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 Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)

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Kakuei Hasuki
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Sam 20 Juin - 22:27

C’est quand Hasuki se réveilla dans une cellule qu’elle comprit dans quelle galère elle se trouvait. Certes, elle avait eu droit à quelques indices avant. La kunoichi s’était faîte capturée lors de son séjour à Tengoku, ou plutôt au moment de son retour. Alors qu’elle était seule sur la route. Elle avait pourtant fait l’allez retour dans uen tenue civile, en tant que civile mais elle se doutait que c’était les exactions auxquelles elle avait prit part avec ce Fujiwara Taiki qui l’avait trahie aux yeux de certaines personnes. Quelle idiote. Elle s’était promit de ne pas attirer l’attention pendant son séjour pour justement éviter ce cas de figure –le pire qu’elle avait envisagé, et la voilà prisonnière aux mains de l’ennemi.

Après l’avoir capturé sans trop de peine sur la route, ses ravisseurs avaient ensuite enserré ses poignet avec une corde accrochée à une selle d’un de leurs chevaux. Ils l’avaient ensuite conduite à travers la route en des régions qu’elle ne connaissait pas mais elle n’avait jamais beaucoup voyagé. En tout cas elle était sûre du fait qu’ils n’avaient pas quitté Shôten. Ce qui correspondait au fait qu’elle avait identifié les armoiries de ses ravisseurs : elle était aux mains du clan Ryûzoji. Hasuki savait qu’elle allait au devant d’une terrible captivité. Elle en serait la première surprise si elle parvenait à s’en sortir vivante. Elle avait certes entendu parler du fait que les autres clans ne traitaient pas nécessairement leurs prisonniers comme le faisait Ôsaki mais ça elle demandait à le voir.

Dès son arrivée à Hariken, elle avait été entraîné dans un grand bâtiment, puis traînée dans une salle sans lucarne où un homme l’avait interrogé sur ses antécédents, son identité et sur le clan Ôsaki en général. L’absence de lumière forte dans la salle empêchait la kunoichi de voir distinctement les trais de son visage. Elle n’ouvrit pas la bouche de l’entretien, aidée par le fait que ni menace, ni châtiment corporel ne la punissait de son mutisme. Ils savaient tous les deux que ce premier dialogue n’était qu’un préambule à ce qui l’attendait. Hasuki savait que plus elle s’entêterait dans son silence et plus les jours à venir allait être dur pour elle. La pression, tant psychologique que physique, se ferait chaque jour plus lourde jusqu’à son point de rupture : le déliement de sa langue accompagnée de son honnêteté, ou alors la mort qui lui épargnerait de trahir son clan. C’était en tout cas comme ça qu’elle voyait la situation. Elle ne se voyait pas sortir vivante d’Hariken.

Mais ce n’était pas faute d’essayé d’en sortir tout court. Malheureusement sa cellule ne permettait aucune évasion en son sein. Les murs étaient trop épais pour être creusé et il n’y avait aucune fenêtre d’aucune sorte. Seule la porte verrouillée de la cellule permettait d’en sortir. Et sans outil adéquat, Hasuki ne pouvait la forcer. Elle se promit de tenter de trouver des substituts pour y pallier. Des filaments de nourriture séchée depuis des jours seraient plus utile que rien du tout par exemple. Il fallait aussi qu’elle cherche quand ils la sortiront pour l’interroger dans l’autre salle. Même s’il était plus que probable qu’ils lui lient les poignets à ce moment là. En tout cas elle était résolue à épuiser toutes ses options pour s’échapper. Tant qu’elle caressait ce rêve d’y arriver, sa captivité n’était pas totalement insupportable.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Mer 24 Juin - 11:41

Kenshi vaquait à ses occupations habituelles, grognant lorsqu'il devait rester stupidement assis à remplir des saletés de papiers qui semblaient se reproduire sans vergogne sur son bureau.

Quelle indécence !

Il serait bien allé se plaindre à Sesshû mais, non seulement il risquerait de recevoir un sermon d'un ennui sans nom, mais en plus ça ne servirait à rien. Soi-disant que c'était son rôle en tant que chef de clan !

Repoussant loin de lui encrier, plume et fichus documents, Kenshi soupira bruyamment. Les gens les plus proches tournèrent la tête en sa direction -que lui-même soit dans leur champ de vision ou non- avant de reprendre leurs activités. Qu'avait donc encore leur chef ?

Ils auraient peut-être dû attendre encore un peu avant de l'élever à sa place actuelle... Il n'était peut-être pas assez mature ?

De son côté, le jeune homme faisait rebondir sa tête sur la surface boisée, réfléchissant à ce qu'il allait pouvoir faire. Il devait rester occupé ou il allait en payer le prix !

Se levant, il décida de faire le tour du domaine. À défaut de régler les problèmes administratifs, il pouvait toujours faire un tour d'horizon afin de se tenir informé. Il y avait bien les travaux d'agrandissements de l'aile Est qu'il pourrait surveiller en passant -bien qu'il n'avait pas la moindre idée de la raison de ces travaux.

Saluant les invités et les membres de son clan qui s'arrêtaient pour plier l'échine, Kenshi prit tout son temps, s'arrêtant aux écuries afin de parler aux palefreniers, s'intéressant aux conversations des servantes en cuisine, échangeant quelques passes avec les maîtres d'armes malgré qu'il ait fait son entraînement matinal quotidien, complimentant les jardiniers sur leur travail...

Il fixait depuis quelques minutes le bâtiment austère et froid qui se dressait face à lui. À vrai dire, il ressemblait à n'importe quel autre bâtiment composant la demeure du clan Ryûsoji, mais l'atmosphère s'en dégageant n'était pas aussi chaleureuse. Du moins, aux yeux de Kenshi qui frissonna lorsqu'un vicieux courant d'air s'engouffra dans son kimono.

Il ne raffolait pas vraiment du lieu mais d'après Sesshû, c'était aussi dans le rôle d'un chef de clan. Heureusement, il n'avait pas lui-même à participer aux interrogatoires, possédant des hommes qualifiés à cette fin, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise.

Ce n'était pas rien, quand même !

La première fois qu'il y était entré, il y a de ça cinq ans, il avait été pris de nausées compulsives suite à la torture qu'on infligeait à un gradé ennemi. Encore maintenant, le souvenir hantait sa mémoire et lui tordait l'estomac.

Allez ! On respire un grand coup, on carre les épaules, et on rentre ! Voilà, et maintenant... Y'a personne ?!

Se retrouvant effectivement tout seul, Kenshi ne put empêcher sa curiosité maladive de reprendre le dessus et décida alors de faire le tour des geôles. De toutes façons, il ne devrait y avoir personne non plus, vu qu'il ne croisait aucun garde, non ? Dans le cas contraire, il faudrait qu'on le lui explique... L'excès de confiance était déplacé par les temps qui courent.

Jetant un œil à travers les soupiraux des portes, Kenshi avait quand même de la peine pour ces pauvres hères qui s'y retrouvaient enfermés contre leur gré. Bon, il n'y avait personne, pour le moment, mais nul besoin pour s'apercevoir du niveau d'austérité des cellules.

Il comptait faire demi-tour lorsqu'il se rendit compte que, non, il y avait au moins une personne enfermée ici. Et nul garde. Eh bien bravo !

S'approchant de la porte, il lui jeta un œil, intrigué. Ce n'était pas de la curiosité malsaine, il n'était pas là pour se moquer d'elle, ni rien de ce genre. Non, c'est juste qu'il était trop curieux pour son bien et que la prison sera sûrement le dernier endroit où on viendra le chercher. Du moins, lorsqu'on se rendra compte qu'il tardait à revenir remplir les formulaires !

- Heu... bonjour ?
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Kakuei Hasuki
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Ven 3 Juil - 17:26

Cela faisait déjà un certain moment qu’Hasuki était dans sa cellule. L’absence de lumière naturelle dans son environnement immédiat l’empêchait de faire le décompte des jours mais si elle se fiait à la fréquence de ses repas et de sa propre horloge biologique, elle estimait qu’elle avait été capturée voilà plus d’une semaine. C’était assez pour que son clan se disent qu’elle n’allait pas rentrer chez elle toute seule comme une grande. Malheureusement il n’existait aucune piste remontant sa trace jusqu’à Hariken. Son idée de tenter d’utiliser de la nourriture séchée comme hirondelle et crocheter sa serrure avait été un franc échec. C’était attendue vu le ridicule de l’idée mais cela n’arrangea pas son moral.

Ils avaient continué de l’interroger. Vu la finalité de leurs questions, Hasuki avait comprit qu’elle ne les intéressait qu’en tant que disciple de Makoto Usui, l’Ombre d’Ôsaki. À travers la kunoichi, ils essayait d’obtenir des renseignements sur la stratège. Obstinée, elle ne comptait rien leur dévoiler ? Fatalement avec le temps, ses interrogateurs se sont fait plus… insistants. Le seau d’eau avait remplacé les bonnes manières. Ils lui avaient attrapés les cheveux et la plongeait en apnée entre deux questions. Parfois ils attendaient à peine le temps qu’elle ait repris son souffle pour lui remettre la tête sous l’eau. Ils lui avaient aussi mit quelques raclées, mais rien de terrible.

Du fond de sa cellule, elle devinait la logique de leur comportement et arrivait à dessiner les esquisses des jours à venir : les tortures qu’elle subissait actuellement n’était pas du genre à lui laisser des traces sur le long terme où à la mutiler, mais ça viendrait. de la même façon qu’ils ne l’avaient encore jamais passer à tabac dans sa cellule. ils voulaient qu’elle prenne cette dernière comme un sanctuaire où elle se sentait en sécurité avant de lui tomber dessus un jour où elle ne verrait pas le coup venir. Pour l’instant, elle était encore en sécurité dans sa cellule.

Elle craignait surtout le moment où ils allaient sortir les tenailles et les marteaux et s’en prendre à ces mains. Tout son travail, toute sa vie était basée sur ces 9 doigts. S’ils commençaient à briser ses os de manière à ce qu’ils ne se reconstituent plus comme avant, elle perdrait tout. Elle craignait aussi le moment où ils allaient se rappeler qu’elle était une jeune femme et forcer son corps ; mais elle doutait qu’ils aillent jusque là. Après tout il y avait torture et torture, et certains bourreaux préféraient ne pas user de certaines méthodes.

Ces derniers, leur nouvelle idée avait été de la faire sortir dehors, dans les remparts d’une cour intérieur. De manière à la laisser voir le ciel. Elle-même fut surprise de sa joie à retourner, ne serait-ce que pour un moment, à l’air libre. Bien sûr, ce n’était pas pour lui rendre service qu’ils la faisaient sortir. À chaque fois qu’ils lui faisaient prendre l’air, ils la laissaient profiter du disque céleste visible dans le ciel selon l’heure (elle préférait quand c’était la lune plutôt que le soleil) puis lui tomber à plusieurs dessus et de mettre à terre avant de la bourrer de coup de pied. très vite, elle avait acquis le réflexe de ne se protéger que la tête, afin d’éviter les commotions. Elle comprenait la logique perverse de ce nouveau procédé : enchâssée au fond de sa cellule sans jamais voir le ciel. La salle où ils l’emmenaient pour l’interroger était aussi dépourvu d’ouverture vers l’extérieur que les couloirs qu’ils empruntaient pour s’y rendre. Ils savaient qu’Hasuki souffrait de ce manque d’air libre. Donc à chaque fois qu’ils lui faisaient le plaisir de l’emmener dehors, elle récoltait ensuite invariablement les pires raclées qu’ils s’autorisaient à lui infliger. le résultat attendue était obtenue : elle craignait autant qu’elle souhaitait qu’ils la fassent sortir profiter du ciel, donnant ainsi une relation perverse à cette nouvelle torture.

Hasuki venait justement d’en sortir d’une et elle restait assis sans rien faire sur son ersatz de lit depuis plusieurs heures quand elle reçut une drôle de visite. Un individu à peu près de son âge et qui n’avait pas la mine patibulaire de ses geôliers. Hasuki avait l’impression qu’il s’était plus ou moins perdu. En tout cas sa salutation était tellement incongru en ces lieux, il donnait l’impression de ne pas s’être attendu à trouver la prisonnière. Hasuki le fixa tout en restant de marbre, ne trouvant pas de réponse adéquate à lui fournir. Son apparition était trop soudain pour qu’elle ait eu le temps de réfléchir à une réplique.

Le spectacle qu’elle devait donnée ne devait pas être joyeux. Hasuki portait sur elle les marques des coups et mauvais traitements qu’elle subissait depuis une semaine, sans compter les plaies fraîches de la raclée de ce matin, dont certaines étaient encore ouvertes et rouges. Elle devait également présenter une collection de bleu et marbrures impressionnantes sur tout le corps, sans parler de ses vêtements.

Le vis-à-vis dura un court instant et fut interrompu par un de ses geôliers venant la chercher pour l’emmener en salle d’interrogatoire. Au début ce dernier était furieux de voir que quelqu’un qui manifestement n’avait rien à faire ici et qui lui tournait le dos parlait à la prisonnière. De façon étonnante, quand le garde s’approcha dudit individu, son visage passa au blanc. Il se prosternait devant lui en lui donnant du « seigneur » et en tenant maladroitement de cacher sa matraque derrière son dos. Hasuki se demandait sur qui elle était tombé. Manifestement quelqu’un d’important, même si elle ignorait

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Sam 11 Juil - 10:58

« Bonjour »... Il pouvait pas trouver plus déplacé... Il voulait pas non plus lui faire du démarchage, tiens ?

Il eut le temps de se rendre compte de l'état pitoyable dans laquelle elle se trouvait avant de se faire apostropher par un gardien. Ah, finalement, ils étaient là, eux ? Et on pouvait savoir à quoi ils servaient si il avait pu lui-même se promener à travers la partie sombre des geôles ?

Il fusillai du regard l'impudent qui lui ordonnait de décamper. Encore heureux que la marque du clan était brodé sur ses kimonos, tiens, il serait capable de l'emprisonner sans réfléchir, persuadé qu'il ne pouvait être là que pour le sauvetage d'un prisonnier.

L'excès de zèle, ça pouvait conduire loin. Et, qui sait combien de temps Sesshû prendrait pour venir le sortir de là, hein ? Il serait capable de le laisser croupir dans un de ces affreux cul-de-basse-fosse, juste pour lui faire entrer la leçon dans le crâne !

Il frissonna imperceptiblement à cette vision, continuant de faire des trous à travers le corps du mastodonte qui l'avait enfin reconnu comme celui à la tête du clan. Bravo ! Quel effort, cher monsieur ! Et les courbettes ne suffiront pas à effacer sa mémoire. À défaut d'une apparence effrayante, c'est de sa mémoire pour laquelle il fallait craindre Kenshi. Entre autres.

- Disparaissez, siffla-t-il.

Le bruit de cavalcade à travers les couloirs de pierre suffit pour lui assurer que son ordre avait été suivi.

- Et la prochaine fois, soyez à vos postes !

Son nouvel ordre se perdit à travers le bâtiment. Peut-être avait-il été entendu, et peut-être pas, allez savoir. Au moins l'avait-il donné, et c'était tout ce qui comptait, à ses yeux.

Soupirant bruyamment, il se tourna de nouveau vers la cellule.

- Vous êtes là depuis longtemps ? Voulut-il savoir.

Pas que la réponse ait un réel intérêt, elle provenait plus d'une curiosité morbide. Combien de temps fallait-il pour ressembler à... ça ?! C'était effrayant de voir à quel point l'Homme pouvait être aussi pervers lorsqu'il voulait faire mal à un autre de son espèce.

- Je m'appelle Kenshi, vous avez un nom à me donner ou cela fait partie de ce que vous ne devez pas me dire ? Parce que, si c'est le cas, je devrais vous en trouver un, et j'ai toujours eut un don pour choisir les pires, continua-t-il sur le ton de la conversation.

C'était vraiment dingue comme situation... Le seigneur du clan Ryûzoji tapait la conversation à une kunoïchi d'Ôsaki, uniquement séparés par une rangée de solides barreaux. Vraiment surréaliste.

Il s'adossa à l'encadrement de la porte de la geôle et croisa les bras, observant le corps maltraité par-en-dessous, autant pour ne pas la rendre trop mal-à-l'aise que pour ne pas paraître trop étrange.

Allez, Kenshi, regarde ailleurs... Quoique le « ailleurs » en question n'était pas mieux... Que ce soit les murs lézardés ou les geôles insalubres... Non, vraiment, le spectacle n'avait rien de charmant. En un sens, rien que de plus normal dans le bâtiment carcéral... Le prisonnier n'allait pas non plus être traité comme des rois ! Ce serait ridicule.
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Kakuei Hasuki
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Sam 18 Juil - 14:32

La situation n’était pas simple à saisir, surtout pour une personne en captivité depuis plusieurs jours déjà. La porte et les barreaux au niveau des visages empêchaient Hasuki de distinguer les vêtements que portaient les deux Rûyozji. Seulement il devint vite évident que le nouveau venu était quelqu’un de haut placé car il se mit à sermonner le garde comme s’il avait le pouvoir de vie et de mort sur lui – ce qui était peut-être le cas. Le planton reçut les reproches comme si le jeune homme en face de lui l’avait giflé et s’en fut. Hasuki l’imaginais rouge piment sans problème.

Une fois seule à nouveau avec le jeune homme, elle se demanda une fois encore ce qu’il pouvait bien lui vouloir. Même si l’impression qu’il était arrivé devant elle par hasard ne la quitta pas. Impression qui fut renforcé par sa première question. Il ne savait visiblement rien d’elle mais s’informa d’un ton poli. Habituellement Hasuki délaissait de façon générale les conversations soutenus avec des inconnus et la situation dans laquelle elle se trouvait maintenant ne la rendait pas plus loquace –bien que la même situation l’empêchait de s’esquiver, un autre facteur à ajouter à sa morgue quand elle lui répondit :

« Les jours, j’aurais des difficultés à répondre. peut-être que vous pourriez user de votre influence pour me faire installer une fenêtre ? » Puis, un peu user par sa mauvaise foi, elle ajouta d’une petite voix – mais où on ne percevait nul trace de contrition, juste de la fatalité « Peut-être un peu plus de 10 jours, je n’en sais rien. »

La suite de la conversation fut plus insolite. le jeune homme commença a digresser sur son nom, comme quoi il lui donnera un surnom si elle ne lui donnait pas le sien. Il s’était également présenté et son nom à lui avait éveillé quelque chose dans l’esprit d’Hasuki. Quelque chose qu’elle avait appris et dont elle aurait pu se rappeler si elle était en meilleur forme. En tout elle trouvait la dernière phrase de son interlocuteur un peu immature.

« Et bien trouver m’en un parmi vos pires ; ça ne devrait pas aggraver de beaucoup ma situation. » Là dessus, elle s’allongea sur son dur sommier, feignant de chercher le sommeil comme si la conversation la lassait déjà. Pourtant, au bout d’un petit moment et sans changer de position, elle demanda, de manière un peu brusque :

« Que me voulez-vous ? »

Il vint à l’esprit de l’Ôsakienne que ce jeune homme à l’apparence et aux manières amicales était peut-être une nouvelle trouvaille de ses bourreaux. Il simulait l’amitié et devenait la seule source de réconfort et de gentillesse de la jeune femme dans l’univers dans lequel elle était plongée, avant de se retourner contre elle. Toutefois la ruse semblait être de trop. De la part de la division Kyu, cela aurait pu être le cas mais Hasuki ne voyait pas ses bourreaux penser à cette fourberie. Elle espérait se tromper

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Jeu 23 Juil - 11:57

Kenshi se retint de siffler lorsqu'elle lui donna son approximation. Dix jours ?

C'est là qu'on voyait un professionnel, lui-même ne tiendrait pas autant, malgré les longues heures d'endurcissement. De toutes façons, il ne trempait pas encore dans les affaires importantes et n'était donc cantonné qu'aux tâches administratives banales et ordinaires. Du genre : la porte de la remise du jardin est tombée, quel budget et qui mettre dessus ? C'était d'un ennui...

Alors qu'elle s'était tue, il resta là.

Bon, elle ne semblait pas vouloir que la conversation ne s'attarde, mais elle lui avait laissé la lourde tâche de trouver un nom.

S'accrochant aux barreaux et laissant sa tête partir en arrière, Kenshi réfléchissait activement. C'était toujours plus amusant que les formulaires allouant les budgets de nourriture.

Il lui jetait quelques petits coups d'œil, bien loin de la curiosité précédente, tentant seulement de lui trouver une caractéristique valant un surnom.

Il était d'ailleurs tellement plongé dans ses pensées que son brusque éclat de voix lui fit lâcher prise et tomber par terre dans un couinement de douleur.

On n'avait pas idée de troubler ainsi les gens penseurs, zut !

- Que... Comment ça ce que je veux de vous  ?

Il rougit faiblement en se rendant compte de leur situation et en se remémorant certaines histoires un peu osées qui se murmurent en cuisine.

Mais ce n'était pas là la raison de sa présence.

- Pour tout vous dire, notre rencontre n'est nullement préméditée. Ma charge m'ennuyait considérablement et j'étais à la recherche d'une occupation. Et il se trouve que...

Il se tut, mal à l'aise. Pouvait-il donner pareille information à un membre d'un clan ennemi ?

Bah ! De toutes façons, si jamais il se fait capturer, ils se rendront vite compte de sa frayeur...

- Il se trouve que je voulais dépasser la peur qui m'habite dès que je passe aux abords de cette bâtisse, marmonna-t-il en vitesse.

Gêné, il évita son regard, regardant partout sauf la prisonnière.

- Pourquoi pensais-tu que je te voulais quelque chose ? J'ignorais même que tu étais là !

Il marmonna rapidement sur l'isolation du chef de clan par ledit clan. C'était pas juste.
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Jeu 23 Juil - 19:09

Malgré le fait qu’il avait l’air de tout, sauf d’être à sa place ici, la présence du jeune homme distrayait Hasuki. Il était un extravertie et n’avait pas l’air de lui vouloir du mal, ce qui était déjà beaucoup. Il avait l’air vraiment étonné de la question de la kunoichi. Comme s’il ne s’imaginait pas que si Hasuki était dans cette cellule, c’était bien parce des gens voulaient d’elle des réponses. Oualors il avait compris de travers la question, ça arrivait mais la jeune femme n’avait pas la force de penser à toute les façons de mal interpréter sa phrase.

En tout cas il lui expliqua qu’il l’avait rencontré par hasard –ce qui confirma les premières impression de l’ôsakienne, et que s’il s’était amené en ces lieux, c’était dans l’optique de vaincre sa peur du bâtiment. Aux yeux d’Hasuki, ça sonnait presque comme un caprice. Et puis qui pouvait se permettre d’allez « visiter » une prison dans un but aussi… personnelle ? La jeune femme se rappela toujours de la réaction effrayé du garde pourtant plus vieux que l’homme devant sa cellule. Cela plus le fait de son caractère un peu immature permettait à Hasuki de se faire une idée de la personne qui lui parlait. Une esquisse se mit à apparaître derrière ses yeux. Si elle voulait avoir le tableau le plus complet possible de la situation, elle avait devoir continuer la conversation.

Tout en restant sur son sommier, Hasuki se mit en tailleur et commença à dévisager son interlocuteur. Les barreaux l’empêchaient de le voir distinctement mais elle nota qu’ils avaient probablement la même tranche d’âge.

Le jeune homme lui posa une question avant de marmonner quelque chose qu’Hasuki n’entendit pas. Elle lui répondit :

« Depuis que je suis là, je me fais frapper et noyer par des gens qui attendent quelque chose de moi. Je préférais vous poser la question d’abord, histoire de savoir à quoi m’attendre. » dit-elle d’un ton caustique. Elle ne voulait pas particulièrement être méchante avec lui, consciente que c’était une chance pour elle d’avoir une conversation à peu près normale dans la situation où elle était. Néanmoins les tortures qu’elle subissait depuis qu’elle était avait fortement ébranlé sa patience ou son savoir-vivre et c’est d’un ton cassant qu’elle demanda :

« Et quelle est exactement la teneur de votre charge ? Si cette dernière vous pousse à considérer comme une « occupation » le fait de me rendre visite, elle doit être vraiment particulière. À moins qu’allez voir le résultat des bourreaux de votre clan soit un plaisir secret pour vous ? »

Hasuki savait qu’elle avait souvent une manière de parler acide et bien à elle mais habituellement c’était la dérision qui guidait ces propos. Ici, son enfermement et les traitements qu’on lui avait réservé avait définitivement cloué sa politesse au pilori. Ce qui était ironique dans le sens où converser normalement avec quelqu’in ne pouvait que lui faire du bien dans la situation où elle était mais ladite situation l’empêchait justement d’être elle-même.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Jeu 30 Juil - 19:05

Il hocha la tête, comprenant plus ou moins sa méfiance. Il fallait s'y attendre, après tout. Bien que les méthodes de tortures se ressemblaient toutes, les plus sadiques restaient la manipulation, après tout...

Mais ce n'était pas son rôle. Ou, en tout cas, il n'en avait pas été informé. De toutes façons, tenter de l'en convaincre n'en serait que plus suspicieux.

- La teneur de ma charge ?

Kenshi hésita. Pouvait-il vraiment le lui dire ? N'était-ce pas dangereux ? Certes, elle était enfermée, en mauvais état, de ce qu'il avait pu voir et, surtout, incapable d'informer qui que ce soit...

Pas que le clan cachait son identité, évidemment, avec l'esclandre qu'il avait causé à ses dix ans en tuant l'héritier Hayashi, difficile de nier son existence. Mais cela faisait des années que c'était Sesshû qui dirigeait leur petit monde, lui en parallèle apprenait et apprenait. Il faut dire que la charge de chef de clan, ce n'était pas rien. Les yeux de tous restent rivés sur notre dos, calculant le moindre de nos gestes, nos décisions.

Mais là, il était encore en apprentissage, malgré l'air supérieur qu'il se donnait. Et il avait peur. C'était ridicule, sans doute ?

- Eh bien... Je sais pas si je peux le dire, mais... Bah, de toutes façons, les imbéciles qui te servent de bourreaux risquent de le dire... Je suis à la tête de ce clan, officiellement.

Il jouait avec ses doigts, évitant le plausible regard qu'elle pouvait lui jeter.

Cette déclaration n'était pas une bêtise, n'est-ce pas ? Il n'aurait pas d'ennuis, hein ?

- Enfin, pour tout te dire, je suis encore en apprentissage, donc je suis surtout une jolie marionnette.

Pour se moquer un peu, il lui fit un sourire de charmeur à la fin de phrase. Après tout, c'est vrai, il n'avait que sa beauté pour lui ! Et encore...

- Par contre, j'imagine que je n'ai pas vraiment besoin de te demander quelle est ta propre fonction si tu es arrivé ici... Ou alors, je dois vraiment m'inquiéter si mes gens enferment des civils innocents !

Peut-être cette tentative d'humour fonctionnerait-elle ? Jusqu'à maintenant c'était un peu tombé à l'eau... Enfin, au vu du lieu, il n'y avait là rien de bien étonnant, n'est-ce pas ?

- Sinon, pour vous répondre, ce n'est en aucun cas un plaisir de venir voir des gens subir ce genre de... d'atrocités. Mais d'après... les autres un chef de clan doit avoir le cœur solide et l'attitude irréprochable. J'imagine que s'évanouir dans ses fluides n'est pas vraiment ce qu'on attend de moi...

Voilà, la prochaine fois, il n'y aura plus qu'à donner son identité complète, la clé de la cellule et un plan pour sortir. Hein Kenshi ? Maintenant que tu as teeeellement bien informé une espionne d'un clan ennemi...

La peste soit des impulsif en manque d'amis...
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Jeu 30 Juil - 23:36

Hasuki s’en voulait d’être surprise. Certes elle s’était doutée qu’au vu de son attitude avec le garde, le garçon qui lui adressait la parole occupait un poste important. Mais de là à imaginer qu’il était le seigneur du clan Ryûzoji, il y avait de la marge. Un pas qu’elle n’avait pas franchi. Il évita le regard ahuri qu’elle lui lança sans le faire exprès. Ce n’était pas tous les jours que l’on parlait avec un chef de clan. De surcroit par hasard et du mauvais côté des barreaux.

Il lui avoua cependant n’avoir le rôle que pour la forme. Il est vrai qu’il était assez jeune et, comme elle avait pu s’en apercevoir, pas assez mature pour une telle charge. Elle comprenait un peu mieux pourquoi il s’était aventuré en ces lieux. Elle était loin d’avoir vécu ce qu’il pouvait endurer au quotidien mais l’absence d’imagination n’était pas un de ses défauts et elle se doutait bien qu’un seigneur de clan, fut-il en apprentissage devait voir ses gestes épiés par tous son entourage. Pour un peu elle le prendrait en pitié, mais une sombre histoire de torture et de cellule l’en empêchait, curieusement. Il avait aussi tenté une plaisanterie à propos de son rôle de marionnette. Accompagné d’un sourire qui aurait pu être charmant s’il n’y avait pas deux trois barreaux devant. Hasuki était un peu hermétique au jeu social du fait de sa condition de prisonnière. Bon, même quand elle était libre et en pleine capacité de ses moyens, elle n’était déjà pas très ouverte, là disons que c’était pire.

« Je ne… dis pas que je connais bien votre situation. Nos univers sont trop différents… mais je sais ce que sait que d’être dans un milieu où l’on attend trop de vous. Il n’y avait pas vraiment de règles d’où je viens. Si trahir quelqu’un peut te permettre d’en tirer bénéfice, alors on le faisait. C’était ça ou se faire trahir à son tour. » Difficile de ne pas sentir l’amertume dans la voix de la kunoichi. Elle avait beau avoir elle-même choisi sa voie et n'avoir aucun regret, il n’empêche qu’elle avait été plongée dans un monde paranoïaque où l’on ne faisait pas de cadeau. Elle faisait d’ailleurs aussi bien référence à son initiation en tant qu’apprentie que son enfance quand elle vivait dans la rue. Mais ça le Ryûzoji ne pouvait pas le deviner.

« Vous disiez que si j’étais ici, c’était que je ne devais pas être une civile innocente. Vous aviez à moitié raison. Là-dessus Hasuki se leva et s’approcha de la porte, de manière à être bien en face du jeune homme quand elle lui dit les mots suivants :

« Je ne suis pas une civile mais je suis innocente. J’ai été capturé sur une route impériale aux environs de Tengoku. Vos hommes se sont dit que c’était là une parfaite occasion d’avoir un prisonnier ôsakien. Je sais que nos deux clans sont ennemis mais ils sont surtout en paix et je n’ai rien fait qui puisse porter préjudice à votre clan, vous devez me croire. »

Pour le coup elle avait presque les bras accrochés aux barreaux et le ton implorant. Mais elle avait surtout le corps droit et un air de défi dans le regard, elle avait manipulé peu de monde dans sa vie mais pour sa survie, elle était déjà passée par là. Son interlocuteur avait l’air honnête et du peu qu’il en avait dit sur lui, elle avait peut-être un levier qu’elle pouvait faire agir.

« Vous voulez vous comporter en seigneur ? Allez les voir, demander leur ce que j’ai fait, qui je suis, pourquoi ils me gardent. Et s’ils n’essaient pas de vous embobiner, vous en conclurez peut-être que je n’ai rien à faire là. »

Difficile pour Hasuki de rencontrer le seigneur du clan par qui elle était faîte prisonnier et de ne pas tenter d’en profiter. Peut-être aurait-elle du attendre qu’il discute un peu plus avec elle avant de jouer son va-tout mais elle n’était pas en condition d’attendre plus longtemps. Peut-être que le seigneur Ryûzoji allait se dire qu’il fallait qu’il agisse avec intégrité et allait se renseigner. Ou alors il allait partir et l’oublier, la tentation devait être grande pour lui de ne pas se mêler de cette histoire. Hasuki ne savait pas ce qu’elle ferait à sa place. Du point de vue du seigneur, elle devait être une source de problème dont personne ne lui en tiendrait rigueur de ne pas s’en occuper. Elle n’avait plus qu’à attendre sa réaction, le cœur au bord des lèvres.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Mer 5 Aoû - 13:15

Il agita les mains en signe de dénégation.

- Oh, je ne te demande pas de me comprendre ! De toutes façons, il n'y a rien à comprendre vis-à-vis de ma situation. Et puis, je préfère encore le fait qu'on ne m'ait pas mis à la tête du clan à la mort de mes parents, j'aurais sans doute été une marionnette encore pire que maintenant ! Là, j'ai quand même du recul sur ce qu'on me demande de faire et j'ai sans doute le meilleur conseiller qui soit !

Sans pouvoir s'en empêcher, un large sourire heureux prit place sur son visage, prouvant ses dires. Oui, Sesshû était tout pour lui.

Son sourire disparut juste après et il baissa la tête, peiné pour cette fille qu'il ne connaissait même pas.

- Comme tu l'as dit, nos univers sont trop différents pour que nous puissions nous comprendre l'un l'autre... Et je ne peux pas moi-même comprendre parfaitement ce que tu as déjà pu vivre, mais ça ne m'empêche pas de... compatir ?

Kenshi fit une pause, se demandant si le mot était le bon.

- Moui, j'imagine que c'est « compatir »... Bref, on est effectivement deux personnes aux parcours bien différents... Ne trouves-tu pas ça ironique que malgré ça nous nous rencontrons ? Enfin, y'a des barreaux, mais...

Euh, ça vire bizarre, là... Kenshi, tais-toi.

Il se tut complètement, d'ailleurs, lorsqu'elle s'approcha desdits barreaux.

Innocente ? Vraiment ? C'est toujours difficile à croire lorsque la personne qui le prétend se trouve emprisonnée avec des traces de coups. Mais il pouvait bien lui laisser le bénéfice du doute. Après tout, si elle avait été si dangereuse que ça, les plus légers intellectuellement aurait déjà déblatéré dessus et ça aurait fait partit des rumeurs qui ont tendance à lui remonter innocemment aux oreilles.

Les gens ont tendance à oublier que ce n'est pas parce qu'on ne vous voyait pas, ça ne voulait pas dire que vous étiez là. Stupide.

Lorsqu'elle s'était approchée des barreaux, Kenshi n'avait pu s'empêcher de reculer. Lui aussi pouvait penser que ce n'était qu'une ruse pour l'avoir. Après tout, elle savait maintenant qui il était et, malgré que leurs clans restent courtois dans leurs propos, l'odeur de poudre restait sous-jacente.

- Je... Oui. Évidemment, c'est ce que je ferais, il serait inconvenant de te garder si les conditions de ta capture sont telles que celles que tu m'as décrites.

Il fit un autre pas en arrière, se tournant comme si il allait partir dans la minute, avant de se raviser, ses yeux se faisant plus durs.

- Par contre... Et sans vouloir mettre tes paroles en doute, si par hasard tu m'as menti... Ce sera rapporté à qui de droit et je ne suis pas assez renseigné, je n'ai pas non plus assez d'imagination, pour savoir ce qui risque de t'arriver.

Voilà, tout avait été dit. Maintenant, fallait-il partir tout de suite et faire remonter l'information (au risque de se faire enguirlander par Sesshû et devoir reprendre son travail de bureaucrate) ou continuer de lier connaissance comme il le faisait plus tôt ?
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Jeu 6 Aoû - 13:53

Hasuki ne put empêcher ses sourcils de s’élever en signe d’étonnement. Alors comme ça lui aussi était orphelin ? Bon étant donné son milieu social il avait du être recueilli automatiquement après le drame là où il avait fallu deux ans et une incroyable chance pour Hasuki. Cette réflexion ne voulait pas dire qu’elle jalousait le jeune seigneur, elle était occupée à décrypter l’homme derrière le discours comme on lui avait appris à le faire. Même si les conclusions que l’on pouvait retirer à observer quelqu’un de cette manière sont toujours incertaines, le Ryûzoji semblait sincère et assez transparent dans ses sentiments. Il suffisait de voir son sourire à l’évocation du « meilleur conseillé qui soit » -au singulier qui plus est, pour en retenir quelques conclusions faciles.

Le jeune homme continua en disant que leur univers était trop différent pour être véritablement comparé et qu’il y avait dans leur rencontre une certaine ironie car improbable. Habituellement c’est à ce genre de réflexion qu’Hasuki aime répondre par une boutade cynique ou détaché mais elle se contenait la plupart du temps car ses supérieurs à Ôsaki n’étaient pas franchement des joyeux larrons. Mais ici, paradoxalement avec le fait qu’elle était sans ressource au milieu d’un peuple ennemi, elle se sentait libre par rapport à cet homme au ton léger. Comme si son insouciance réveillait la sienne. Elle se permit même de terminer sa tirade par un petit sourire moqueur, elle avait peut-être prit un coup de trop sur la tête, finalement.

« Je ne crois pas, nos deux positions sont tels qu’elles nous amènent à voir beaucoup de monde. La différence c’est que dans la mienne on n’est pas sensé être vu en retour. »

La discussion prit toutefois un tournant plus sérieux quand elle s’approcha des barreaux (et que lui s’en éloigna, logique, elle aurait fait pareil à sa place) et qu’elle lui demanda de prouver sa bonne foi et se renseignant sur ce qu’elle avait bien pu faire pour être ici : en clair, elle se proclama innocente et lui réagissait comme n’importe qui devant un prisonnier se réclamant innocent. De toute façon Hasuki ne s’était pas attendu à être cru d’emblée, au contraire. Elle trouvait que la réaction du jeune homme était encourageante, au moins n’avait-il pas balayé sa version d’un geste négligeant de la main.

Bon elle avait quand même salement tiqué sur son utilisation du mot « inconvenant » pour décrire sa situation et s’il n’y avait pas eu cette porte fermée, il n’aurait peut-être pas reçu qu’un regard noir jeté en coin par la kunoichi. Notant qu’elle avait peut-être été un peu trop « enthousiaste » a proclamer son innocence juste devant les barreaux, elle se força à prendre une attitude plus détendue, bras croisés et dos adossé contre un des murs de sa cellule. Pas la peine de n’être qu’une figure anxieuse derrière deux barreaux.

« Je ne vais pas m’amuser à mentir sur des sujets que tu pourrais vérifier dans l’heure. Ma crainte est plutôt que tes hommes te mentent afin de couvrir leurs arrières. Enfin même s’ils devaient me punir pour ça, je ne vois pas ce qu’il pourrait me faire de plus que ce que je suis amené à subir ici. Je veux dire... je ne m'attend pas à sortir vivante de cette endroit et mon "traitement" s'intensifie de plus en plus alors bon, je veux bien prendre le risque. »

Une part d’Hasuki avait maintenant envie de se taire et de laisser le jeune homme partir, ce qui pourrait éventuellement mener à terme à la libération de la jeune femme, ce qui peut expliquer son insistance à vouloir cesser séant la discussion. Mais d’un autre côté, il pourrait très bien y allez plus tard. Cela faisait longtemps qu’Hasuki n’avait pas eu une vrai discussion avec quelqu’un et elle voulait en profiter le plus possible. Après tout qui pouvait dire quand est-ce qu’elle pourrait en avoir une autre ? Rien ne disait qu’elle n’allait pas finir sa vie dans cette cellule. D’un ton un peu hésitant à cause du sujet qu’elle comptait aborder, elle lui demanda :

« Ton conseillé, c’est l’homme qui t’as recueilli quand… quand tu en avais besoin ? »

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Dim 23 Aoû - 19:26

Kenshi sourit doucement à cette remarque.

- Effectivement, ce serait un comble pour quelqu'un de ta profession de se faire voir en pleine mission !

Il la regarda tout de même se reculer avec un peu de... soulagement ? Pourtant, des deux, c'était lui le plus dangereux, que ce soit par sa liberté de mouvement que par sa position de chef de clan.

Enfin, ce n'était pas nouveau, il n'avait jamais vraiment brillé par sa santé mentale... ni sa logique. Et ne parlons pas de son instinct de survie. Médiocre, pour ne pas dire inexistant. Mais bon, Sesshû avait encore une lueur d'espoir à son sujet... Et la flemme de devoir éduquer un nouveau chef de clan, sans doute. Surtout ça.

- Mouais.

Il lui accorda ce point. Mais, effectivement, comment savoir si il allait être pris au sérieux ? Il ne pouvait décemment pas rester éternellement caché dans l'ombre et laisser ses aînés diriger le clan à sa place !

Ça ne l'étonnait pas qu'elle puisse penser qu'ils ne puissent rien faire de plus. Il avait déjà vu des cadavres horriblement mutilés sortis en catimini de ce bâtiment. Après tout, il fallait juste éviter les dommages cérébraux qui pouvaient provoquer folie et amnésie, et laisser cordes vocales et langues intactes. Voir une main, si la victime savait écrire.

L'Homme était définitivement un loup pour l'Homme. C'était dans ce genre de lieu qu'il s'en rendait compte. La cruauté humaine envers un semblable n'avait de limite que l'imagination. Et si le bourreau était un peu abruti sur les bords ? Il suffisait de réutiliser les techniques des siècles passés. Après tout, elles étaient efficaces, non ?

- Par contre, si t'as peur des rats ou des araignées ou je ne sais quelle autre bestiole, je te conseille de ne pas le montrer. Ces abrutis s'amusaient déjà à me lancer des serpents quand j'étais petit.

Ce n'était pas une peur, à proprement parler, donc aucun risque. Non, lesdits abrutis lançaient littéralement des serpents au visage de leur futur chef de clan. Et sans être herpétophobe, recevoir quelque chose de gluant et de vaguement menaçant, ça ne met pas en confiance.

Évidemment, si sa présence avait un fondement, un réel chef d'accusation, ce serait vraiment la pire des idioties de la prévenir à ce sujet-là. Mais c'était d'aveux dont on avait besoin et non d'une crise de tétanie ou autres symptômes risquant de compromettre l'extorsion d'informations.

À la mention de Sesshû, Kenshi releva la tête, ne s'étant pas rendu compte de l'avoir baissée.

- Oui, c'est lui. Mais en bon enfant ingrat que je suis, il l'a payé de sa vue, grimaça-t-il.

Certes, les deux faits n'avaient peut-être pas grand-chose à voir. D'un autre côté, si Sesshû n'avait été aussi dévoué envers lui, il aurait sans doute laissé le clan Hayashi lui faire rejoindre ses ancêtres.

Faire remonter ces souvenirs le fit se rembrunir. Ce n'était vraiment pas ce qu'il y avait de plus plaisant comme passe-temps...


Dernière édition par Ryûzoji Kenshi le Sam 12 Sep - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Mer 26 Aoû - 16:52

Le Ryûzoji avait l’air de se rembrunir à l’idée que ses hommes puissent lui cacher la vérité, ou alors c’était l’idée d’allez les défier qui lui posait souci. Hasuki n’avait pas envie d’être à sa place.

Enfin qu’est-ce qu’elle racontait ? Bien sûr qu’elle avait envie d’être à sa place, là maintenant tout de suite, de l’autre côté des barreaux. Autant le fait était qu’elle n’avait cultivé aucun espoir de sortir de sa cellule –ce n’était pas la peine d’espérer une aide de son clan qui ne viendrait jamais, autant avec le Ryôzoji elle avait désormais une possibilité, même infime, de s’en sortir vivante et elle ne comptait pas la laisser passer. Pour l’heure, continue de parler, qui sait quand tu pourras à nouveau le faire ?

« Alors là, ils peuvent me balancer ce qu’ils veulent. Ça me fera de la compagnie et des repas mieux élaborés qu’à ce que j’ai droit. Répondit Hasuki avec une bravade qu’elle n’assumait pas complètement : elle n’avait aucune idée de ce qu’elle ferait si ses bourreaux s’amusaient à lui lancer des crabes à la figure. Heureusement les chances qu’ils s’amusent à le faire étaient quasiment nuls.

Quand le jeune homme fut allusion au sort qui est advenu de son mentor, un souvenir de cours qu’Hasuki avait reçu à Shitsugen se réveilla. Oui on leur avait effectivement parlé d’un chef Ryôzoji qui dirigeait presque le clan en sous-main. En revanche, aucun nom ne revenait à Hasuki, en même temps ce genre de cours n’était rien d’autre que la présentation d’une myriade de divers noms à divers endroit et divers rôles. Il était impossible de s’en rappeler de tous. Avec ce que le jeune homme le lui avait dit, elle en avait assez pour compatir, elle avait connu la même chose, quelque part. Une part d’elle voulait se confier et raconter, même brièvement, ce qui était arrivé à Kakuei, mais elle avait caché cette histoire trop profondément pour pouvoir la ressortir aussi facilement. À la place, elle observa un silence pensif.

Afin d’éviter de trop alourdir la conversation, elle lâcha d’un ton triste comique, presque désolé :

« Qu’est-ce que j'aurais donné pour avoir un mentor aveugle ?»

Le petit sourire, mi-figue mi-raisin, donnait bien le ton. Elle savait que sa blague risquerait d’être mal interprétée mais c’était le risque à prendre pour dérider son interlocuteur. Oh et puis, quitte à en faire une :

« Sinon, lors de ta formation, tu n’as pas reçu des conseils sur comment gracier une prisonnière sans raison aucune, c’est d’une importance capitale ça. »

Elle s’arrêta dans ces remarques quand elle entendit un bruit de pas résonnant dans le couloir, qui se faisait de plus en plus fort. Ses tortionnaires venaient déjà la récupérer ? Quelqu’un avait retrouvé la trace du seigneur Ryûzoji ? Avec un peu de chance, c’est juste le repas qui arrive, pensa t’elle. J’espère qu’ils n’auront pas oublier l’assiette cette fois.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Mer 16 Sep - 14:18

L'idée de manger des serpents ou des araignées le fit verdir, à deux doigts de rendre son déjeuner. Pas sûr qu'il ait eut besoin d'une pareille image mentale, merci.

Toussotant discrètement, dans l'idée de penser à autre chose et de s'éclaircir un peu l'esprit, son regard scruta de nouveau ces murs froids, impersonnels et imposants. Faudrait changer de décorateur d'intérieur, dis-donc !

Elle aussi, elle gardait le silence. N'avaient-ils plus rien à se dire, voulait-elle qu'il parte, ou étaient-ils juste tout deux perdus dans leur réflexions ? Toujours est-il que leurs regards ne se croisaient pas et qu'ils se taisaient.

Puis elle reprit la parole. Tentative d'humour ou simple pensée échappée ?

Bien que la lumière était faible et qu'elle se trouvait de l'autre côté de sa cellule, il réussit à apercevoir le léger sourire.

Il fit de même, bien que le sien soit plus appuyé, voir lumineux. Quasi semblable à son masque d'imbécile heureux, en fait.

La seconde phrase le fit grimacer. Gracier un prisonnier ? Non. Soit ce n'était pas son rôle, soit... il avait de sérieuses lacunes. De qui se moquait-on, là ?

- Comme tu dis, c'est parfois bien pratique cette cécité. Malheureusement, ses autres sens se sont accrus donc il ne me loupe jamais, j'ai eut de la chance de réussit à lui filer entre les doigts, aujourd'hui ! Généralement, je peux pas faire un pas hors du bureau où il me séquestre. Peut-être veut-il me faire fusionner avec le mobilier ? Proposa-t-il avec humour.

Des bruits de pas résonnèrent entre les pierres le faisant sursauter. Oh, merde. On l'avait retrouvé ? Mais il avait pas envie de reprendre son travail administratif, c'était d'un ennui mortel... En plus, la conversation était plutôt sympa... Il faut dire que croiser des gens de son âge lui était assez rares donc, quand il le pouvait, il ne les lâchait pas. C'était assez effrayant, d'ailleurs.

Râlant tout bas, il se cogna le front contre les barreaux, en une pathétique tentative d'extériorisation de son humeur.
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Lun 12 Oct - 10:33

Si la tentative d’humour d’Hasuki avait touché juste, la réponse du jeune seigneur lui parut trop légère comparé à sa situation pour qu’elle conserve son bref éclat de bonne humeur. C’était sinistre en un sens : elle pouvait l’entendre parler de ses parents morts et continuer la discussion mais qu’il se mette à parler de ses petits problèmes triviaux avec ses serviteurs et voilà qu’elle se refermait. La raison était qu’elle aurait donné n’importe quoi pour n’avoir que ce genre de petits problèmes, elle.

De toute façon elle n’eut pas l’occasion de laisser sa mauvaise humeur geler la conversation car les pas qui se faisaient entendre depuis un petit moment déjà parvinrent à sa cellule. C’étaient les trois hommes habituels (deux cerbères et un responsable) qui l’amenaient à la salle où ils « l’interrogeaient » ensuite. Il ne s’était pas écoulé beaucoup de temps depuis la dernière fois, ils avaient peut-être du temps à tuer ou alors ils voulaient lui faire une sale surprise.

En attendant, la surprise était de leur côté vu qu’ils ne s’attendaient pas à retrouver leur seigneur devant la cellule de leur prisonnière. Ils le saluèrent tous les trois avec le respect qui lui était dû en de telles circonstances puis, les deux geôliers entrèrent dans la cellule pour y chercher Hasuki tandis que le responsable prit la peine d’expliquer à son seigneur la situation, comme quoi ils allaient emmener la prisonnière à part pour l’interroger.

Hasuki y vit une occasion. Elle pensait que le jeune homme n’allait jamais les suivre jusqu’à la salle d’interrogatoire-pourquoi le ferait-il ? Si elle voulait le secouer un peu, elle allait devoir agir maintenant. Il était venu en ces lieux pour s’endurcir un peu, non ? Hasuki comptait lui donner une belle démonstration de violence carcérale.

Ce ne serait pas la première fois qu’elle se battrait avec ses geôliers dans sa cellule mais cela faisait un petit moment qu’elle n’avait rien tenté et ils avaient baissé un petit peu leur garde, même si la présence de leur seigneur les rendait un peu plus alerte que d’ordinaire. L’issue de pareille insurrection de la part de la kunoichi s’était toujours finie par un passage à tabac en règle directement dans sa cellule et son train de vie actuelle ne lui permettait guère de reprendre des forces. Elle était faible, ils étaient fort et n’aimeraient pas qu’elle se rebiffe devant leur seigneur : elle allait se faire massacrer.

Heureusement que c’était ce qu’elle voulait.

Au moment où l’un d’entre eux s’apprêtait à saisir le bras d’Hasuki, cette dernière se jeta sur lui et envoya son front directement sur son nez, qui craqua salement. Le garde cria tandis qu’il plaquait ses deux mains sur son visage qui commençait déjà à saigner. Elle se jeta ensuite sur le deuxième garde mais ce dernier l’attendait et se dégagea facilement de sa clé de bras avant de lui écraser la tête contre un mur comme si elle ne pesait rien. Elle tenta de se relever et de lui rentrer dedans afin de lui faire perdre son équilibre mais il l’attrapa par ses épaules et la jeta à terre. Elle eut à peine le temps de se rouler en boule que les coups de pied commencèrent à arriver. Elle espérait maintenant que son nouvel ami allait prendre sa défense, à moins qu’elle ne se soit trompée sur son compte. Elle avait bien eu des leçons de manipulation psychologique pendant sa formation mais on n’était jamais à l’abri d’une erreur.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Dim 6 Déc - 16:05

Kenshi fronça les sourcils en voyant arriver trois visages qui lui étaient inconnus. Ou peut-être pas. Allez savoir, c'était un grand clan que le leur !

Les fixant toujours, il leur rendit à peine leur salut. De toutes façons, il n'était même pas sûr d'avoir à le faire. Et qui irait s'en plaindre ? Sûrement pas des sous-fifres. Au pire, on mettrait cette négligence sur le compte de la nervosité ou de son côté lunatique.

Il recula de quelques pas, les laissant faire ce pour quoi ils étaient là. Pas que ça lui plaisait de devoir couper une conversation aussi passionnante de cette manière, mais il n'avait ni les facultés ni la volonté de les arrêter dans leur mission. Pour peu qu'ils soient mandatés pour cette tâche. Peut-être devrait-il s'en assurer, des fois que ce ne soit que des hommes de main avec du temps à tuer…

Il allait pour se rapprocher, poussé par une envie de vérité que cette conversation avait instillé en lui, mais il s'arrêta net lorsque les coups commencèrent à tomber. Ah oui, quand même.

Que faire, maintenant ? Soit il s'appuyait sur leur conversation de tantôt, lui donnant ainsi raison, et il les séparait, s'occupant de châtier ces personnes violentes.
Soit il quittait les geôles, la laissant à son triste sort. Enfin, il pouvait aussi rester pour profiter du spectacle, mais la violence gratuite, hein… Il préférait encore ses piles de papiers administratifs.

Un pas en arrière, un pas en avant. Comment pouvait-il prendre une telle décision avec si peu d'informations ?

Soit il faisait confiance dans les dires d'une étrangère, au risque de se fourvoyer, soit il faisait confiance dans son clan et laissait une innocente se faire détruire.

Impossible.

Malgré lui, Kenshi avait l'impression d'entendre Sesshû chuchoter à son oreille, un petit sourire joueur aux lèvres.

« C'est dans ce genre de situation qu'on reconnaît un chef. À ses qualités de stratège. »

Mais il voulait pas être un chef, lui.

-CESSEZ TOUT CELA !

Sa voix claqua, figeant les belligérants dans leurs actes. Et lui-même par la même occasion. Ah, il semblerait qu'il ait encore réagi avant que son cerveau ne traite correctement l'information. Enfin, la situation, plutôt.

Se raclant la gorge, histoire de reprendre un peu de contenance, il leur ordonna de se séparer.

-Je viens de m'entretenir avec notre… prisonnière. Puis-je savoir pour quelles raisons n'ai-je pas été mis au courant de sa présence sur nos terres ? Ce serait bien la première fois que les affaires du clan ne parviennent pas jusqu'à mes oreilles…

Il avait utilisé ce ton mielleux qui s'enroulait autour de ses interlocuteurs, tels des serpents constricteurs. Rien de tel pour mettre mal à l'aise. Hé hé hé.


Dernière édition par Ryûzoji Kenshi le Jeu 28 Avr - 22:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Mer 13 Jan - 19:26

Hasuki avait déjà une certaine expérience des passages à tabacs, heureusement pour elle… Sa marge de manœuvre était étroite mais elle parvint à coller son dos contre un mur de sa cellule et à protéger sa tête de ses mains. Elle n’avait plus qu’à se recroqueviller sur elle même et son corps formait une carapace écorchée et battue comme plâtre par les lourdes bottes des gardes. Ils y mettaient bien plus d’entrain que les autres fois, quand ils agissaient sur ordre de leur supérieure. Là elle les avait sciemment attaqué et un garde expérimenté savait qu’il devait réprimer durement ce genre d’initiative chez les prisonniers s’il voulait être un jour un vieux garde expérimenté. Hasuki était au supplice et se demandait quand le jeune seigneur allait arrêter la curée. Si elle l’avait bien jugé, bien sûr. La possibilité restait qu’il la laisse là et se désintéresse de son cas, si c’était le cas, la jeune femme allait payer cher son pari.

Finalement, le jeune homme se fit entendre et fit écarter tous les gardes de la prisonnière en une seule phrase. Hasuki lui en était reconnaissante même si elle n’aurait pas craché contre le fait qu’il se décide un peu plus tôt. Les gardes s’écartèrent et elle put s’assoir sur le sol, toujours dos au mur pour y appuyer son corps endolori. La jeune femme avait la tête qui tournait, une grande douleur au niveau des côtes et le bout de ses jambes ne lui répondait plus : elle avait dû prendre un coup frontal au foie.

-Je viens de m'entretenir avec notre… prisonnière. Puis-je savoir pour quelles raisons n'ai-je pas été mis au courant de sa présence sur nos terres ? Ce serait bien la première fois que les affaires du clan ne parviennent pas jusqu'à mes oreilles…

Hasuki dut se retenir de ne pas rigoler dans son coin : elle avait plutôt eu l’impression que le jeune homme servait plus d’homme de paille que de véritable chef du clan, selon les dires du principal intéressé. En tout cas ça marchait bien sur les sous-fifres, qui se sentirent immédiatement gêné de se faire ainsi remettre en question par leur seigneur. Hasuki les comprenait, c’était leur supérieur, celui qui avait interrogé l’Ôsakienne jours après jour, qui guidait leurs actes et les punitions qu’ils lui infligeaient. Avoir le gros poisson de leur hiérarchie qui leur tombait dessus et qui les interrogeait directement, ça les mettait aussitôt entre deux feux. Très vite, l’un d’entre eux s’excusa devant le seigneur et prit congé pour aller chercher son chef. Ils revinrent très vite. Hasuki reconnaissait aisément la démarche de son tortionnaire depuis plusieurs jours déjà. L’homme salua son seigneur avec tout l’hommage qui était attendu en pareille circonstance même si quelque chose dans son ton laissait suggérer qu’il prenait la conversation à venir comme un contretemps dont il se serait bien épargné. Il enchaîna :

« Seigneur, on m’a rapporté vos inquiétudes concernant notre prisonnière, j’étais persuadé d’avoir fait remonter l’information à maître Sesshû… mais enfin comme vous pouvez le voir nous avons la situation bien en main et cette prisonnière est une source de premières informations pour nous, elle est extrêmement importante. Je peux comprendre que… son traitement soit un spectacle dur à voir mais ce sont des choses nécessaires pour protéger notre clan. Je suis sûr que vous comprenez cela. »

Hasuki écumait de rage, le discours de l’autre était raisonnable et rationnel et la jeune femme craignait que le jeune seigneur se laisse influencer par sa logique et la laisse tomber. Sans parvenir à se lever, elle tenta de croiser son regard, pour tenter de lire son choix dans ses yeux avant qu’il ne prononce de façon plus claire sa prise de position.

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MessageSujet: Re: Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)   Ven 29 Avr - 9:16

Hochant lentement la tête, le regard droit et l'air pensif, Kenshi était l'image même de l'écoute. Un observateur extérieur pourrait même penser que Hasuki était fichu, qu'elle ne ressortira sans doute jamais du bâtiment et de ses geôles.

Ce qui était d'ailleurs le cas du dernier arrivé qui ne prit même pas la peine de camoufler son sourire et encore moins de saluer convenablement son supérieur, se détournant de lui comme si il n'était qu'une quantité négligeable, quelqu'un d'inintéressant…

Un chef de pacotille.

Serrant ses poings, bien cachés dans ses longues manches, crispant sa mâchoire à s'en faire grincer les dents, Kenshi dut faire d'importants efforts pour ne rien montrer. Il savait bien qu'il n'était qu'une marionnette à agiter en période trouble, un référent de papier, et que c'était à son bras droit que tout le monde se raccrochait. Mais en échange, à défaut de tenter de donner illusion, on s'adressait tout de même avec le respect qui lui était dû et on lui laissait des petites tâches, on le formait jusqu'au bout.

Personne. Personne ne lui tournait le dos. Déjà, parce que c'était un manque de respect flagrant pour lequel plus d'un clan aurait réclamé une peine de mort immédiate, ou du moins l'amputation d'un membre. Et surtout parce que c'était juste une preuve supplémentaire qu'il estimait que son chef de clan n'était pas dangereux. Qu'il n'aurait pas les épaules pour attraper la lame cachée dans les replis de sa tenue et de la lui planter entre les côtes.

Alors Kenshi profita que personne ne le regardait pour laisser la colère déformer ses traits. Il prit appui sur ses pieds et s'élança, un bras étendu en arrière. Il s'agrippa au dos large du commandant des gardes, assurant sa prise avec son bras libre et ses cuisses, son autre bras achevant sa descente, percutant de plein fouet le cou dégagé.

-Pan. T'es mort, déclara-t-il sur un ton froid.

Il relâcha sa prise tout aussi rapidement, retombant sur ses pieds, ses yeux émeraudes défiant ses spectateurs d'esquisser le moindre geste, quel qu'il fut. De toutes façons, ils étaient encore un peu sous le choc de la rapidité de la scène. Et ils hésitaient sûrement sur la réaction à avoir.

L'action précédente avait été purement puérile, difficile de s'en défendre. Mais d'un autre côté, c'était aussi une agression directe. De la part d'une personne bien trop haut placée.

Kenshi sourit narquoisement en devinant le trouble qui bouillait sous la carapace couturée de ces hommes. Habitués qu'ils étaient à défendre leur honneur, ils ripostaient à la moindre attaque envers leur ego. Et voici qu'un chef fantoche osait le menacer -car c'était bien une menace- de manière enfantine. Ils ne pouvaient pas laisser ça impuni, mais ça restait aussi leur supérieur…

-Bon, maintenant que vous avez bien joué, Seigneur, je vous conseille d'aller rejoindre votre conseiller, nous avons des choses à faire.

Impossible de ne pas discerner l'insulte sous-jacente. Il n'était pas un homme pour eux. Il était leur supérieur, et encore. Sur papier seulement.

Kenshi vit rouge.
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Un seigneur, une captive et une cellule (avec Ryûzoji Kenshi)

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