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 Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort

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Mogami
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Jisei no Ôyashima
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Surnom: 戦士の火の馬 (Senshi no hinouma)
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MessageSujet: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Ven 20 Sep - 0:24



長月(nagatsuki) ついたち(ichi nichi)



Il était encore tôt et le soleil laissait tout juste ses pales rayons courir sur les toits  tandis que la ville commençait à émerger d’un sommeil réparateur. Les artisans ouvraient leurs échoppes, les vendeurs ambulants harnachaient leurs bardas et se préparaient pour arpenter les ruelles de la ville à la recherche d’un client éventuel. Mais en approchant du palais, on pouvait entendre à intervalles réguliers le choc de l’acier et du bois qui résonnaient depuis la cour intérieure du palais. Car bien que la ville était encore embrumée de sommeil, son seigneur lui était à pieds d’œuvre depuis un long moment déjà. Voila bien deux heures que Jinpachi était debout, lavé, nourri et en tenue d’entrainement.  Inlassablement et avec la même détermination, il exécutait les 58 katas du ryu de Shozin-geko. La prestigieuse école martiale où il fit ses classes et où il lui fut enseigné l’art séculaire du maniement des haches de guerre. Ses gestes puissants étaient précis, efficaces, voués à occasionner les blessures les plus profondes sinon les plus mortelles bien que le mannequin de bois qui en faisait les frais n’ai aucunement la sensibilité pour en souffrir ou s’en plaindre.
Cet entraînement quotidien fut interrompu par l’arrivé d’un serviteur qui s’agenouilla a l’entrée de la cour pour obtenir le droit de s’adresser a son seigneur. Sans se retourner ni stopper ses enchaînements de coups magistraux, Jinpachi accorda la parole a celui-ci.

« Qu’y a-t-il ? »

« Veuillez m’excusez seigneur de vous déranger pendant votre entrainement, mais un messager du clan Sakuma vient de se présenter aux portes du palais. »

Jinpachi frappa alors une dernière fois l’effigie ligneuse du tranchant de sa hache avant de les placer toutes deux sur ses larges épaules musculeuses et de faire volte-face pour regarder celui qui venait de l’interrompre. Tandis qu’une gouttelette de sueur dévalait les traits figés de son visage, Jinpachi se racla la gorge et envoya rouler dans la poussière un glaire gênant.

« Faites le attendre sous bonne garde dans la salle du trône »

Une demi-heure plus tard le daimyo du clan du feu fit son entrée dans la dite salle. Il avait pris le temps de se rafraîchir et de se changer pour recevoir ce messager de façon correcte. Sa tenue n’avait rien du prestige de celle portée pour les cérémonies ou les célébrations. Mais un haut dignitaire de son rang se devait d’arborer une toilette faisant honneur à son clan, même si le visiteur n’était qu’un simple porteur de message.
Alors que le messager patientait humblement en seiza(*) sur une fine carpette de paille de riz tressé placée en contrebas et face au trône, Jinpachi vint se s’asseoir avec une certaine désinvolture puis il fixa le visiteur avec une froideur toute de détachement conservé. Son visage dur affichait une expression inquisitrice qui signifiait la perplexité qui l’habitait a ce moment précis.

*Que peut bien vouloir Dame Sakuma ? …*

Ajustant son assise sur son trône pour afficher une suffisance et un dédain non dissimulé, il renifla avant de prendre la parole :

« Je t’écoute messager ! Que veut ta maîtresse ? »

L’envoyé du clan Sakuma inclina respectueusement la tête et déglutit nerveusement avant de répondre.

« L’honorable Dame Sakuma, ma suzeraine, désire vous soumettre une proposition d’entrevue. Mais je ne sais, seigneur Mogami, ce dont elle aimerait s’entretenir avec vous »

Le porteur du message à ce moment précis se trouvait dans une position diplomatique bien complexe où le peu d’informations qu’il était en mesure de fournir pouvait lui porter préjudice. Il était souvent dit que les messagers qui étaient jugés de mauvaise augures par le seigneur Mogami, s’en retournait chez leur commanditaires en plusieurs morceaux … c’est du moins ce que ce porte-parole redoutait en se présentant au clan du grand volcan.
Jinpachi fronça les sourcils et écarquilla les narines tandis qu’il serrait lentement ses poings. Cette invitation était tout aussi intrigante que capable de susciter les suspicions. La sagesse aurait put souffler à l’esprit du seigneur Mogami la prudence et la conservation d’une certaine réserve. Mais la nature belliqueuse et emportée du daimyo du Kazan lui interdisait toute demi-mesure. Si une zone d’ombre et de mystère se dessinait face à lui, il ne manquait jamais de vouloir tirer cela au clair. D’autre part, pour quelle espèce d’homme serait il passé s’il avait été dit qu’il recula devant l’invitation d’une femme.

« Lève toi et retourne dire ceci à la Dame Sakuma:
J’accepte l’entrevue, à condition que j’en détermine le lieu.  Le temple de Zin Kumisama sera parfait. Dans trois jours, quand le soleil sera au zénith»


Satisfait par sa réponse claire et lui offrant une certaine prédominance, bien que fort simple, Jinpachi hocha la tête affirmativement avant de congédier le messager d’un geste du revers de la main. Alors qu’il laissait vibrer un petit grondement guttural entre ses lèvres, le seigneur Mogami se releva et se projeta mentalement dans cette rencontre et les retombés politiques qu’elle impliquait.

*Sakuma n’est pas une oie blanche, si elle veut me voir c’est qu’elle a un intérêt à défendre. Je suppose que son ambition a besoin d’une main armée et puissante … reste à savoir ce qu’elle brigue si je peux tirer mon épingle du jeu …*

Le soleil marbrait de ses rayons fugaces la frondaison des arbres qui bordaient le temple de Zin Kumisama. Une brise fraîche annonçait déjà l’approche d’un automne sincère tandis que le calme divin qui entourait ce lieu de recueillement nimbait de paix celui qui y aventurerait ses prières. Un très vieux temple, dédié à quelques divinités tombées en désuétude il y avait fort longtemps. Mais qu’importe puisque Jinpachi ne s’y rendait pas en pèlerin, mais bien en politicien. Le pas sur du seigneur Mogami se fit bientôt sentir  a l’approche du saint édifice et les animaux les plus discrets se tapirent dans les fourrages alors que ceux qui étaient les plus véloces s’éloignaient sans demander leur reste.
Jinpachi entra dans le temple, la main posée sur le tsuba de son sabre. Bien qu’il ne craigne personne, il n’ignorait pas qu’une embuscade puisse toujours être tendue pour le surprendre. Mais il n’en était rien, seules quelques traces de pas la poussière et les reliefs noirâtres de vieilles offrandes révélèrent l’épisodique fréquentation de ce havre des dieux. Le lieu pour l’entrevue avec Dame Sakuma était idéalement calme, reculé et intimiste. Les enjeux et les manigances allaient pouvoir être protégés par cet écrin de bois et de laques anciennes.

(*)seiza : posture à genoux

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Sakuma
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Jisei no Ôyashima
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Ven 27 Sep - 0:52





- Vous m’avez fait quérir ma Dame…

- Oui en effet. Yuki marqua une pause et détacha le wakizashi accroché à sa ceinture..  J’ai besoin que tu délivres un message au Seigneur Mogami. La mine du messager parut soudain inquiète. Dis-lui que je souhaite m’entretenir avec lui. Le jour et le lieu n’ont pas d’importances.
- Bien ma Dame. Le jeune homme s’inclina et fit un pas en arrière.
- Ah Gôshi… Ce dernier s’arrêta et se repositionna face à sa supérieure. Cette rencontre est confidentielle, personne ne doit être au courant.
- Bien entendu ma Dame… balbutia-t-il. La discrétion sera mon maître mot. Il se courba à nouveau avant de disparaitre derrière une porte coulissante.

La dirigeante du clan Sakuma attendit que son émissaire quitte ses quartiers afin de se défaire de son équipement et des bandes enroulées autour de ses poignets. Une fois la tâche accomplie, elle se rendit dans le petit salon où elle alluma une bougie. Sur la table basse l’attendait une théière encore chaude. Une attention de sa cadette qu’elle appréciait lorsqu’elle avait la chance de passer du temps dans ses appartements. Elle s’assit à même le sol avant de prendre l’une des tasses à sa disposition et y versa le thé préparé à son intention. Une odeur de menthe chatouilla agréablement ses narines. Elle posa le premier contenant avant de se saisir d’une seconde chope qu’elle remplit à ras bord. Alors qu’elle abandonnait la carafe sur la table, elle redressa la tête. Sa bouche pulpeuse esquissa un sourire malicieux. Le vieux parquet de bois venait de grincer sous le poids du valeureux Takanashi Seijuro qui fit son apparition dans la pièce quelques secondes plus tard. Elle senti un regard protecteur se poser sur elle, mais elle s’efforça de ne pas y accorder de l’importance. Elle tendit un thé brulant à son chef de guerre qui l’accepta volontiers. Durant plusieurs minutes ils restèrent silencieux.

Dehors, la lune avait pris place dans le ciel étoilé. Le bleu scintillant des yeux de la beauté du Sud se posèrent sur la mine inquiète et préoccupée de son interlocuteur. Alors qu’elle s’apprêtait à lui parler, son allié pris la parole en premier. Pendant de longues minutes, elle écouta le sage Seijuro. Plus que dévoué à son clan, il agissait dans l’intérêt de tous en mettant en garde l’adoratrice de la déesse Izanami sur Jinpachi Mogami. En tentant de la convaincre d’annuler sa rencontre avec le Seigneur du feu, il remplissait son rôle à la perfection. Patient et entreprenant il s’efforçait de faire tout ce qui était en son pouvoir pour s’assurer de la sécurité de la meneuse du clan Sakuma. Cependant, jamais il ne se serait laissé abuser par ses désirs et son opinion. Il connaissait Yuki depuis toujours et savait pertinemment que malgré ses efforts, rien ne pouvait empêcher la Mort de frapper si elle pensait que l’heure était venue. Il se laissa finalement convaincre, non sans se rebiffer, de l’importance de ce rendez-vous pour la prospérité du clan. Il prit congés de sa Dame et la laissa se reposer.





Gôshi était posté timidement derrière sa maîtresse, dans l’attente d’instructions. Comme à chaque fois qu’elle se préparait à quitter la cité, elle passait en revue ses meilleurs samouraïs avec son chef de guerre afin de sélectionner la garde personnelle ayant pour but de l’accompagner durant son voyage. L’allure fière et dure de ces hommes d’honneur plaisait à la jeune femme. Quand elle eut sélectionné les trois meilleurs d’entre eux, elle congédia son messager et se retira silencieusement suivie de son fidèle conseiller. La caresse des derniers rayons de soleil sur son visage furent vivement appréciés par la Dame. Bien que son acolyte soit resté muet, elle connaissait ses pensées et ses réserves quant à son escapade politique, et quelque part au fond d’elle, elle aurait voulu le rassurer comme une fille apaisant un père inquiet et anxieux. Mais elle n’en fit rien.

Lorsqu’ils arrivèrent aux écuries, elle remarqua qu’il avait déjà fait harnaché et chargé sa jument. La terre et la pailles crissèrent sous leurs pieds quand ils s’approchèrent de Haya. La main de Yuki flatta l’encolure de sa monture qui lui répondit par un hennissement. Elle la tira par la bride jusqu’à l’extérieur avant de s’arrêter. L’insensibilité et l’indifférence reprirent rapidement le dessus sur ses pensées emphatiques à l’égard de son chef de guerre. Une toute dernière fois ce dernier entreprit de la convaincre de rester, mais en vain.

Les trois bushis s’alignèrent devant leur supérieure. Un revers de la main leur fit comprendre qu’il était temps de se mettre en selle. Elle émit des instructions et des recommandations de dernière minute qui celèrent leur départ. Les quatre alliés chevauchèrent à travers les contrés du Sud générant d’énormes nuages de poussière sur leur passage. Heureusement pour eux, un quatuor avait l’avantage d’être beaucoup plus rapide et discret qu’une escorte plus imposante, ce qui leur permit de ne pas être repérer par un groupe de vagabonds à la recherche de richesse et d’action. Un peu avant d’arriver à leur lieu de rendez-vous, Yuki décida de se séparer de ses guerriers, qui restèrent en retrait à la lisière de la forêt. Avancer seule à la rencontre du Chef du clan Mogami pouvait s’avérer dangereux, mais la témérité de la belle était à toute épreuve. De plus, elle se devait de manifester son assurance et sa détermination face à ce Seigneur réputé pour être l’un des seuls du pays pouvant lui nuire. La plupart n’était pas assez fort, ou pas assez agile, mais ce que valait ce Seigneur dans un combat contre elle, elle ne le savait pas, et elle ne pouvait s’empêcher se questionner à ce sujet…

Une pente caillouteuse et assez obtus l’amena aux portes du Temple de Zin Kumizama. Un édifice aussi immense que majestueux se dressait devant elle. La pierre usée par le temps n’avait pas perdue de sa splendeur malgré un entretien quasi-inexistant. Deux colonnes, érigées de part et d’autre d’une grande porte en bois faisaient office de porche. La Dame Sakuma s’approcha de l’ouverture en silence. Son tessen dans la main droite, elle se tenait prête à dégainer sa lame à n’importe quel instant. Elle s’aventura sans bruit dans l’enceinte de l’ancien lieu de culte. Au sol, des empreintes de pas sur un épais tapis de poussière annoncèrent à Yuki l’arrivée précoce de Jinpachi Mogami. Ces traces lui indiquèrent qu’il s’était acquitté de sa part du marché en venant sans escorte. Elle rangea son arme tout en avançant prudemment. Aussi intimiste que solennel, ce havre de quiétude et de paix semblait être l'endroit parfait pour une discussion politique et tactique entre deux puissants chefs de clans. Quelques mètres plus loin, un ancien hôtel religieux occupait tout un pan de mur. Alors qu’elle s’en approchait, elle aperçut le Seigneur du Feu, jusqu’alors tapis dans l’ombre. Une carrure aussi imposante que dans ses souvenirs s’avança vers elle. De nombreuses cicatrices maculaient ses mains qui paraissaient usées par le temps et la guerre. C’était aussi une preuve de la grande expérience de ce guerrier dans l’art du combat. Mais la Dame du clan Sakuma n’était pas une femme impressionnable, ce qu’elle montra, en s’approchant à son tour.


- Seigneur Mogami. Elle inclina légèrement et brièvement la tête et reprit son discours. Je suis ravie de constater que vous avez respecté l’intimité suggérée par cet entretien. Je pense que vous savez que si par mégarde, ce tête à tête était rapporté à l’empereur ou à un autre clan, il serait très controversé et entacherait sérieusement nos réputations respectives. Elle afficha un regard froid et pris un ton plus dur avant de continuer. D'ailleurs je me dois de vous dire que les considérations que je vous porte prendrait une toute autre tournure, et je suis sure que vous saurez faire preuve de dignité et d'humilité en présence d'une Dame.

Un sourire aussi glacial qu’attrayant mit fin au préambule de la jeune femme. Les premiers choix décisifs pour l'avenir de son clan se concrétisaient...


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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Jeu 3 Oct - 20:00






Quand le crissement de la pierraille foulée par le pas léger de Dame Sakuma se fit entendre à l'approche de l'entrée du temple, Jinpachi prit le parti de se dissimuler dans un angle sombre. Non pas qu'il eut l'intention de préparer un mauvais tour à la suzeraine du clan Sakuma, mais bien qu'il appréciait de voir discrètement celle-ci faire son apparition dans le lieu de rendez-vous. Il était de notoriété publique que cette jeune femme était d'une beauté troublante bien que froide et visiblement détachée. c'est donc à l'abris de ce coin d'ombre qu'il vit la belle apparaître dans le hall principal du temple de leur entrevue. Jinpachi esquissa un sourire amusé en constatant qu'elle avançait avec prudence, une main posée sur la garde de son arme.

*Cette femme ne manque décidément pas de courage c'est indéniable*

Puis quand elle remisa toute méfiance en s'apercevant que nul danger ne la guettait en ce lieu de recueillement, le seigneur du clan Mogami fit quelques pas vers elle. Quand sa haute stature et son imposante carrure se découpèrent dans la lumière qui dardait aux travers des jours de la toiture quelques peu délabrée, Jinpachi marqua un temps d'arrêt. Il convenait de garder une distance protocolaire pour permettre à la jeune de se sentir accueillie et reconnue sans pour autant qu'elle s'en voit surprise ou effrayée. Le face à face pouvait alors commencer.

"Seigneur Mogami. Je suis ravie de constater que vous avez respecté l’intimité suggérée par cet entretien. Je pense que vous savez que si par mégarde, ce tête à tête était rapporté à l’empereur ou à un autre clan, il serait très controversé et entacherait sérieusement nos réputations respectives. D'ailleurs je me dois de vous dire que les considérations que je vous porte prendraient une toute autre tournure, et je suis sure que vous saurez faire preuve de dignité et d'humilité en présence d'une Dame."

Silencieux et attentif aux expressions solennelles que la jeune femme affichait, Jinpachi haussa un sourcil qui signifiait son approbation. Lui aussi appréciait que la chef du clan Sakuma ait eu la présence d'esprit et la respectabilité de s'en tenir aux termes et conditions de la rencontre. Il était évident que lui non plus ne souhaitait pas que tout le pays ait vent de cette rencontre. Les rumeurs et les "on-dit" allaient si bon train dans cette partie du monde, qu'il aurait été bien mal venu de compromettre leurs clans respectifs aux yeux des autres protagonistes ou belligérants. Cela n'expliquait néanmoins en rien les raisons qui avaient poussé La jeune femme à demander cette entrevue. Jinpachi n'était pas du genre à se laisser charmer par quelques rondes et diplomates tournures de politesse. Il aimait le franc parler et les idées claires.

Il hocha la tête et joignit les mains dans son dos à hauteur de sa ceinture pour effectuer quelques pas supplémentaires en mirant l'ensemble du décors d'un air détaché. Il passa ainsi non loin de Dame Sakuma, puis pivotant sur un talon il vint lui faire face avant de se poser sans autres procédés de mise en forme pour lui tenir les mots suivants:

" Je me souviens de l'époque pas si lointaine où ce temple fourmillait de fidèles, de religieux ou de simples pèlerins ... une époque tumultueuse qui vit la splendeur de la richesse de ce havre tomber en lambeaux. Ce sont, vous vous en doutez, les querelles anciennes qui firent le malheur de ce lieu dédié aux divinités. Cela dit je ne suis pas particulièrement bercé dans les bondieuseries et la disparition d'un temple ne me chagrine pas outre mesure car les Kami, et spécialement celui du feu, Kagutsuchi, fait son office sur les champs de bataille. Néanmoins, Il me semblait qu'un endroit aussi paisible qu'un vieux temple abandonné était propice à notre discrète rencontre. Il va de soit que je sais tenir parole et que je suis un seigneur qui respecte et admire le sens du devoir et de l'honneur. Si je tiens et guide les miens avec autant d'excellence ce n'est pas uniquement par la force et par la crainte mais bien plus encore par la droiture et la valeur de mes convictions."

Le seigneur Mogami posa alors un regard interrogateur sur la beauté froide de Dame Sakuma

"Mais venons en aux fait, j'avoue avoir été surpris et piqué dans ma curiosité par cette demande de rendez-vous. Comprenez alors que je sois si impatient de savoir ce que vous aviez à me dire ... ou me demander."

La tournure de la phrase était résolument et volontairement lancée de manière à faire comprendre qu'il avait l'intime conviction que la belle Yuki avait une idée derrière la tête. Apres tout même si les Maisons Mogami et Sakuma n'étaient pas en conflit ouvert, il n'en restait pas moins que par ces temps de belligérances latentes, les affaires diplomatiques couvraient à n'en point douter un aspect intéressé qui pouvait présager de futures alliances bénéfiques ... ou au contraire de terribles conséquences destructrices.
Evidemment là n'était pour l'heure pas encore le propos. Mais Jinpachi ne perdait jamais de vue que la puissance des Sakumas pouvaient faire basculer le conflit sous-jacent dans une totale apocalypse ou une salvatrice épilogue.

Tendant les muscles noueux de sa nuque puissante, Jinpachi fit craquer la synovie de ses vertèbres cervicales d'un coté puis de l'autre avant d'inspirer.

"Ainsi donc je vous le demande ... De quoi vouliez vous me parler?"

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Sakuma
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Mer 16 Oct - 18:02




Alors qu’elle écoutait son interlocuteur, la Dame Sakuma s’efforçait de rester attentive aux éventuelles menaces extérieures. Dans un tel environnement il était facile d’entendre et de sentir un danger potentiel s’approcher, mais il était beaucoup plus difficile de s’y soustraire sans risquer sa vie. Toutefois, rien, hormis le bruit du vent s’élevant à travers les arbres, ne vint perturber le monologue du Seigneur Mogami. Un regard aussi solennelle que déconcertant mit fin à sa prise de parole. Un long silence s’installa alors entre les deux protagonistes.

Malgré son apparence frêle, accentuée par l’imposante stature de son rival, la délicate Yuki n’était en rien intimidée par Jinpachi. Pendant de longues secondes elle observa la masse qui se tenait devant elle, sans perdre de vue l’objectif de leur rencontre. La paix instaurée par l’empereur touchait à sa fin. Chaque clan s’apprêtait à devenir maitre de sa destinée. Dans un monde corrompu par la vanité et l’arrogance des hommes, elle se devait de mettre toutes les chances de son côté. Son indifférence quant à son rôle dans ce conflit arrivait finalement à son terme. Une partie de l’avenir des clans et de leur terre découlerait de la proposition qu’elle s’apprêtait à faire au Seigneur du Feu.

De nature peu conventionnelle et beaucoup trop indépendante pour se laisser gouverner, elle avait choisi d’édicter ses propres règles plutôt que de se laisser brimer. Chacun des choix qu’elle avait fait depuis qu’elle était à la tête de son clan, lui appartenait. Et dans la guerre qui se profilait à son insu, elle était seule maîtresse des responsabilités qui lui incombaient. Non sans connaitre l’importance de sa décision, elle s’était résolue à être actrice de son destin même si cela devait la conduire au meurtre de milliers d’innocents.


- Je n’ai pas pour habitude de perdre mon temps avec des formules protocolaires et diplomatiques comme le voudrait les règles de bienséance, alors je resterai égale à moi-même en étant directe. Comme pour accroitre la portée de ses mots, elle s’avança d’un pas. L’oracle Uesugi a émis une prophétie que nul ne peut plus se permettre d’ignorer désormais. Peu à peu l’équilibre mis en place par Tennô Akatamatsu s’effrite. Notre monde est en proie à une guerre plus néfaste et plus destructrice que la précédente. A quelles fins et dans quel contexte, je l’ignore encore, mais l’expérience m’a appris à anticiper le danger. Et dans le combat sans merci, que la race humaine écrira à l’encre de son sang, le clan Sakuma se tiendra du côté de ceux qui se seront distingués par leur courage et leur loyauté. La sagesse m’impose la prudence, et c’est en ces termes que j’ai souhaité notre rencontre. Que les choses soient claires, je n’ai aucune confiance et vous ne m’inspirez pas non plus le respect, cependant, je sais reconnaitre un guerrier lorsque j’en croise un. Les traits de son visage se durcirent. J’agis dans mon seul intérêt, sachez-le. Néanmoins, il arrive parfois qu’une situation profite à deux personnes auxquelles incombent les mêmes responsabilités, au même moment. Elle dégagea une mèche de cheveux de son visage avant de poursuivre. Ainsi, il m’est apparu qu’une union tacite entre deux clans possédant des idéologies de vie peu éloignées, comme les nôtres, pouvaient être une possibilité à explorer... Je requiers donc une alliance illicite et secrète entre le Feu et la Mort qui aura pour seul et unique but de préserver notre tranquillité et notre sécurité contre les futurs despotes de notre monde.

A cette annonce son partenaire parut surpris. Un foncement de sourcils indiqua à la Dame qu’il étudiait minutieusement son offre. Elle attendit donc patiemment qu’il se décide. Quand ce fut fait, et alors qu’elle s’apprêtait à recevoir la réponse du Seigneur Mogami, un bruit de pas se fit entendre à l’extérieur du temple. Soudain en alerte les deux acolytes tentèrent d’identifier la provenance du son ayant interrompu leur entrevue politique. D’un geste de la main, Yuki fit savoir à Jinpachi qu’elle s’occupait de cet indésirable, qu’elle pensait avoir localisé.

A pas de loup, elle s’approcha de la porte d’entrée légèrement entrouverte d’où émanait la respiration irrégulière de leur invité surprise. Au loin, le chef du clan Mogami semblait se délecter du spectacle. Les yeux rivés sur la jeune femme, il observait la scène, tout en restant sur ses gardes. Les sens en alerte, cette dernière attendit que la curiosité mal placée de leur visiteur se manifeste à nouveau pour le surprendre. Elle s’empara de son tessen de la main droite et colla son corps et sa main gauche contre la paroi improvisée, afin de se saisir de ce nuisible le plus rapidement possible. La minute suivante, une main apparut dans l’entrebâillement de la porte. Sentant son appuie s’éloigner progressivement de son dos, l’adoratrice d’Izanami profita de la brèche pour s’y engouffrer. Aussi vive qu’efficace, elle n’eut aucun mal à maîtriser son ennemi, qu’elle ramena dans l’enceinte du lieu sacré tout en faisant pression sur sa carotide avec les pointes métalliques de son arme. Lorsqu’elle lui fit face, Yuki réalisa que l’objet de leur tourment n’était autre qu’une femme à l’aspect inoffensif.

Quand elle se tourna vers son complice afin de le consulter sur le sort de l’intruse, elle comprit à son expression que cette étrangère n’en était pas une. Pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, la Dame pouvait lire la colère et le mécontentement sur le visage du grand Jinpachi. La chef du clan Sakuma aurait pu croire à une trahison de la part du Seigneur, mais son attitude incontrôlée et sa surprise, étaient garante de son innocence dans la présence de cette importune. Elle décida donc de replier son éventail, qu’elle glissa à sa ceinture avant de s’éloigner de l’inconnue. Le voyant s’approcher et finalement intriguée et amusée d’être témoin d’un tel tableau, elle se plaça à proximité des deux compères afin de ne rien manquer de l’altercation qui semblait être inévitable.



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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Jeu 17 Oct - 22:41

Ce matin, Kikue s'ennuyait. Comme à peu près tous les matins de la semaine. Sa vie ressemblait à une immense plaine déserte, pas un brin d'herbe, pas un animal ni même insecte. Elle se sentait comme piégée dans le temps, cantonnée à des activités tranquilles. Pour elle qui rêvait de mouvement, de changement,  d'action, être née femme dans une famille noble devait être une des pires conditions.
Mais elle aimait bouger par dessus tout pour ne pas penser. Affublée d'un orgueil génétique, jamais elle ne se montrait sérieusement blessée ou tourmentée. Culpabilité, remords ou les deux à la fois? Kikue se sentait responsable du décès de ses parents, pourtant survenus bien des années auparavant, toutes proportions gardées.

Ayant fuit pour une énième fois l'atelier lecture... ou alors était-ce peinture...


"Au diable! Je n'en ai que trop supporté, marmonna-t-elle entre ses dents."

La jeune femme erraient dans les allées et les salles du palais. L'avantage que lui conférait son lien de parenté lui permettait de se rendre n'importe où, ormis dans les conseils de guerre présidés par son oncle.
Arrivant devant la salle du trône, elle rebroussa chemin dès lors qu'elle vit le fauteuil vide, non sans demander d'abord au garde:

"Sais-tu ou se trouve Mon Oncle?
-Négatif Votre Altesse,
répondit le garde droit comme un I."

Kikue soupira et continua son errance improvisée. Ses pas la menèrent, au bout d'une bonne heure aux écuries. Quelques mètres avant, elle reconnu de loin, Hada-Haku, sellé, pret à la monte. Un étau lui pressa soudainement la poitrine. A chaque fois qu'Hada était sellé de la sorte, c'était quand son oncle l'emmenait sur un champs de bataille. L'angoisse de ne pas voir revenir la monture ou son cavalier la prenait sitôt qu'elle les voyait parés tous les deux.
Seulement, même si son oncle la tenait à l'écart des manoeuvre militaires, elle était toujours tenue au courant lorsqu'il partait au combat. Hors, il n'en était rien cette fois-ci.
Continuant à avancer, elle apperçu son oncle, vêtu comme pour un rendez vous officiel. Haussant un sourcil, Kikue ralenti le pas. Aucun garde, aucune escorte n'avait l'air d'être prête pour l'accompagner. C'était étrange. Elle s'arrêta complètement et se cacha derrière une charette à foin. Hada Haku et son oncle passèrent devant elle, au pas dansant de l'étalon, ses fers claquant sur le sol tels des coups de fouets. Ils se dirigeaient vers la sortie de la ville.

Plus qu'intriguée Kikue couru à toute vitesse vers les écuries et s'emparra de la première selle qu'elle posa sur le premier equidé qui se présenta à elle. Un palefrenier ramenait la monture d'une séance de longe, il semba tout désemparé par la présence de la jeune noble, et encore plus quand elle lui demanda d'aller lui prendre une bride :

"Aller dépêche-toi! Ou je te fais trancher les deux jambes!"

Cela fit l'effet d'un électro choc au serviteur. Kikue n'avait pas l'habitude de donner des ordres de cette manière, aussi fut-elle presque aussi surprise que le garçon d'écurie. Rapidement, elle sella et mit le pied à l'étrier avant même qu'on lui eut mit la bride.

"Son nom?
-Ak.. Akane.
-Au cheval! Triple attardé!
-Oh! Hirano kazai no Kaze... Toutes mes excuses vot..."


Kikue n'attendit pas la fin et lança sa monture au galop. Faisant fit des gardes et des règles de sécurité, elle sortit de l'écurie telle une furie enragéee. Si son oncle... non. Quand son oncle apprendrait ce désordre, elle se ferait remonter les bretelles... mais la tentation était trop forte, et Hada Haku n'était pas la monture du chef de clan pour rien.

Sa tenue n'était pas idéale. Un kimono aux jambes longues et larges, des manches trop longues... Le frottement des étrivières sur les quartiers de la selle lui pinçait les mollets, la faisant tressailler.
A peine un kilomètre après la sortie de la ville, elle ralentit sa monture. Le regard rivé au sol, elle cherchait les traces d'un passage récent d'un seul cheval.


"Oui... lâcha-t-elle dans un souffle. Trotte!"

S'asseyant et se redressant dans sa selle au rythme des foulées Kikue regardait le plus loin possible devant elle.
Des arbres vinrent rapidement border le chemin, qui se transforma en un sentier serpentant dans un bois. Kikue passa Hirano au pas, et lorsqu'elle écouta les pas de Hada plus loin devant, la jeune femme arrêta sa monture et mit un pied à terre. Tenant sa jument par la bride, elle lui tapotant l'encolure blanche d'écume, s'excusant mentalement de l'exercice imposé.
Continuant à pied, elle finit par trouver Hada-Haku, reniflant le sol, attaché à un arbre par la bride. Dès qu'il sentit la jeune femme et la jument, il releva la tête. Kikue laissa sa jument à quelques mètres de l'étalon, dont elle caressa le velours des naseaux avant de continuer sur le chemin.

Celui ci la mena au devant d'un temple que le temps et la nature semblaient avoir pris d'assaut. La porte d'entrée en bois massif semblait avoir bien résisté comme l'ensemble de la structure.
Aussi discrètement que possible, Kikue s'avança, jusqu'à plaquer son oreille contre la porte. Deux voix lui parvinrent, sans pouvoir se faire une idée de la conversation: celle de son oncle et une autre... Une voix de femme. L'espionne d'opérette ne pu retenir un sourire... Non ce n'était pas possible... Son oncle n'aurait pas osé un rendez vous galant en ces lieux. Il était un peu rustre mais tout de même.

Poussée par une curiosité qu'elle allait certainement regretter, la jeune femme tira sur l'une des portes de toutes ses forces... Avant de soudainement se faire tirer à l'intérieur, maîtrisée par une femme un peu plus âgée qu'elle mais vêtue tout aussi luxueusement.  

"Oops, je crois que j'ai pas fait comme il fallait pensa-t-elle."

Elle sentait les pointes d'une arme appuyées contre la peau de son cou. La moindre pression supplémentaire, et sa vie ne vaudrait plus grand chose. Sous le coup de la surprise, la jeune noble ne réagit pas tout de suite. Les yeux d'abord rivés sur son aggresseur, Kikue suivit son regard lorsqu'elle se détourna d'elle pour s'enquérir de l'avis du chef Mogami.

"Uh uh... pouffa Kikue, on ne peut plus nerveusement. Mon Oncle... Madame, salua-t-elle nerveusement."

Elle exécuta une légère révérence une fois relâchée. Jamais, ou très rarement, elle ne s'était retrouvée dans une situation aussi tendue. Son oncle n'allait sûrement pas apprécié qu'elle soit sortie seule, et encore moins qu'elle l'ait suivi. La trublionne avait envie de se cacher au fin fond des entrailles de la terre.
Maldroitement, elle commença une longue tirade d'excuses, la tête inclinée vers le sol :

"Veuillez m'excuser Mon Oncle, mon intention n'était en aucun cas de troubler votre entrevue... votre entretien. Je m'inquiétais seulement de vous savoir parti seul et sans prévenir alors..."
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Lun 25 Nov - 14:35


Contemplant la beauté froide de Dame Sakuma dans un silence révérencieux, Jinpachi écouta attentivement les paroles que la jeune femme lui offrit en réponse à son interrogation légitime. Les mots qu’elle utilisa étaient aussi distanciés et protocolaires que son visage était harmonieux et agréable à contempler. Ainsi cette union du fond et de la forme comportementale collaient assez bien à vrai dire à la réputation que traînait la jeune femme. Une Chef de clan pragmatique et réfléchie, impassible et déterminée … cette considération fit hausser le sourcil droit du chef des Mogami.  Il éprouva un sentiment qui oscillait entre amusement et estime.

*Les femmes du clan Sakuma sont elles toutes aussi froides ? … si tel est le cas, les avoir en couche doit revenir à s’allonger au près d’une épée.*

L’évocation de la prophétie tira cette fois-ci un léger sourire, presque imperceptible sur le visage figé du seigneur du volcan. Il reconnut intérieurement que pour une fois les allégations quelques peu farfelues ou absconses de la caste religieuse abondaient dans le sens de ses intérêts.
S’attendre à un conflit majeur était pour lui une évidence, une nécessité … une ligne incontournable du destin. Quand bien même les sermonneurs ne l’auraient pas senti venir, Lui Jinpachi se serait fait l'instrument des dieux pour que la guerre éclate une fois encore. Le combat étant sa raison de vivre, il ne se voyait certainement pas vieillir comme un roi fainéant, impotent et incapable de mener ses troupes à la victoire. Les Mogami raseraient les villes de leurs ennemis pour les asservir. Tel était le destin des siens. Et si les dieux en doutaient, Jinpachi leur en apporterait la preuve au bout d’une pique.  

*Ainsi les Sakuma sentent le vent du futur leur apporter la douce pestilence d’un inévitable destin … Mais la Mort se redouterait elle-même ?  *

Cette pensée bien qu’étrange confortait Jinpachi dans l’idée qu’il se faisait des autres clans … tous des lâches qui craignent de mourir … Le clan de la Mort lui-même craignant de devoir amender la terre avec le sang et les âmes de ses propres membres. Ceci étant Jinpachi ne laissa pas s’échapper de son esprit que plus encore qu’une défaite ou une mort glorieuse acquise fièrement sur le champ de bataille, il serait plus profitable encore d’en ressortir vainqueur pour jouir de la puissante suprématie qu’octroierait la destruction pure et simple de ses ennemis.

A l’évocation d’une alliance, même secrète, entre le clan de la Mort et celui du Feu. Le seigneur de ce dernier releva le menton qu’il avait hirsute d’épais poils noirs. Là, les propos de Dame Sakuma commençaient à l’intéresser particulièrement. Car même s’il lui était impossible de reconnaître, même intérieurement, que l’armée des Mogamis puisse être défaite. Il ne pouvait éluder le fait indéniable que les forces impressionnantes du clan Sakuma pouvaient peser très lourd dans la balance et faire favorablement basculer l’issue du conflit pour ceux qui s’allieraient avec le clan de la Mort.
Jinpachi ne put alors dissimuler l’expression interloquée que lui imposait cette proposition. Mais alors qu’il entrouvrit la bouche pour répondre à son interlocutrice, un bruit venant de l'extérieure du temple l’interrompit. Dame Sakuma et lui-même réagirent de concert en faisant volte-face dans la même direction. Il ne fallut pas plus d’un quart de seconde au seigneur du volcan pour supposer que Yuki Sakuma s’étaient joué de lui en demandant à sa garde personnelle de venir l’acculer quand il se penserait loin de toutes embuscades. Alors que la jeune femme filait à pas feutrés mettre la main sur la personne qui venait de les interrompre. Lui, la main posée sur la tsuba de son arme, se tenait près à combattre et défendre chèrement sa vie … à vrai dire on aurait même put supposer qu’au final il n’attendait que ça.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il reconnut, suspendu au dessus du fil des lames tranchantes de l’éventail de Dame Sakuma, le visage de Kikue, sa nièce. Désemparé l’espace d’une seconde, l’expression de son visage se mua la seconde suivante en une grimace de colère qui traduisait parfaitement que l’apparition inopinée de la fille de son défunt frère entre ces murs délabrés, n’était certainement pas un fait de sa volonté. La sombre lueur de contrariété qui brillait au fond de son regard à cet instant précis, n’eut aucun mal à persuader Dame Sakuma qu’il n’avait en rien commandité l’intrusion de sa nièce dans cette entrevue qui devait rester parfaitement secrète. Kikue put certainement quand à elle y lire qu’elle venait de commettre une faute grave que son oncle ne se priverait pas de lui faire payer.

L’instant d’après la menace tranchante s’éloigna du tendre cou blanc de sa nièce. Ce relâchement apporta un léger réconfort au seigneur du Feu qui bien que profondément contrarié par l’attitude de Kikue, ne désirait certainement pas la voir périr sous ses yeux ici même. Quand votre seule famille est encore une enfant malgré les apparences, vous redoutez qu’il lui arrive la moindre estafilade. Jinpachi relâcha la pression de sa main sur son arme et se redressa. Même si sa posture ne suggérait plus d’agressivité, la tension musculaire de ses mâchoires qui faisait grincer ses dents  et son regard  conservait une incandescence rageuse tandis que sa jeune nièce exposait les raisons de sa présence ici.

"Veuillez m'excuser Mon Oncle, mon intention n'était en aucun cas de troubler votre entrevue... votre entretien. Je m'inquiétais seulement de vous savoir parti seul et sans prévenir alors..."

Bien qu’il fût curieux de savoir pourquoi sa nièce était là, Jinpachi en proie à la colère qui bouillonnait dans ses veines lui coupa la parole d’un simple geste de la main qu’il accompagna d’un grognement le faisant paraître plus animal qu’humain. C’était là tout un paradoxe … tais toi quand tu t’expliques ! Mais après tout la confusion était telle dans la tête du chef des Mogami que lui-même ne parvenait pas vraiment à savoir ce qu’il désirait. Et bien qu’il eut préféré faire la leçon à sa nièce en privé pour s’épargner la honte de devoir le faire devant Dame Sakuma, il ne put s’empêcher de lâcher cette cinglante remarque d’une voix courroucée:

« Les fleurs ne suivent pas le jardinier, elles restent là où il les a planté ! »

Tout dans cette phrase exprimait ce qu’était pour le seigneur du clan Mogami  le rôle de sa nièce. La savoir traînant dans les rangs des hommes d’arme lui apportait déjà assez de contrariété. Alors la découvrir se mêlant des affaires politiques du clan n’était certainement pas pour lui plaire. Ne relevant pas le regard en direction de Dame Sakuma, Jinpachi se rendit néanmoins compte que la remarque pouvait concerner la suzeraine du clan de la Mort. Même si elle était légitimement en droit de se mêler des intrigues concernant le clan Sakuma, elle n’en restait pas moins une femme.

Qu’importe, Jinpachi n’était pas un flatteur de jupon et si la possible alliance avec le clan Sakuma se voyait compromise par la présence de sa nièce, celle-ci apprendrait à ses dépends qu’une jeune femme de haut rang se devait de respecter le rôle qui lui incombait et ne surtout pas prendre d’initiative aussi inconsidérée.

La situation était on ne peut plus gênante. Le seigneur du Volcan de retrouvait simultanément sur un front politique délicat et sur un front familiale contrariant. La première réaction qu’il voulut adopter fut de congédier la fugueuse pour la renvoyer à ses études de calligraphie séance tenante. Mais l’idée de la savoir sans protection ni escorte sur les chemins lui fut insupportable. Il allait devoir la garder près de lui pour la ramener ensuite lui-même jusqu’au château de Kazan.

Le seigneur Mogami lança alors un regard affligé à sa première interlocutrice comme pour lui faire comprendre qu’il regrettait amèrement que l’entrevue prenne cette tournure rocambolesque. Il lui fut malgré tout impossible de présenter la moindre excuse au nom de sa nièce. Une trop grande fierté lui en interdisait la faiblesse.

D’un nouveau geste sec et lourd de vindicte, il imposa à sa nièce de venir le rejoindre pour s'agenouiller respectueusement, la couvrant toujours de ce regard réprobateur et courroucé. Puis soupirant avec agacement, il réprima l’envie d’envoyer le plat de sa main rougir la joue tendre et pale de sa nièce. Il est fort à parier que si Dame Sakuma n’avait pas été témoin de cette scène, la jeune Kikue aurait essuyé une correction qui lui fasse passer l’envie de s’aventurer sans autorisation et sans escorte hors des portes de Kazan.

Abandonnant du regard sa nièce à la honte et la culpabilité qu’il espérait profondément siennes, Jinpachi revint à l’affaire qui l’avait amené ici. Il fit nerveusement craquer les articulations de sa nuque et s’éclaircit la voix pour reprendre calmement l’entretient avec Dame Sakuma même si la confusion en son fort intérieur restait vive.

« Je ne tiens pas non plus à voir mes terres tomber sous le joug de mes rivaux. La demeure Mogami ne s’est pas émancipée du clan Uesugi pour finir par courber l’échine face aux autres. Il est donc évident qu’allier nos forces nous protégerait d’une attaque sournoise de la part de ces chiens du nord. Mais quelles garanties apportez vous que la maison Sakuma ne changera pas d’avis une fois que résonneront les premiers tumultes de la guerre ? »

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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Mer 11 Déc - 22:27

La Dame Sakuma fut à la fois surprise et amusée du comportement de la jeune Kikue. L’adolescente au tempérament de feu et à la grande témérité, semblait être à la recherche d’une indépendance pourtant encore illusoire, si l’on en jugeait par l’attitude de Jinpachi. Un ton ferme et sec mit fin à toute discussion entre l’oncle et la nièce avant qu’un climat glacial ne s’installe entre eux. L’image métaphorique qu’utilisa le Seigneur du Feu était révélatrice des pensées de ce dernier à l’égard la gente féminine. Pas même choquée ou interloquée par la conception archaïque de ce chef de clan, elle n’en demeura pas moins fixée sur ses limites. Et, s’il pensait qu’une femme n’avait pas sa place à un échelon aussi élevé de la hiérarchie du pays, deux d’entre elles lui avaient prouvé le contraire en se rendant responsables de clans forts et prospères. Non, Jinpachi Mogami n’était pas un idiot, loin de là. Alors pourquoi s’encombrait-il de propos sujets à controverse ? L’unique Dame du Sud préféra garde le silence, du moins temporairement, quant à cette formulation de phrase disgracieuse et insultante. Par ailleurs, l’expérience et le labeur lui avaient appris à se taire afin de laisser parler les actes. Ce fut une leçon qu’elle n’oublia jamais, même dans les moments les plus sombres…

Quand le regard du Seigneur Mogami croisa le sien, Yuki sut qu’ils poursuivraient leur entrevue, et ce, malgré la présence de Kikue. Elle écouta attentivement son interlocuteur, qui n’avait jusqu’alors pas eu l’occasion de se prononcer sur la proposition formulée un peu plus tôt. Quand il fit part de sa méfiance concernant la fiabilité de ses paroles, la jeune femme se crispa.


- Les garanties que je vous apporte se trouvent à vos côtés… Elle pointa du doigt sa jeune héritière tout en laissant transparaître son mécontentement. Un coup bien porté aurait pu mettre fin à la vie de cette dernière, mais heureusement pour elle, la Dame Sakuma en avait décidé autrement. Vous devriez d’ailleurs apprendre à votre nièce à ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas...

Elle lança un regard désinvolte à la délicate Kikue tout en fronçant les sourcils. Mais pour qui se prenait-il ? Sa nièce venait d’interférer dans une affaire hautement confidentielle, et Jinpachi Mogami se permettait de s’en prendre à sa sincérité ? Son regard bleuté fut glacial.

- Vous me faites perdre mon temps en jouant au plus fin avec moi, et je n’apprécie pas d’être retardée dans mes activités. L’agacement de la jeune femme se fit sentir. Mon clan n’a jamais eu à assister le Feu en cas d’attaque ou de menace extérieure, et je n’ai nullement besoin de briser un pacte pour réaffirmer cette prérogative. D’ailleurs, si vous aviez pris le temps de réfléchir, vous vous seriez rendu compte qu’il n’est pas dans mon intérêt de vous laisser courber l’échine devant un quelconque ennemie... Si un tyran tente de s’approprier les terres du Sud, la Maison Sakuma se doit de les repousser pour sa propre survie, qu’elle soit en collaboration avec le clan du Feu ou pas. Elle soupira avant de reprendre. Les limites de nos territoires respectifs sont ce qui nous lie, et fait de chacun de nous une carte à jouer dans le jeu de la guerre... Mais si vous avez peur de prendre un tel risque vous pouvez toujours reprendre l’illustre nom de Shiba et rejoindre les rangs du clan Uesugi…

Yuki était sur la corde raide… Pendant l’intégralité de son discours, elle avait gardé à l’esprit les objectifs de cette alliance douteuse sans jamais faillir. Mais l’étau se resserrait, et bientôt, elle serait obligée de sceller un accord avec un partenaire aussi dangereux qu’imprévisible. Comment pouvait-elle faire confiance à un Seigneur ayant choisi de vouer sa vie à la guerre ? Cet homme aux allures rustres et à la mine austère ne valait pas mieux que n’importe quel autre. Pris dans la quête incessante de la satisfaction de ses bas instincts, il semblait se complaire dans son illusion de puissance. Qu’avait-il à prouver en faisant la guerre ? Et pourquoi n’était-il pas capable de se contenter de ce qu’il possédait déjà ?

Yuki avait conscience qu’elle prenait de gros risques en s’associant à un Seigneur tel que lui. Mais l’avenir de son clan tenait en sa capacité à se rendre maîtresse de n’importe quelle situation, alors elle fit le pari audacieux qu’elle serait capable de maîtriser le Feu, le temps que la guerre fasse son apparition.


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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Jeu 12 Déc - 23:21

En voyant le regard, on ne peut plus courroucé, de son oncle, l'intruse fut prise d'un frisson d'effroi. Certes son oncle ne la battrait pas, ça jamais, mais elle voyait déjà venir la sanction plus qu'exemplaire. D'un geste de la part de son aîné, Kikue se tut immédiatement, consciente qu'il ne fallait aucunement aggraver son cas.

Cependant elle ne put s'empêcher de tiquer à la remarque botanique. En d'autres circonstances, et autre public surtout, elle aurait répondu, mais en l'occurence, ne pas creuser au fond du trou était la meilleure tactique à adopter. Elle n'en pensait pas moins. C'était à son tour de serrer les dents, pincer les lèvres et d'avoir malgré elle le regard noir. Regard qui n'était d'ailleurs pas volontaire, mais fruit d'une réaction impulsive, incontrôlée, comme un feu de forêt en plein été.

* Le jardinier est mort il y a bien des années. La fleur qu'il a planté est devenue une plante grimpante... *

Elle avait grandit, pris de la maturité, aussi bien physiquement qu mentalement. Si l'une était plus visible que l'autre, c'est parce qu'elle se comportait comme elle se sentait considérée, pas seulement par son oncle, mais par le clan tout entier : la nièce de Jinpachi Mogami, le bébé dont la mère était morte en la mettant au monde, l'enfant proche de son père qu'elle avait aussi perdu trop jeune, sur le champs de bataille. Ô pauvre petite !

Mais voilà, elle n'était plus ce bébé ou cet enfant. Quoiqu'il paraisse, Kikue Broder, peindre, lire, c'était bon pour les femmes au foyer,
Les refus obstinés de son oncle de l'intégrer à la vie militaire de son camps était sa plus grande frustration. Faire partie du corps armé, participer aux échanges, plus ou moins diplomatiques, c'était pour Kikue sa façon, bien à elle, de faire honneur à son père, de défendre les intérêts de son clan qui était une sorte de famille de substitution, de servir son oncle pour le remercier d'avoir pris la suite de son père dans son éducation et son entretien.
Mais aussi un moyen pour elle d'anticiper le jour où son clan viendrait à avoir besoin d'un nouveau souverain. Même si traditionnellement, le chef Mogami était un homme, Kikue était, pour le moment, la plus proche descendante de Jinpachi, et donc sa plus proche héritière.
Un « accident » sur le champs de bataille était si vite arrivé, preuve en était avec son père, la jeune noble détestait être prise au dépourvu, et devoir apprendre sur le tas. Elle voulait être préparée à toute éventualité. Et l'idée de laisser son clan entre les mains d'un régent lui était insupportable. Ce clan appartenait à sa famille, et il le resterait. Le sang qui coulait dans ses veines était la roche en fusion qui bouillonnait au cœur du volcan de Kazan. Elle seule pouvait légitimement lui succéder. Elle. Seule.

Voilà pourquoi la jeune femme voulait qu'on cesse de la prendre pour la délicate et fragile petite fleur de cerisier.

Obéissante, Kikue vint tout de même s'agenouiller au sol légèrement en retrait derrière son oncle. La situation ne sembla pas pour autant se calmer. Au contraire même, les échanges entre les deux hautes figures étaient assez électriques.
Lorsque la Dame de la Mort se mit à critiquer l'éventuel manque d'éducation, Kikue eut du mal à supporter son regard aussi froid que les hivers du nord, mais encore plus de difficultés pour se retenir de lui envoyer une réponse cinglante. C'était courru, l'impulsivité de Kikue pouvait lui jouer bien des tours, et la contrôler était une capacité qu'elle s'efforçait d'obtenir, à grandes peines il faut le dire. Difficulté supplémentaire, la critique était adressée à son oncle.
Tant pis pour la punition et les remarques ou même les ententes. On ne parlait pas de cette façon à Jinpachi Mogami.

« Ne vous attaquez pas à mon oncle de la sorte. L'éducation qu'il m'a donnée n'a rien à voir avec mon comportement actuel.Critiquez mes agissements tant qu'il vous sierra, mais ne lui reprochez pas un comportement qui n'est pas le sien.  »

La voix de Kikue était posée, calme, avec un imperceptible vibrato de colère. Son ton était dur et cassant. Debout face à l'interlocutrice de son oncle, la jeune noble serrait les dents, le regard fulminant d'une rage qu'elle aurait tant aimé libérer. Elle sentait chacune de ses veines et arthères se gonfler de sang au rythme de ses pulsations cardiaques accélérées. Jamais la petite noble ne s'était sentie aussi bouillonnante d'une colère qui frôlait presque l'hystérie. Jinpachi devait avoir envie de lui donner le fouet, de la mettre aux fers et de la priver de repas pendant une semaine à un mois, ajouté au fait qu'elle allait surement devoir rentrer à pied, trainée derrière Hada-Haku et Hirano. Il allait se mettre dans une colère dont on se souviendrait des lunes durant.

Kikue n'avait que faire de la réaction de la Dame, et les multiples punitions qu'elle allait recevoir pour cet affront lui semblaient bien lointaines. Peu lui importait les conséquences en cet instant. On ne s'attaquait pas impunément à ses proches. C'était la règle à laquelle il n'y avait pas d'exception.

Jin & Yuki:
 
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Dim 22 Déc - 11:41

Les reproches de Dame Sakuma eurent le dons de faire monter la pression et une forme de colère sourde au fond de l'esprit du Seigneur Mogami. De quel droit se permettait elle d’émettre un jugement sur la façon dont il avait éduqué sa nièce. Avait-elle, elle même la moindre idée de ce qu'impliquait l'éducation d'une jeune fille quand on a déjà la charge et la responsabilité de guider un clan fait de guerriers redoutables. Il aurait tout aussi bien put confier l'entièreté de cette corvée a une nurse et se désintéresser totalement du devenir de la fillette. Mais non, Jinpachi avait un sens bien trop aiguiser des responsabilités et de l'esprit de clan pour faire preuve à ce point de lâcheté. Kikue était de son sang et il aurait été déshonorant de la laisser aux mains de personnes qui n'auraient assurément pas put se sentir aussi proche d'elle qu'il l'était lui-même.
Certes la jeune femme était une trublionne et un fieffée fouineuse. Mais cela révélait le lien privilégié et affectif qu'elle entretenait avec son oncle. Si elle n'avait eut aucun sentiment de respect et d'amour pour son seigneur et oncle, elle se serait certainement contenté de rester au château de Kazan pour vaquer a ses occupations. Et quand bien même, les loups n'accouchent pas d'agneaux. Jinpachi retrouvait, bien que cela le contraria sur le moment, le comportement d'une vrai Mogami. Elle était prête a toutes les folies pour s'assurer que ceux de son clan, et en particulier son seigneur, n'était pas en danger. Chez le Mogami, l'esprit de groupe et d'appartenance a celui-ci n'étaient pas de vains mots.

Quand sa nièce se permit de prendre la parole pour le défendre alors que lui-même n'en avait pas exprimé le besoin, Jinpachi réprima un juron pour ne pas discrédité la jeune femme qui s'avançait sur un chemin dangereux quoique valorisant et prouvant sa loyauté. Jinpachi tonna néanmoins.

"Il suffit Kikue! tu n'as pas à t'adresser de la sorte à un seigneur de clan"

Puis il regarda Dame Sakuma et reprit:

"Voyez-vous quand je parlais de fiabilité et confiance j'évoquais la certitude de pouvoir compter sur vous et les vôtres tout comme je peux compter sur ma nièce pour défendre l'honneur de son clan. Elle n'a certes rien a faire ici" et il appuya la fin de cette phrase pour que sa nièce l'entende comme la promesse de représailles punitives "Mais j'ai la preuve par cet acte qu'elle prend très au sérieux et sans retenues perfides son rôle au sein du lien qui nous unit. C'est précisément cela que j'attend d'une alliance; Que l'on puisse compter sur l'autre au delà des risques que les deux parties encourent. Kikué sera punie pour avoir suivi son seigneur alors qu'elle n'y était pas conviée. Mais la sentence sera plus magnanime car elle aura prouvé que me protéger est plus important que les risques qu'elle prend."

Jinpachi posa la main sur la tête de sa nièce et continua en ne lachant pas du regard Dame Sakuma:

"Mais vous qui osez donner des conseils d'éducation sans avoir d'enfants, êtes vous capable de l'abnégation et du courage dont elle a fait preuve pour honorer l'alliance que vous évoquez? ... Seriez vous capable de sacrifier vos propres intérêts pour voir notre union clanique permettre la protection des deux parties. Les Mogami peuvent mourir avec fierté s'il s'agit de remplir leur responsabilités. Nous ne reculons devant aucun sacrifice pour prouver notre valeur!!"

Faisant quelques pas en direction de Yuki Sakuma, il vint se planter devant elle. le menton haut et l'air fière.

"Si j'accepte de vous prêter mains fortes en plus de n'avoir aucune vue belliqueuse à votre égard, il me faudra bien plus que des promesses et de vaines paroles moralistes pour que j'ai confiance en notre pacte. Vous allez devoir vous investir personnellement, ainsi serais je sûr que vous serez pleinement concernée par l'importance d'une telle alliance.  Prouvez moi votre fiabilité et confiez moi un gage émanant directement de vous. Vous en sentiriez vous capable Dame Sakuma?"

Jinpachi resta sur place, attendant que son interlocutrice daigne lui répondre avec la franchise et la sincérité qu'il espérait. Les yeux sont le miroir de l’âme et ceux de Jinpachi resplendissait d'une absolue vérité. Le seigneur des Mogami n'était pas de ces filous du nord qui biaisent leurs émotions pour berner leurs interlocuteurs. Quand il affirmait être prêt à mourir ce n'était pas pour attendrir ceux a qui il s'adressait. Il attendait donc que Dame Sakuma soit capable du même courage. Sans quoi, l'entretient était caduque et l'éventualité d'une alliance non-avenue.

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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Sam 18 Jan - 15:45


Lorsque l’imposante carrure du Seigneur du Feu s’imposa à elle, la jeune femme comprit que ses reproches l’avaient touché. Et cela signifiait que sa nièce était beaucoup plus importante pour lui que ce qu’elle aurait cru. En l’observant il lui apparut qu’ils n’étaient peut-être pas si différent. Du moins sur ce point. Tous deux auraient déjà délaissé leur humanité s’il n’avait pas une personne pour la leur rappeler.

Malheureusement pour Jinpachi, la bravoure et la détermination de son héritière donnait à Yuki l’avantage de la situation. Plutôt que d’accepter son offre, il avait choisi d’imposer ses conditions et d’être insultant à son égard sans penser aux conséquences. Et la Dame n’appréciait pas que l’on se permette de lui parler sur ce ton et plus encore, qu’on la sous-estime.


- Seriez-vous en colère parce que j’ai affirmé que votre nièce devait apprendre à se tenir ? La vérité est blessante je vous le concède, mais épargnez moi vos remarques insultantes. Vous avez peut être pris l’habitude de vous en prendre au messager mais faites attention car cette fois-ci vous pourriez être surpris.

Il était évident que Kikue aurait dû rester loin de son oncle mais il ne semblait pas comprendre quel était l’enjeu de sa présence, et Yuki décida de le lui rappeler.

Elle contourna alors le chef du clan Mogami afin de se poster devant sa protégée. Un mètre les séparait encore quand elle stoppa sa marche afin de ne pas attirer l’attention de son interlocuteur.
Elle était désormais entre Kikue, qui lui faisait face, et Jinpachi, à qui elle tournait le dos. Cette double proximité lui permettait d’entendre chacune de leurs deux respirations, et ainsi d’anticiper chacun de leur mouvement. Elle remercia intérieurement son rival d’avoir fait le choix de ce Temple.


- En venant ici pour vous protéger, votre nièce vous a mis en danger. Et jamais, même par loyauté et dévouement, elle n’aurait dû désobéir à vos ordre.  Elle fixa Kikue qui était désormais la seule destinataire de ce qu’elle s’apprêtait à dire. Félicitations, grâce à toi, ton oncle est maintenant en mauvaise posture. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Mon père disait toujours que les liens qui nous unissent aux membres de notre famille constituent notre faiblesse, qu’en penses-tu ?

Un regard solennel accompagna ses derniers mots.

Elle fit alors le vide dans son esprit et ne se concentra que sur une seule chose : l’intrépide héritière du clan du Feu. La faiblesse de Jinpachi Mogami.


Elle était prête…
Un craquement presque imperceptible se fit entendre. Le moment était venu. En quelques secondes, une réplique parfaite de Yuki, issue de son propre corps, apparut à côté d’elle. Cette dernière enroula immédiatement son bras droit autour du cou de la jeune intruse, tout en dégainant son tessen de sa main disponible. La vraie Dame Sakuma s’était, quant à elle, retournée. Jinpachi pouvait enfin voir à qui il avait affaire. Akuma No Musume. Derrière elle se tenait une réplique parfaite d’elle-même, un double investi de sa personnalité et de ses aptitudes au combat.  

Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne s’adresse à nouveau au Seigneur du Feu.


- J’ai rarement été d’accord avec mon père, mais sur ce point, je dois avouer qu’il ne s’était pas trompé.

Aussi distante et froide que d’habitude, elle dissimula habilement ses ressentiments.

Même si le Seigneur Mogami n’était pas un homme avec lequel elle avait envie de collaborer, il pouvait l’aider en cas d’attaque. Car si la jeune femme possédait la plus grande armée du pays, elle n’en demeurait pas moins prudente. Si chaque clan décidait de s’allier contre elle, comme ce fut le cas jadis, elle savait qu’ils ne feraient pas le poids. Durant ses années d’entrainement, elle avait appris par cœur l’histoire de son peuple ainsi que ses origines et de cet enseignement, elle en avait tiré de précieuses leçons. Elle ne tenait pas à faire les mêmes erreurs que  ses ancêtres, et pour cela elle avait pris la décision de ne pas laisser le clan du Feu nuire aux siens une nouvelle fois.

La tension était presque insoutenable quand elle reprit la parole.


- Puisque vous semblez douter de mes compétences à élever un enfant, je vais vous faire une autre proposition. D’un signe de la main, Yuki fit comprendre à son double qu’elle devait relâcher la jeune noble. Si vous acceptez qu’une alliance nous unisse, je m’engage à accueillir votre nièce dans mon clan afin de lui dispenser l’enseignement légué par mon père. Elle tourna légèrement la tête vers Kikue. Vous ne semblez pas savoir comment vous y prendre avec elle et sa présence ici en est la preuve. Ses traits se durcirent. Vous avez trop peur qu’il lui arrive malheur et c’est la raison pour laquelle vous la mettez sans cesse à l’écart de la réalité de notre monde. Et c’est aussi pourquoi vous serez incapable de l’élever correctement si elle reste à vos côtés.  Si vous me la confiez, je lui enseignerais tout ce que vous avez été incapable de lui transmettre.

Un silence grave s’installa entre les deux protagonistes. Yuki avait cette fois remis en question les facultés de son homologue, et il était presque certain que cela ne lui plairait pas. Mais elle ne se démonta pas. Elle s’était faites porte-parole de la vérité, et s’il était incapable de reconnaitre ses erreurs, il ne serait pas une grande perte. La Dame du Sud avait une nouvelle fois fait un pari osé mais cette fois ci basé sur ses intérêts. Si Jinpachi se concentrait sur l’éducation de la délicate Kikue, il ne serait pas capable de guider les siens sans être distrait, et s’il acceptait leur alliance, la sécurité de son clan serait elle aussi corrompue. La jeune noble devait rejoindre ses rangs, du moins le temps de cet accord illicite.

Son double s’avança pour parler à son tour.


- Votre nièce sera le moyen pour nous d’échanger nos informations sans que les autres Seigneurs ne soient au courant. En contre parti, je vous enverrai… Elle concerta l’autre Yuki du regard pour être sure de ce qu’elle allait avancer. Magoichi. L’un des capitaines les plus brillants du clan Sakuma. Si nous convenons de cette proposition, je compte sur vous pour lui faire une place dans votre armée correspondant à son titre. Les deux Yuki se rapprochèrent simultanément du Seigneur du Feu, avant que l’originale n’ajoute. J’espère que ce don de moi-même est un gage suffisant à vos yeux.

A ces mots, la réplique de la Dame croisa ses bras sur sa poitrine. L’heure était venue pour elle de s’en retourner à son état d’origine. En quelques secondes, son corps se transforma en un épais tapis de cendre. A nouveau seule avec son homologue, la chef du clan de la Mort attendait sa réponse.

_______________________________



« Dans le royaume érigé au nom de la vie, seule la mort gouverne »
Yuki Sakuma
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Mar 4 Mar - 18:47

Bien entendu, Jinpachi reprit rapidement sa nièce. Serrant les dents, la nièce retomba dans son fragile mutisme.
*Et quoi ? J’aurais du la laisser nous… t’agresser de la sorte !? Tu parles d’une vipère ! Ce n’est pas une chef de clan, c’est une chercheuse d’embrouille ! Chef de clan bonjour ! Et moi je ferai une parfaite tisseuse !*

Si seulement elle pouvait exprimer le fond de sa pensée à l’autre Dame de ses deux ovaires… Quoique, pas sûr qu’à cette époque ils en sachent autant sur l’anatomie féminine. Se mordant violemment mais discrètement la langue, Kikue observa et écouta attentivement la suite des évènements.

« Elle n’a certes rien a faire ici »

Le ton était trop appuyé pour que la phrase ne soit destinée qu’à la Dame, et la nièce n’était pas complètement crétine. Juste tête brûlée. Elle retint un soupir de lassitude. C’est bon, elle avait compris. Mais en même temps quelle idée avait eut son oncle en délaissant le château sans rien dire, et sans escorte. C’était complètement inconsidéré. Au moins, elle savait de qui tenir coté caractère.
La suite lui fit cependant hausser un sourcil. Une alliance… avec cette… femme ? Enfin son clan. Kikue était intervenue en plein dans une rencontre stratégique. Elle déglutit lentement alors que ses méninges fusaient telle une avalanche de flèches sur un champ de bataille. Voilà donc pourquoi son oncle était parti avec tant de mystères.
La remarque sur l’absence de descendance de la Dame la fit jubiler intérieurement, mais elle était suffisamment bien élevée pour ne pas le montrer.
*Dans ta face la mégère !*

Cependant la Noble Mort n’était pas en manque de ristournes. *Elle s’arrête jamais ou quoi ?!* La Dame se déplaça, s’approchant de notre impétueuse de service.
« Je ne suis pas un soldat. Je ne reçois pas d’ordre. »

Son ton était aussi froid que le cœur d’un volcan était brûlant, cassant comme le cristal. Pour qui la prenait-elle ? Une demeurée ? Une enfant de six ans sans conscience des conséquences de ses actes ?
«  Et si mon oncle ne faisait pas tant de mystères, je ne serais pas ici. Mais peut-être était-ce votre idée. Le faire venir seul et l’attaquer. Je ne nierais pas que s’en prendre à lui vous vaudra pires conséquences que si vous vous en prenez à moi… quoique, ajouta-t-elle dans un murmure. Lorsque l’on connait nos faiblesses, on sait à quoi s’attendre de la part de gens tels que vous. »

Les gens tels que vous ? Les agresseurs, ceux qui de toute apparences et évidence ne cherchaient que les ennuis, les vrais ennuis.
Voyant que La Dame de la Mort ne réagissait pas, Kikue pensa immédiatement à une ruse. Elle n’était pas sans savoir que chaque clan possédait ses propres pouvoirs, mais la capacité de chacun lui échappait, hormis celui de son clan.

Soudainement elle sentit un bras autour d’elle, une présence dans son dos, et du coin de l’œil elle aperçut l’arme de son agresseur. Il semblait vêtu de la même manière que la dirigeante du clan Sakuma, pourtant la Dame était toujours devant elle.
*Alors quoi ? Elle se duplique ? Ce truc de dingue…*

Quelques minutes après, Dame Sakuma reprit la parole. Kikue l’écouta d’une oreille tout en gardant un œil inutile sur le bras qui l’enserrait. Passé la première phrase, la réplique relâcha la nièce qui ne pu s’empêcher de répondre, un moyen pour elle de relâcher la tension qu’elle avait éprouvé :

« Non vous croyez ? Je ne vois vraiment pas pourquoi… »

Tout n’était qu’ironie. Mais la suite lui fit perdre sa légèreté de ton. Son ton se fit presque haineux, empli de reproches. Ce n’était plus une voix d’enfant ou d’adolescente. Ce n’était pas non plus la voix d’une  adulte, mais d’une jeune femme sûre d’elle. Pour qui se prenait cette femme. Sans avoir élevé d’enfant, comment pouvait-elle prétendre savoir s’y prendre. Kikue s’interposa lentement entre la Dame et son oncle, tournant le dos à ce dernier. Elle n’aurait pas besoin de le voir pour connaitre sa réaction.

« Cessez de parler d’une chose que vous ne pouvez comprendre. Avec tout le respect que je vous dois, Dame de la Mort, comment pouvez-vous prétendre savoir vous y prendre alors même que vous n’avez jamais eu à le faire ? Oui je me mêle de ce qui ne me regarde pas, il m’arrive de désobéir, malgré les remontrances. Chassez le naturel, il revient au galop. Mais il me semble que nos problèmes de famille ne regardent que nous. Si ma présence vous indisposait tellement, pourquoi ne pas m’avoir immédiatement renvoyée ? »

La question était aussi bien adressée à la Dame qu’au Seigneur. La jeune femme allait peut-être ruiner les espoirs d’alliance, ou même de brève entente. Mais elle en avait assez de cette provocation permanente. Jinpachi allait surement voir rouge. Ecarlate. S’il ne la tuait pas, ce ne serait pas loin, façon de parler.

La suite se révéla  néanmoins un tantinet plus intéressante. Comprenant immédiatement que ce n’était plus de son domaine, bien qu’elle soit concernée, l’impétueuse se recula en silence sur un coté, sans quitter des yeux la Dame originale. Elle garda son visage fermé, et le regard noir.
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* KAMI *
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MessageSujet: Re: Une rencontre discrete entre le Feu et la Mort   Dim 13 Avr - 0:42

L'homme du groupe s'avança en direction de sa nièce et l'attrapa par l'épaule pour la tourner face à lui. Le revers de sa main gauche partit s'écraser violemment sur la joue de la jeune inconsciente ! Le bruit de la gifle résonna dans le temple entier. Les traits du visage du Seigneur était dures, et sa patience venait de prendre fin. Ses yeux furieux vinrent s'abattre sur la ninja tels des lames prêtes à tuer. Ses paroles se firent cinglantes.

Tais-toi Kikue ! Tu es la fille d'un Mogami, alors compote toi comme telle ! Ton père aurait été déshonoré de te voir agir ainsi.

Un lourd silence s'abattit dans le domaine divin. Jinpachi mit fin à tout sentiment de culpabilité qu'il pouvait ressentir et reporta son attention sur l'adoratrice d'Izanami. Sa démonstration avait provoqué en lui un malaise. C'était la première fois qu'il voyait un tel pouvoir en action. Son instinct de guerrier provoquait en lui une envie de se confronter à cette puissance mortel, mais sa réflexion lui intimait le contraire. Une alliée digne de respect était rare en ces temps troubles... Non, le temps n'était pas à la guerre entre le Feu et la Mort. Un éclat de rire ricocha sur les murs du bâtiment.

Vous êtes à l'image de votre réputation Dame Sakuma. Belle et froide comme la lame d'un Katana !

Un grand sourire s'était dessiné sur son visage. Il croisa les bras sur son torse et reprit avec énergie.

J'accepte Yuki Sakuma. Votre détermination et votre courage m'ont convaincu. Toutefois, je ne veux pas de votre capitaine dans mes rangs. Mes hommes ne saurait l'apprécier à sa juste valeur. En ce qui concerne Kikue, il jeta un bref regard en direction de sa nièce, c'est elle qui décidera si elle doit vous suivre ou non. Mais sachez qu'aucun écart ne sera permis à son égard. Elle est de mon sang, et je ne permettrais pas que quiconque la touche ! Elle sera sous votre protection, dans le cas contraire, je jure devant Kagutsuchi que je brulerais le monde de Yomi sous vos yeux.

Le Seigneur se détourna de la fille du Démon et parti vers l'entrée du temple avec un rictus. Le destin du Sud venait d'être scellé en ce lieu magique. Il avait confiance en sa nièce, et savait qu'elle ferait le bon choix. En apparence, Yuki avait un avantage sur lui, mais cette discutions s'était révélé instructive pour le berserk. La Dame avait une faiblesse bien plus importante que ce qu'il pensait. Un défaut dont personne n'avait vu l'existence. Et Kikue allait surement approcher ce point faible presque légendaire lors de son séjour dans Shinai. Cette faille était...

Une dernière chose ... Ne prononcez plus le nom de Shiba devant moi.

... Sa petite sœur, Hanae Sakuma !
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