant son propre corps entre celui de ses parents. Sa mère avait les yeux fermés, et ses cheveux libres tombaient raides jusqu’à ses hanches. Son père, lui, paraissait un peu translucide. Il regardait le ciel, ses doigts jouant avec les herbes contres ses jambes repliées.

En grandissant, elle trouva un amusement particulier à fouiner dans toutes les malles et les recoins de la maison, jusqu’à tomber sur un joli petit coffret en bois qui renfermait les lettres qu’une certaine Junko envoyait à sa mère. Cette personne n’était autre que sa tante. Elle avait pu lire, ne comprennant qu'une page ou deux de la première lettre, début d’une longue série, avant que sa mère ne lui arrache le papier des mains. Elle n’avait alors plus trouvé le petit coffret renfermant les lettres.
Elle ne se doutait pas que le quotidien qu’elle pensait normal, était tout à fait autre. Cment pouvait elle sacoir que sa mère était devenu une folle aux yeux des autres villageois, et un ennemi pour son propre clan ?

A l’âge de huit ans, elle n’avait alors pas compris le tournant que prenait sa vie, ainsi que l’horreur de la scène qui s’était passé devant elle. Elle revit sa mère à la lisière de la forêt, cachée par les premiers rangs d’arbres non alignés, baignée à demi dans l’obscurité qui peu à peu l’engloutissait avec la nuit tombante. Elle se souvint qu’elle n’avait pourtant pas le droit de regarder, mais c’était plus fort qu’elle. Elle avait eu ce sentiment que si elle la quittait du regard elle allait disparaître. Pourtant, elle n’avait pas eu besoin de se détourner d'elle, pour voir sa mère l'abandonner. Resurgit alors des profondeurs, la silhouette d’une masse mouvante entre les troncs. Etait-ce un ou plusieurs yôkai que sa mère avait invoqué ? Elle ne saurait toujours pas le dire à l’heure actuelle. Elle se souvenait seulement que cette chose sans forme, avait enveloppé sa mère jusqu'à l’étouffer. Dans un effort désespéré, elle avait regardé en direction de sa fille, suffoquant, tandis qu'un sourire pourpre, sans force mais se voulant rassurant se peignit sur son visage. Ce fut la dernière expression qu'Iwa conserva de sa mère, avant qu'elle ne soit engloutie entièrement dans l’obscurité de la forêt.

Quelques jours plus tard, un pousse-pousse discret s’était arrêté devant la maison. Sa tante qui comme prévue était venu chercher sa nièce à son huitième printemps, la trouva repliés sur elle-même sous un meuble, une couverture sur son corps ne laissant apparaître que deux petits pieds blancs aux orteils recroquevillés. A l’intérieur tout était silencieux et aucune trace de sa sœur Miyako, elle avait compris que ce tragique destin qui attendait sa sœur lorsqu’elle s’était tournée vers la voie des enfers s’était produit. Elle avait tiré le tissu avec précaution. Ne connaissant pas cet enfant, et avec les événements qui était survenus, elle doutait du comment elle pourrait réagir. Pourtant sous le meuble le corps ne bougea pas, gardant les yeux obstinément clos aux paupières plissées. Junko parla doucement avec toute la tendresse dont elle pouvait faire preuve. N’ayant aucune réaction, elle se mit à conter des histoires, mais l’enfant semblait obstiné dans son mutisme et aveuglement. Un peu plus de deux heures s’étaient écoulées quand enfin Iwa accepta de croire que Junko était sa tante et se permit d'ouvrir les yeux. La femme se tenant accroupi face à elle ressemblait un peu à sa mère, mais par sa coiffure et ses vêtements elle s’en démarquait entièrement. Elle était si belle ! Toute tremblante elle hésita à se jeter dans les bras de cette femme au visage humain, le premier depuis la nuit dernière. Un visage qui n’était pas taché par le sang, avec des couleurs et où un sourire doux et infiniment réconfortant lui certifiait qu’elle pouvait avoir confiance. Elle s’extirpa de sous le meuble, essuyant ses joues barbouillées de larmes séchées. Junko l’informa qu’elle était ici pour l’emmener avec elle, devenir une geisha.
- « C’est quoi, une geisha ? 
- « Ce sont des personnes comme moi. » lui avait répondu sa tante avec un sourire.

Si toutes les geisha était aussi belle, elle voulait bien en devenir une aussi. Si toutes les geisha était aussi gentille, elle voulait bien en devenir une. Si toutes les geisha n’habitaient pas près de la forêt effrayante mangeuse d’Hommes, elle voulait bien en devenir une aussi.
Elle aida sa tante à prendre le strict nécessaire sur ce que sa mère avait transporté avec elle il y a de cela cinq ans, il n’y a avait donc pas grand-chose de grande valeur, si ce n’est ce fameux coffret en bois, sa poupée et les vieux portrait de son père. Quitter cet endroit était pourtant difficile, bien qu’elle sache que sa mère ne reviendrait jamais et avec cette peur abyssale au fond de son ventre.n Elle était attachée à ce buibui en chaume qui renfermait tous les souvenirs de ses années passées avec sa mère.

La correspondance suivie entre sa tante et sa mère avait permit de lui offrir un meilleur avenir, où elle avait pu au moins ne pas mourir de faim ni de froid, et se voir protéger par le clan adoré de son père. Elle se devait aujourd'hui de laver l'affront que sa mère avait fait aux Osaki ainsi que poursuivre ce que son père avait toujours fait : Servir le clan.

Arrivée devant un fusuma, elle se mit à genoux en plissant le kimono sous ses genoux, toqua un petit coup contre le cadrant de bois tout en signalant sa présence et le fit glisser d’une ouverture juste assez large pour qu’elle puisse y passer, la lumière de la pièce troublant un instant sa vision.

   


     
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    Votre prénom et/ou pseudo ? {Milé ou Myumyu}
   Âge ? {21}
   Comment avez vous connu le forum ?{Grâce à Makoto Usui.}
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   Pepsi ou Cola?{Heu... je ne fais pas trop la différence.}
   Fréquence de présence ? {Le week-end et une fois dans la semaine}

             

     
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Akamatsu Seito
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Jisei no Ôyashima
Eveils: Gokai
Surnom: Saigo no Yoake
Clan: Akamatsu


MessageSujet: Re: Sagano Iwa    Lun 16 Mar - 22:05

Bienvenue Shagano Iwa,

Que dire, si ce n'est que j'ai retrouvé dans ta plume les qualités nécessaires à toutes grandes Geishas: Beauté, poésie, mystère et raffinement.

Ton histoire m'a intrigué et il me tarde de suivre tes aventures (si j'ose dire...)

Il semblerait que tu aies réussi ta première mission en séduisant un noble administrateur (et de surcroit le seigneur du clan ennemi)... Ta présentation est validée.

Puisse la tempête de ton âme ne jamais ternir la beauté de ta chair, belle Iwa...

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Sagano Iwa

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